RARIES^SMlTHS0NIAN"'lNSTITUTI0N^N0linillSNIjI^NVlN0SHilWS^S3lbVyan^LIBRARIES^SMITHS0NIAN|;;^INSTl niliSNI~NVmOSHims'"s3iyvaan~LIBRARIEs'^SMITHSONIAN~INSTITUTION NOIiniliSNI~NVINOSHilWS S3U i .lAN INSTITUTION NOIiDiliSNI NVINÛSHilWS S3iavaan LIBRARIES SMITHSONIAN INSl NOIiniliSNl'^NVINOSHimS S3 I b Vy 8 n~'LI B RAR I ES SMITHS0NIAN"'lNSTITUT10N NOIiniliSNI NVINOSHllIMS' LIBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOUniliSNI NVINIOSHIIWS SBiaVaaCl LIBRARIES SMITHSONIAN ^ co •■'■ Z co Z CO 2 NOliniliSNI NVINOSHilWS S3iaVban LIBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOiiniliSNI NIVINOSHilWS LIBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIiniliSNI NVINOSHIIWS SBIbVban LIBRARIES SMITHSONIAN^ O NOIinillSNl NVINOSHilWS S3lbVban LIBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOIlflillSNI NVINOSHimS z M z -..-. 00 z ^i- M 2: ^ ^ t N0liniliSNI_NVIN0SHllWS^S3 I b V H a n_LI B RAR I Es'^SMITHSONIAN INSTITUTION _NOIiniliSNI_NVINOSHimS_ z LIBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION NOliniliSNI NVINOSHilWS S3lbVban LIBRARIES SMITHSONIAN NOIinillSNI NVINOSHimS S3lbVban LIBRARIES SMITHSONIAN INSTITUTION o ENCYCLOPÉDIE METHODIQUE, v, ou PAR ORDRE DE MATIERES; PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES, DE SAVANS ET D' ARTISTE S; Précédée d'un Vocabulaire univerfel , fen'ant de Table pour tout L'Ouvrage, ornée des Portraits de MM. Diderot SC d'Alembert, premiers Éditeurs de /'Encyclopédie. ENCYCLOPÉDIE MÉTHODIQUE. HISTOIRE NATURELLE DES VERS, Par BRUGUIÊRE et DE LAMARCK, CONTINUÉE Par Mr G. P. DESHAYES, ^ MEaiDKE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES. TOME TROISIÈME, '-^o,alt^^ A PARIS, Chez M'"' veuve Agasse, Imprimeur -Libraire, rue des Poitevins, n" G. M. DCCCXXXII. AVIS AU RELIEUR. Dans l'obligation où nous avons été de rendre plus complet qu'aucun autre notre Dictionnaire de Conchyliologie, nous avons fait un troisième volume qui commence à la lettre N. Ce troisième volume était déjà en partie imprimé lorsque la séparation en a été laite, ce qui est cause que les signatures et la pagination se suivent du second au troisième tome. S S- 6 Nacelle. Nom vulgaire de la Navicelle et de quelques (]it'pidules. f^oyez ces mois. Nacre. Un assez grand nombre de Mollusques stcrè- teat de leur collier ou des bords du manteau une matière calcaire d'un aspect particulier, avec laquelle ils cocslruiseut leur coquille. Cette ma- tière j dure, argentée, brillant des plus riches couleurs, où se rellèlent avec le plus vit' éclat la pourpre et l'azur , se nomme nacre. Cette nacre, quoicju'essenticllement composée de matière calcaire unie à de la matière animale, comme dans les aulres lests des Mollusques, pa- n;it être le résultat d'une combinaison pailicu- iière de ces deux élémens ; cela semlile d'autant plus jMobable que, sans que l'on sache à quoi cela tient dans rorjranisalion des animaux, on ne vmt presque jamais les coquilles nacrées dépasser certaines tamilles ou certains genres. C'est ainsi que dans les Coacliifères nous trouvons les petits i^enre Pandore et Analine , et nous passons jus- (pi'au.x genres Nucule, Trigonie, Anodonle , Mu- lelle et leurs démembremens ; Ethérie , Moule, Modiole, Avicule et Piutadine. Parmi ces genres, le sont les Mulelles, les Anodoutes et les Penla- diiies qui fournissent la plus belle nacre et qui donnent naissance aux perles. {Foyez ce mol.) V.Qs coquilles , abondamment répandues , donnent ;iu commerce une matière dure, facile ci polir, ipii peut servir à un grand nombre d'ornemens. Parmi les coquilles des Mollusques on trouve plu- sieurs espèces dans le genre Patelle, mais jamais de nacre dans aucune coquille lerreslre ou lluvia- lile; toutes les Haliolides, presque toules les Dau- liliinules, les Troques , le plus grand nombre ues Monodonles , les Turbos et les Nautiles. Parmi ce genre ce sout les Haliolides et les Turbos qui se ilistinguent parla beauté de leur nacre , encore certaines Ilaliotides l'emportent sur toules les au- tres coquilles connues. NAINE. Nana. Genre proposé par M. Schumacher dans son Essai d'une classification de Conchyliologie pour quelques coquilles démembrées des Nasse» de La- niarck, tels que Kassa marocana , Buccinum Tieriteum , etc. Le genre Nasse ne pouvant êlre adopré , a plus forle raison le genre démembré par l'auteur que nous citons. T-'uyez Buccin. NAREL. Nom qu'Adanson ( T-'oyage au Senég NAC pi. A) donne à une très-belle espèce de Marginelle, Dlar^ ginellafaba Lamk. Voyez BIarginelle. NASSA. Il est possible que ce soit le genre Nassa de Klein {Nov. Methcd. ostrac. pog. Zy) qui ait donné l'idée du genre Nasse des auteurs modernes. Klein , comparant quelques coquilles alongées , coniques , réticulées à leur surface , à la Nasse du pêcheur , leur donna ce nom générique ; et d'après les espèces peu nombreuses qu'il rapporte à son genre , ce seroit pour quelques Buccins et quel- ques Vis qu'il l'auroit établi. Le genre Nasse, au- jourd'hui , est composé d'un démembrement do véritables Buccins. Voyez Nasse. NASSE. Nussa. Klein avoit donné le nom générique de Nasse à quelques coquilles treillissées, seulement d'apiès leur forme, comparée à la Nasse d'osier des [lècheurs. Si depuis cet auteur on a vu, il y a peu d'années, un nouveau génie Nasse proposé pour un démembrement des Buccins , on n'a pu tout an plus qu'emprunter le nom à Klein; car le genre Nasse, tel qu'il est caractérisé, ne contient pas une coquille du genre Nasse de Klein, ce qui prouve que ce n'esl pas cet auteur le vérilable créa- teur de celle coupe générique ; elle ne se trouve point dans Linné ; Lamarck la proposa le premier ; ilsentit combien ce nouveau genre a voit de rapports avec les Buccins, aussi il le plaça près d'eux , dans le Système des Animaux sans vertèbres; cependant il le sépara encore par les Pourpres. Plus lard, dans la Philosophie zoologique , il l'éloignii encore davantage, quoique dans la même famille les Purpuracées; car ^ eulre les Buccins et lui, on trouve les trois genres Coucholépas, Moiiocéros et Pourpre. Ce genre fut adopié d'abord par M. de Roissy dans le Bujfon de Sonnini , et ensuite par Monlforl, qui poussa ici beaucoup trop loin la manie des démembremens, puisqu'il a trouvé dai:3 le genre Nasse de Lamarck matière à trois genres, qu'il nomma Phos, Alectiion et Cyclope {payez ces mois), qui n'uni élé adoptés par personne. Dans {'Extrait du Cours, Lamarck augmenta encore la distance qui, dans ses précédens ouvrages, sépa- roit les Buccins des Nasses, en ajoutant enli'eux un quatrième genre , les Ricinules. Le genre Buc- cin de M. Cuvier doit être considéré comme une famille par le grand nombre de sous-genres qu'il renferme, et dont les Nasses font partie. Il ne les associe pas avec les mêmes genres que Lamarck; il les met après les Harpes et les Tonnes, et avant les Pourpres. Lamarck, dans son dernier ouvrage, Ffff a * SgQ NAS cnit devoir reformer sa première opîuîon. Après avoir été le premier à séparer le genre Nasse des BucciiiSj il l'ut aussi le premier à les réuair de nou- veau à ce f^enre, ne les admcllanl que comme sous- division du genre. M. de Feiu.-.sac n'a point admis la nouvelle manière de voir du savant professeur; il conserve le g,enre Nasse, s'appuyant sur la posi- lijn des yeux, dill'c'renie de celle des BiK:c:ins i^rojez ce mot), comme il le dit d'uue manière positive dans cet aciicle du Dictionnaire clas- sique d'Histoire naturelle , et cependant dans ses Tubleati.v systématiqiiesW n'admet les Nasses qu'à tiiie de sous-genre des Pourpres, les associant , à l'exemple de M. Cuvier, avec les Tonnes, les Jlarpes, et de plus hors de toule espèce de rap- port avec les Sirulbiolaires, les niellant bien à tort, ce nous semble, dans une autre famille que les Buccins. M. de Blaioville, plus nalurellcmenf, fit comme Lamarck, en remeilant les Nasses parmi les Buc- cins, dont elles forment une simple section avec les Alecirions et les C^'clopes de ftlonifort. .M. La- treille, dans les Familles du Règne animal, pro- posa une nouvelle famille sous le nom de Bucci- nides (^po.ezce mol) parmi les Peclinibranclies ; il y rassemble les trois j!;enres Nasse, Buccin ei Eburne. M. de ['"erussac dit djns son article Buccin du Dictionnaire classique des Scienc. nat. , t. il. pag. 553 : « que M. Convier ( Métn. sur le grand ï> Buccin) paroît assimiler à l'animal du Buccinuni » undatuni ceux des Buccinuni rettculatuui , » Neritcum aicularia , qui sont des Nasses dont » les animaux ont les yeux placcîs dillércmmeni » que chez les liuccins. » Il faut que M. de Ferus- sac n'ait pas comparé ces parlies dans ces espèces , ou qu'il les ail bien mal vues, car nous pouvons airirmer, ayant sous les yeu.v dans ce moment les animaux des Buccinuni undatuni et reticulaturn , que sous le rapport de la situation des yeux il n'y a pas la moindre dilk'reiice; les tentacules ont absolument la même forme, le pied et l'opercule sont semblables; on ne peut conséquemmcnt devi- ner que difUcilcmenl les motifs plausibles qui ont engagé M. de l'erussac à opérer la séparation des Nasses dans une famille dilléienle de celle des Buccins. On doit donc considérer le genre Nasse commeartiliciel, et ajjplaudirii la dernière opiuiou de l'illustre Lamarck qui l'a réuni aux Buccins. Les Nasses ne se disliniiuenl Bu par une callosité qui se voit à l'angle inférieur de l'ouverlure, de manière que cet angle semble for- mer un canal séparé, ayant son ouverture séparée aussi , tant le bourrelet est bien prononcé. Ceci existe dans un grand nombre d'espèces d'une ma- nière bien évidente; mais par l'examen d'un grand nombre d'espèces on arrive, par un passage in- sensible, aux véritables liuccins. On trouve un ajiez grand nombre de Buccins de la seclion des Nasies à l'élat fossile dans toutes les localités à loitiles. r.es environs de Paris, si riches dans d'au- N A T (res genres, n'en i.flVeni qu'une seule espèce; mais les environs d'Angers, ceux de Borde.iux et de Dax, les faluns de la Touraine, et surtout le Plaisantin , en contiennent un assez grand nombre. M. Defrance compte vingt-une espèces fossiles. Noire collection en contient plus de soixante. Bruguière ayant réuni les Nasses aux Buccins, nous renvoyons à l'arliile Buccix du premier volume de ce Uiclionnaire, où elles sont décrites pour la plupart. NATICE. Natica. Ou peut dire que Lisler est le véritable créateur du genre Naticc. Si l'on considère qu'il a rassem- blé toutes les co(piilles de ce genre sans ancua mélange depuis la Ôôg'- jusqu'à la Sfig"^. planibe lie son Synopsis Conchylioruin , on ne peut donc lui contester le mérite d'un groupement naturel de ce genre. Les auteurs qui le suivirent n'eurent môme pas le foible mérite de l'imiter; et Uar- genville surtout confondit dans les cocjuilles à bou- che demi-ronde et les Naiices et les Nérites, etc. Adanson paroît être le premier cpii ait employé ce mot de Nalice, natica, pour l'appliquer aux coquilles qui nous occupent; il dii l'avoir pris des Anciens, qui l'avoieut consacré pour des co- quilles très-voisines des Nériies. F,inr.é n'a point adopté ce genre, et on peul t'en blâmer, puisqu'il avoit eu counoissance de l'ouvrage d'Adanson avant la publication de la I2=. éJil. du Systenut niiturcej mais il eut soin de diviser les Nériies en deux sections, ce qui sépara assez bien les deux genres. Bruguière n'imila point Linné, il adopta le genre d'Adanson et le pla^-a juslemenl ilans la méthode à côté des Néiites. Lamarck, dans ses premiers travaux sur les coquilles, ne manqua pas d'adopter l'opinion de Bruguière, et ce genre fut définitivement consacré. Lamarck, dans le Système de iBoi , comme Bru^^uière, rap- procha les deux genres Nérite et Nalice; et plus tard (^Philosophie zoologique, lOoq) , en ajoutant à. ces deux premiers genres les Nérilines et les Navicelles, il institua la l'.imil'e des Néiilacées (vry. re mot ), qui est fort naturelle; il la conserva dans V Extrait du Cours, ainsi que dans son dernier ouvrage, et sans y apporter les moindres changemens dans ses rapports avec les genres circonvoisins. M. (Vivier ( Tableau élément, d'histoire natu- relle , 1796) imita complètement Linné à l'égara de l'arrangement des Nériies , (ju'il divisa en celles qui sont ombiliquées ou Nalice, et en non ombt- licpiées, les Nériies. Plus tard {Règno animal), il adopta les Naiices à litre de sous-genre des Nérites. Tous les auteurs, et Lisler lui-même, avoicnt senti la nécessité de rajiproclicr les Na- iices des Nériies. à lel point (lue plusieurs d'entre eux crurent qu'il seroit convenable de les con- fondre en un seul, el nous pouvons citer Linné, et du uoj jours M. Cuvier. L'opinion de a uiiuis N A T 5'Jl ^5t cTdillears si couforme que l'on poun-oît ci-olve ij;ie les rapports de ces geines étoient détiiiitive- menl arrêtés dans la scieuce. M. de Ferussac cepen- dant n'en jugea pas ainsi ; il ciut pouvoir , ré les , es q 11 venons de citer, séparer dans ses Tableaujc des Mollusquesiei iNériles et I Nalices dans deux familles ditrérentes , se t'ondanl sur une fausse appréciaiion d'un caractère de fort peu a'importance : il place en ell'et les Nalices dans la famille des Tiubinées, parte qu'il ne leur attribue que deux teniarulej il en donne quatre, au contraire, aux Nt'rites, ce qui l'engag,e à le» mettre dans la famille suivante, les Toupies. Tout fut présumer que M. de Ferussac a été conduit à cetie erreur par les planches d'Adaiison ; mais il est assez croj'able que la ligure d'Adauson est mauvaise, ayant été faite sur un irèspelit animal , el l'observation d'autres espèces plusgrandes ayant nianquée à Adauson, on ne peut s'en rapporter uniquement à cet ouvrage : ce qui le prouve , c'est que nous avons observé l'animal de la Naticu marron comparativement à une Nérile , et, sui- vant la manière de M. de Ferussac, nous avous vu quatre tentacules dans l'une et dansTauirejOupluiôi dans ces deux genre les jeu\ sont supportés par de petits pédicules placés a la base des tentacule^. Il f'i oit facile de prévoir que M. de Ferussac seroit seul de son opinion, et des travaux publiés depuis les siens le conlirmèrent complètement. Nous cile- lon- d'abord le Traité de Malacologie de M. de BlainviUe , dont le savant auteur a conservé dans son intégrité la famille desNérilacées de Lamarck, à laquelle il a donné le nom d'IIémicycloslomes. On la retrouve également dans les Familles natu- Tellesdu Règne animal de M. Latreille , uii le genre Natice reste dans les rapports indiqués par La- marck. Tout porle à croire que ce genre est défi- nitivement lixé dans ses rapports , qu'aucun motif semble ne devoir plus changer. Il peut èire ca- ractérisé de la manière suivante. CARACTERES GENERIQUES. Animal ovale , spiral ; pied profondément et transversalement bilobé en avant , et portant en arrière, sur un lobe appendiculaire, un opercule corné ou calcaire; tèie pourvue de longs lenta- «.'ules cétacés , aplatis et auriculés à la base ; yeux pédoncules ; bouche armée d'une dent labiale , sans langue spirale; coquille subj^lobuleuse, oin- biliquée; ouverture eniière, demi-ronde; bord gauche oblique, non denté, calleux, la callosité modifiant l'ombilic et quelquefois le recouvrant; liord droit tranchant, toujours lisseà l'intérieur. Il est bien à présumer fjue l'on fera des cliange- mens notables dans ce genre |)our le groupement des espèces; peut-êire sera-t-il nécessaire de sé- parer celles qui ont un opercule corné de celles qui l'ont calcaire; mais pour opérer ces change- Biens , il faudra s'appuyer sur la coûn:àisance exacte des animaux des deux groupes, ce qui n'a point encore été fait. D'un autre côté, il landroit connoîlre les opercules de toutes les espèces, ou au moins découvrir un caractère qui puisse faire juger «/'/•/or/quelles sont les espèces qui ont l'o- peicule corné et celles qui l'ont osseux. On trcu- vera, nous le pensons, la principale difîérence dans l'état du bord dmit, mince et tranchant, lorsque l'opercule est corné , plus épais et obtus , lorsqu'il est ealcaire : celle règle peut recevoir une anpiicalion générale, mais non universelle. Les Nalices sont nombreuses, assez variées dans leurs couleurs, mais peu variables dans la forme, qui est généralement globuleuse, plus ou moins dé- rimée. Le plan de l'ouverture n'est jamais dans le plan de l'axe de la coquille, ce qui, au pre- mier coup d'oeil, fait distinguer les Nalices des Ampullaires et autres genres voisins. Toutes les Nalices sont marines; elles vivent dans les mers tempérées et les mers chaudes ; l'Océan et la Méditerranée en oU'rant plusieurs espèces ([i:e l'on retrouve fossiles, pour la plu- mait, en Italie, aux environs de Bordeaux et de Vienne en Autriche. Un assez grand nombre des espèces fossiles des environs de Paris avoieut été rapportées au genre Ampullaires par Lamarck, parce que leur ombilic est dépourvu de callosité : quelques-unes paroissent en ellct s'éloigner assez sensiblementdes véritables Nalices; mais elles dif- fèrent bien plus des Ampullaires, ce qui nous a déterminé à les reporter parmi les Natices, Quelques coquilles , très-voisines des Natices , et ordinairement confondues avec elles dans les collections, méritent, à ce que nous pensons, de former un genre à part ; elles ont bien effecti- vement la forme des Natices, mais leur columelle n'étant jamais calleuse, et présentant constam- ment une petit échancrure médiane, ces caiac- tères extérieurs coïncident très-probablement à ceux de l'animal , et l'on peut présumer que l'o- percule doit diOérer de celui des Nalices , puis- que , dans ce genre , cette pièce correspond exac- tement à la forme de l'ouverture. H est bien à croire que les cotpillles dont nous parloQs rentre- ront dans la famille desSigarets, et se placeront dans le voisinage du génie Vélutine de M. de Blainville. Cette famille des Sigarets a certaine- ment de très-grands rapports avec celle des Na- lices; il y a un passage eutr'elles non-seulement par les coquilles, mais encore par les animaux. Nous comptons donner quelques développemens à ces rapprochemens , tant à l'arlicle Néritacé qu'à l'article Sigaiet , auxquels nous renvoyons. I . Natice glaucine. Naiica glaucina. N. testa suhorhiculari , injlatâ , crassà, lavi , albido fuh'j el cœrulescente ,• spiru brefi, obliqua j callo subdii'iso , parthn umbilicitm obtcgeute , 598 N A T Nerita s^uiicina. Lix. GnzL. pag. ôGjl. n". 3. Lister, Conch. tab. 562. ^g. 9. GuALT. Test. tab. 6'].fig. a. b. Dakgexv. Conch. pi. J.jig. V. i'.K\'x\yE, Conch. pi. io.J?g. k. l. Regenf. Conch. loin. 1. tab. 5. fig. 04. Martini, Conch. loin. 5. tab. l'ôH-fig. i85b", 1859. Var. b.) Testa raldè crassj, ponderosâ ; ventie interne itifo i spirâ pioductiusculj. Lamk, Amm. sans vert. toni. 6. pag. 196". Tj". I. La Natice glaucine est une des plus j^ran'les espèces du genre. Klle est f^lobulense , à s()ire couvle et obtuse; elle se coni|)ose de cinq à six tours à peine convexes , dont le dernier est beau- coup plus grand que tous les autres : rouverlme f[ni le leraiine anléiieuremenl est très-oliliijue à l'axe; elle est très-ample, senii-lunaire , garnie supi'rieurement d'une callosiié blanclie <[ui sert du point d'appui à l'extréuiilé supérieure de la lùvre droite. C^ette lèvre est mince, tranchante, rc'gu- lièrenient ar([uée, et se joignant sans iulle.Mon avec le borJ gauche; celui-ci est obuis, un peu excavé à la base. L'ombilic, placé à la base de la coquille, est très-grand, très-évasé, infundibuli- rjriiie ; il est recouvert à sa partie supérieure par une large callosité d'un l)run toncé, toujours pai- t jgéc en deux parties inégales par un sillon irans- verse assez profond. Cette division de la callo- sité est le meilleur caractère qui , au premier coup d'œil , puisse faire distinguer celle espèce de (piol- quts autres qui l'avoisinent. lin dehors, cette co- quille est d'une couleur asiCi variable; elle est oitlinairement d'un blanc-brunàire , quebpiefois d'un blanc-fauve ; en dessous elle est d'un blanc- grisaiie. A l'intérieur, sa lèvre droite est d'un brun assez foncé dans tonte sa parlie supérieure, ei klajichàire à la base. Celle coqudie, fort com- mune dans les collections , se trouve dans l'Océan indien, sur les cotes d'Amérirpie, et, à ce qu'il puroît, dans la Médiurranéc. Son an»)ognc îos- ii!e se renconire en Italie, à liordeauii , à Uax et ea Touraine. F,es grands individus ont 70 mill. de diamètre à la base. a. Nat/ce planulée. N.itica albumen. N. testa siiborbiculaii , coni'e.ro- tiepicss.i , crasfitisculii , glabià , fiiho-rnfescenle , siibtùs plana , lacteà y spiru obliqua, letusissinui y labit ciillo subcotdato, unibilicum paitini latente. Nerita albumen. Li.n. Ghzu. pag. 7)6jl. n". 5. RuMfH. Mus. tab. ï'i. fig. C l'tTiv. Anib. tab. \o. fig. 14. Sida , Mus. tuiu. 3. tab. 4 1 . fig. 0. n . N A T K.NOBR, Vergn. tom. 4. tab. 1 x.fig- 4. 5. Favakse, Conch. pi. w./ig. H. i. Chem.v. Conch. tom. 5. tab. 189. fg. i924- .925. Lasik. Anim. sans yert. tom. 6. pag. 196. «''. 2. Coquille très-singulière pjr son extrême dépres- sion et l'étendue considérable de son ombilic , qui occupe touie sa base. Elle est ovale, à spire très-courle , à laquelle ou comple quatre tous seulement; ces tours sont aplaiis , exlrcinemeut courts , et le dernier est si grand , qu'à lui seul il constitue presque toute la coquille. L'ouverture qui le termine faitunaugle prestpie droit avec l'axe longitudinal; elle est toute blanche, en demi- lune, et terminée à sa partie supérieure par une callosité aplatie et étalée sur l'avanl-dernier tour. Celle callosité donne naissance au Lord droii , qui , dans les vieux individus , est obtus dans toute son éiendce. Le bord gauche est oblus ; il s'avance, comme une sorte de cloison, au-dessus de l'ouverture; il fait nue saillie obtuse dans Tendroit où aboutit la callosité ombilical. Toute la base de la coquille est occu|)ée par un large ombilic très-déprimé : toute celle base , com- prise dans l'ombilic, est d'un blanc pur, et elle est circonscrite en dehors p.ir une côle décur- rente qui part de sa parlie supérieure, au-dessous de la callosiié du bord droit , et vient abouiir , en décrivant un arc de cercle, à la base de l'ouver- ture. La callosité ombilicale est très-grande, fort aplatie , et occupe une grande pariie de l'espace de la base. En dehors , celle coquille est brillante et polie; elle est uniformément d'un fauve pur; elle est loale blanche en dessous. Celle espèce , assez rare , se nomme vulgai- rement le Jaune d'a.'uj' aplati ; les marchands la désignent aussi sous le nom de Pain d'épices. Klle vient des mers de l'Inde, cl a 5o millim. de diamètre à la base. 3. Natice mamillaire. Natica mumiUaris. N. testa of'uli , rentricosâ , crussù , fult'n- rubescente y spiru prommente y aperlurà albd y umbilico nudu , pe:vio. Heli.c mamillaiis. Lin. Gmel. pag. o83o. n". 83. Lister, Conch tab. b6G. ,/ig. i4- l'AVANNE , Conch. pi. I 1 . /ig- h. 4. CnEIlI^. Conch. tom. f). tab. \ii[). fig. \Ci7ri. 1 933. liAïiK. Anim. sans vert. tom. 6. pag. Iji". ;/". 3, La Nilice mamillaire osl une coquille ovale, pointue, globuleuse, (on é|'ais'c et pesante, .i^aiit la spire Icrl |)ioéinineiiic , formée de cinq tuuis apl.iiii, dont lu dernier est infiniment plui N A T Rinnd que tous les auiies. Ces (ours sont lisses, ;'( siilure simple, d'im fauvc-rou^câlre , si ce n'fsl en dessous que le dernier est blant-j l'ouverlure est seaii-iunaire , peu dilatée ; son J>oi-d droit est mince et trancliant , il s'appuie sur une callosité blanche, au-dessus de laquelle il se jelève un peu et donne naissance à une petite lif^ole peu jn-ûfonde; le l>ord gauche est épais, arrondi à sa partie supérieure. A la base de la coquille se trouve un ombilic assez vaste, cir- conscrit en dehors par un sillon peu prononcé. A sa partie moyenne, cet ombilic est creusé d'un fillon Irès-prol'ond, qui circonscrit une callosité peu proéminente, qui ne remplit pas l'ombilic, lomme cela a lieu dans une espèce voisine, que l'on pourroit confondre avec celle-ci. ('ette coquille, assez commune dans les col- lections, provient de l'Océan des Antilles. Elle a 45 J 5o milliir, de longueur. 4- Natice mamelle. Nalica wamilLi. N. testa ovali , rentricosâ , coni'exo-depressâ , cnissiusculà , albâ j spirà prominulâ ; callo labii iimbilicum penitùs obtegente. Nerita mamilla. Lin. Gmel. pag. 3672. n°. 6. 1/isTER, Conch. tab. Zjl ,fg. 22. RuMPH. Mus. tab. 22.fig. f. GoALT. test. tab. 67. fig. C. Dargenv. Conch. pi. 71. fig. lo. Favanne, Conch. pi. i ^. fig. h. 2. Seba , Mus. iom. 3. tab. 4 1 . flg. 22. Knokh, Vergn. tom. 1. tab. G.Jîg. G. 7. Chemn. Conch. tom. 5. tab. \V>^. fg. J928 — )95l. Natica mamilla. Encycl. pi. ^'bo. fig. 5. a. b. I.AMK. Anim. sans vert. tom. 6. pag. igy. n". 4. Quant à la forme, celle espèce a beaucoup d'analogie avec la précédente. Elle est ovale-ob- longue , à spire très-courte , formée de cinq tours, dont le dernier est plus grand que tous les autres, lille est lisse, polie, brillante , partout d'un blanc jmr en dedans et en dehors. Son ouverture est semi-lunaire , fort oblique à l'axe; sou bord droit est mince et tranchant , il devient obtus à la base CD se joignant au bord gauche : celui-ci est pres- que droit, il se confond dans presque toute son étendue avec les bords d'une grande callosité, ohlongue et légèrement convexe, qui descend depuis la partie supérieure de l'ouverture jusqu'à la hase de l'ombilic , qu'elle cache dans toute son clenduo. 11 existe une vaiiélé de celte espèce dans laquelle la callosité est plus large à sa partie supérieure qu'à l'inférieure. Dans celle variété la coquille est quelquefois ferrugineuse un peu vers sou sommet. A T ^09 On trouve communément celle espèce dans l'Océan indieu. Elle a 5o millim. de longueur. 5. Natice bouche noire. Natica mclanostoma. N. testa oi'ali , rentricosâ )Coni'e.xo-depressà , tenta, albidà yjah'o zonatâ ; spira proininulâ^ labio Jàsco-negricante y umbilico serniclauso. Lister. Conch. tab. 566. f/g. j5. Ou ALT. Test. tab. 67. fig. d. Seba, Mus. tom. 3. tab. ù,\.fig. 20. Hélix mamtllaris. Born , Mus. tab. i5. fg. i3. 14. Fatanne, Conch.pl. \.Jig. h. 5. Chemn. Conch. tom. 5. tab. ]Q(). Jig. nyi6, 1927. Nerita melanostoma. Gmi,. pag. Z6'j4- "°- '^l- Var. b. ) Testa ^fuscâ j non zonatâ y labro (libido , margine intui crtùsque Jasco - jùgri~ conte. Nalica maura. Encycl. pi. 45o.Jîg. 4. a. h. liAMK. Anim. s. rett. tom. 6. pag. if)8. n". 5. Cette espèce est intéressante en ce qu'elle fait un jiassage bien évident vers les Sigartts. Elle est ovalaire , poinlue an sommet, un jieu atténuée à la base. S )n ouverture, un peu oblique à l'axe longitudinal, l'est également dans le sens opposé; sa spire, qui est très-cour!e, esl formée de cinq tours, dont le dernier est beaucoup plus grand que tous les autres; ils sont lisses, polis, d'un blanc-fauve , el le dernier esl orné de deux ou trois fascies transverses d'un fauve intense. Dans quel- ques individus , les fascies iransverses sont obs- cures; dans d'autres elles sont Irès-netles , d'un brun assez foncé ; dans d'autres enfin, outre leur netteté, elles sont remarcpiables en ce qu'elles sont composées d'un grand nombre de llammules longitudinales oniluleuses , d'uu brun assez foncé, li'ouverlure esl assez grande ; son bord droit est très-mince et (rès-trauchant , et il esl légèiement déprimé à la base. I^a columclle est longue, ar- quée à sa partie supérieure , et droite dans le reste de son étendue ; elle est arrondie , renversée en dehors, où elle se continue avec une longue cal- losité, d'un brun-noir, qui couvre la partie supé- rieure d'un ombilic médiocre , qui reste ouvert à sa base par une fente assez étroite. A l'inté- rieur , cette coquille est d'un blanc passant au brun j sur lequel les fascies extérieures se mon- trent d'une manière Iranihée. Cette coquille n'est pas rare dans les mers de l'Inde, sur les côtes de Ce_ylan. Elle a 45 à 44 millim. de longueur. 6. Natice orangée. Nalica aurantia. N. testa oi'ali , rentricosâ , crassiusculà , Lri>i , nitidâ , luteo - aurantia y spirJ subprominuL y a/ierlu/â cJbà y labii callo umbilicum occulta?:/-- Cc-0 N A T KxORR , P'ergn. toni. 4. tah. 6 fg- 3 4. Regenf. Conch. toni. i. /«/'. 5. /^è'. 64. Chems. Conch. tom. 5. tab. l8(-). A'- I9-Î4- 1935. Lauk. Anim. s. rert. tom. 6. pag. 198- «"• 6. Cette espèce a des rappoiis avec le Naiicti ma- milUiris quant à sa forme exlc'rieuie seuleruciH ; elle est ovale - oblonj^ue , poiutut- au s jmojtt , qui est toujours oblus. Sa spire se compose de quaue tours; ils sont c'iroits, à peine couvexes, et in- diqués par une suture très-supei licielle : le dernier est beaucoup plus j^raud que tous les aulrus ; il est lisse, poli, d'un Luau jaune-orangé, avec quelques zones longiludinales , plus foncées vers l'ouverture. Celle-ci est toute blanche, ainsi (pie la base de la coquille : le bord droit s'appuie a sa ]>artie supérieure sur une callosité blanche, ob- tuse , qui s'avance en dedans , et dont il est séparé par un petit sillon. Le bord droit est tranchant , irès-mince , el réj;ulièrenicnt arqué ; le bord i^au- cl'.e est assez éjjais , surtout à sa partie supérieure. La base de la coquille est occupée par un ombilu: assez graud, circonscrit à l'extérieur par un sillon peu profond , ainsi que par sa couleur blanche uetleoienl tranchée sur la couleur orangée. A l'intérieur de cet ombilic, on remarque une grosse calloiilé blanche , qui occupe une grande partie de la cavité : cette callosité est olilongue cl à );eine distincte , à sa partie supérieure, de celle du bord droi'. Cette coquille, assez rare dans les ( ollectlons , vient , d'après Laniarck , des mers de la Chine et de la Njuvelle-HoUaude. Elle est longue de 40 millirn. 7. Natice flaramulée. Ndlicn canrena. M. testa siihglohosâ , livfi , rujb et aïbo zoiiatâ jjlainnmlisjiiscts jlungiludmaltbits ,un- gulato-Jlexuosis i spirl prorninidd j operculo soitdo , ejctùs anuathn siilcato. Na^/ïla canrena. Lin. Gmel. pag. 5C69, «». i. I.IST. Conch. tab. 56o. fig. 4. GoALT. Test. tab. ^-J.fig. 5. Darcenv. Conch. pi. 'J.Jîg- a. Favanne, Conch. pi. à,\-fig- d. 4. Seba, Mus. tom. 3. tab. Z^.fig. 27, et 5t. Sa. K.NORR, Vergn. tuni.Z. l.:b i5./ig. 4, et tab. 20. /Ig- 4- Recenp. Conch. tom. 1. lab. ii,.fig. 4^. CnEUN. Conch. tom. 5. tab. l'ôo. fig. 1O60. 18G1. iiatica canrena. Encycl. pi. ^^Z. /ig. \. a. b. Lamic. Aniin. s. vert. tom. Q. pag. 199. n". 10. La Nalice llammulée est une assez belle espèce, tsaii foil coaimune. Elle est assez varinble, et ]\ A T néanmoins facile à reconnoitre parla forme e( la position de sa callosité. Cette espèce est globu- leuse, ventrue, à spire courte et acumioée, I amée de cinq à six tours couvexes, à suture simple et profonde; au-dessous de la «uture , chaque tour présente un assez grand nonil)ie de petits sillons rayoou.rns, courts et assez régu- liers. Le dernier tour, beaucoup plus grand que les autres, est très-convexe; l'ouverture qui le ter- mine antérieurement est régnlieicment semi-lu- naiie ; elle est simple, et son bord droit est mince et tranchant dans tonte son étendue. Il s'appuie supérieurement sur une callosité peu épaisse, blanche, qui descend, sur l'avant-dernier tour, jusqu'à la hauteur de l'ombilic. Le bord gauche est droit, assez épais, et parfaitement blanc, aussi- bien que l'intérieur de la coquille. )-.a base est percée d'un ombilic médiocre. La callosité qui s'y trouve est séparée de celle du bord droit par une profonde échaucrure , qui descend jusqu'à la co- lumelle. Cette callosité, sous le rapport de sa po- sition, est loutà-fait inférieure , c'est-à-dire qu'elle occupe la base de l'ombilic , dont elle n'est séparée que par un sillon. C^ette coquille, assez commune dans les mers de l'Inde, et, à ce qu'on assure, dans la Méditer- ranée, n'est poiut aussi commune qu'on a l'habi- tude de le croire à l'état fossile; dans le der- nier état nous n'en connoissous qu'un très-petit nombre provenant d'Italie, Sa longueur est de 40 milliuj. 8. Natice fustigée. Natica crucntata. N. testa subglobosJflongitudinulitenubstriatJ, albidà , maculis sanguineis aut rujis incequalibus udspersâ y spirâ breftusculj , obtusâ ; imibiluo spiialiier contorto. Cbeun. Conch. tom. 5. tab. i03. fig. iqoo. 1901. Nerita cntentata. Gmel. pag. 3(373. n". i5. Lamk. Anim. sans rert. tom. 6. pcig. 199. n". 1 j . C' Ue-ci a beaucoup de rapports avec la précé- dente : on ne peut même les distinguer bien net- tement que par la forme de l'ombilic et de la callosité, ainsi que par les caractères de l'oper- cule, quand on peut les comparer. Dans la Natice (lammiilée, l'opercule est calcaire el chargé, eu dehors, de neuf à dix gros sillons très-profonds, surtout veis le bord extérieur. Uans la Malice fustigée, au contraire, on observe un très-grand nombre do stries profondes qui séparent autant de lamelles lines et tranchantes. La Natice lusllgéc acquiert quelquefois un volume assez considérable. Elle est globuleuse, à spire couite, formée de cinq à six tours convexes , dont le dernier est iiilinimeul plu» grand que les aunes. La suture est simple et (issez prof.'tule, et les sillons que nous avons rcmarnué^ N A N A T Goi remarqués au-dessous d'elle, d^ns la Nalice fiiintnuk'e, m.inqueut ici tout-à-t^it, ou sont lempiacés par des sii-ies lines et assez prolongées. L'ouverture est régulièrement semi-lunaire j elle est blanche en dedans , si ce n'est vers le fond , où elle est d'un Lrun-vioiet très-foncé. Le bord tlroit est simple et tranchant dans toute son étendue; il s'appuie, dans son orio;ine, sur une callosité blanche qui descend jusqu'au niveau de l'ombilic. Le bord gauche est obtus et arrondi dans toute son étendue. La base de la coquille est ouverte par un assez grand ombilic, qui est crdiaairement d'un blanc-brunàtre , et quelque- fois d'un brun assez foncé. Cet ombilic est par- couru , dans son milieu, par une callosité demi- cylindrique nettement détachée en dessus et en dessous par une gouttière profonde en dessus. Cette espèce est couverte d'un grand nombre do taches sanguinolentes et irrégulières , dont les unes sont ponctiformes , les autres, plus grandes fcC irrégulières, forment, sur le dernier tour, trois zoijies Iransverses. Cette espèce, très-abondamment répandue dans la IMéditerranée et l'Océan indieu , se trouve l'ssile, a\-ec non moins d'abondance, en Italie, en Morée , en Sicile, à Perpignan, à Dax , en Tou- laïue et aux environs de Vienne. Les grands indi- vidus ont près de 6o mill. de longueur. _^ g. Natice mille points. Natica mille punctata. N. testa subglohosd , kvfigatù , albo-lutescente i puncds parpureo-nifis sparsis undiquè pictuj spiiâ subprominulâ ; callo uinbilicali cylininco. LîSTER, Conch. tab. 564- /'s'. ii. Petit. Gaz. tab. ioi. ftg. lo. GuALT. Test. tab. 6j. fig. 5. Dargexv. Conch. pi. y.Jrg- c Favaxxe , Conch. pi. n.Jig. d. q. Seba , Mus. to/n. 5. tab. oi. fig. 6o. 6i. Cbemn. Conch. iom. 5. tab. iZ6. Jig. 1862. i865. Naiica ffercus muscanim. En'cycl. pi. 453. fg. 6. a. h. Laue. Anim, s. %>eit. tom. 6. pag. 199. n'^. 12. Cette Natice n''est peut-être qu'une variété de la cnientata. La forme de l'ombilic est tout-à-fait identique. La forme e-xiérieure ne présente non plus aucune différence, et les opercules, dans l'une et l'autre espèce, sont à peu près les mêmes; nous n'y voyons d'autre diftérence que relative- ment au nucleus , qui , dans l'espèce qui nous oc- cupe, a généralement plus d'étendue que dans l'autre. Les dilléreuces principales résident uni- quement dans la coloration, et il est bien à pré- sumer que lorsqu'on aura rassemblé un grand nombre d'individus des deux espèces , on trouvera entr'eux des passages qui ne sont pas encore connui Htst. Nat. des yers. Toi.e II. aujourd'hui, cl au moyen desquels les deux espèces seront réunies. I^a (orme de cette espèce est iden- tiquement semblable à celle de la précédente. Sa surface extérieure, lisse et brillante , est couverte d'une multitude de points d'un brun-rougatre, sut- un fond d'un blanc-grisâtre. Les ponctuations sont arrondies, quelc[uefois très-fines et Irès-multipliées, d'autres fois plus grosses et jilus rares. L'ombilic est brun à l'intérieur, et la callosité demi-cylin- drique, qui le parcourt obliquement, est généra- lement un peu plus petite que dans la Natice fus- tigée. L'ouverture est blanche vers les bords, et d'un brun- violàtre ou rougeàlre dans le fond. Cette espèce n'est pas moins commune que celle qui précède. Elle vit dans les mêmes lieux: on la trouve fossile dans les localités que nous avons in- diquées pour la précédente. Sa longueur est de 48 millim. 10. Natice Jaune d'œuf. Natica vitellus. N. testa suhglobosâ , lœi^igatà , Jlavicante ; maculis albis per se/ies transversas digestis ; spirà brevi , subacutu ; umbilico nudo. Nerita vitellus. Lin. Gmel. pag. ZQ-JU n". 4. Lister. Conch. tab. 565. /'ij. 12. Gualt. Test. tab. ^-J.fig. 8. Seba, Mus. iom. 3. tab. oQ. fy- 00. Knorr, P'ergn. tom. i. tab. 7. fig. 2. FavAiNne , Conch. pi. 11. fig. d. 3. Chehn. Conch. tom. 5. tab. 186. fîg. 1866. 18G7. Lamk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 200. Fort belle espèce, qui n'est point rare dans les collections, et qui, quoique analogue, quant à la couleur, au Natica aurantia , ne peutse confondre avec celle-ci par ses divers caractères. Elle est globuleuse, arrondie, à spire très-courte, com- posée de cinq à six tours très-courts, nettement séparés par une suture peu profonde, en forme de sillon; le dernier tour est extrêmement grand, pro- portionnellement à ceux qui le précèdent : l'ouver- ture qui le termine est paifaitement semi-lunaire. Son bord droit est mince et tranchant , si ce n'est à la base, o\\ il devient obtus, en se joignant au bord gauche. Ctlui-ci est droit , simple à la base, et se ctmlinuant, .à la partie supérieure , en une large callosité, qui s'élèvejusqu'à l'origine du hojà. droit. Cette callosité a une disposition particulière que l'on ne trouve guère que dans cette espèce: après s'être étalé sur l'avant-dernier tour, sur le |uel elle s'amincit en dehors, elle descend, en formant une espèce de languette ou d'oreillette, jusqu'au-dessus de l'ombilic , dont elle cache la partie supérieure et remplace, de celte manière, la callosité ombilicale. I,'ombilic , dont la base est percée , est assez grand et circonscrit , en dehors , Gggg * Go 2 X A T par la il est sépart par un canal large et peu profond. Cetle callosité s'élend depuis l'iuserlion du Lord droit jusque un peu au- dessous de l'orij^ine du trou ombilical, au-dessus duquel elle s'élend uu peu, en le laissant com- ))léiement ouvert. L'ombilic consiste en une per- foration de l'axe , qui est séparé par une carène obtuse à la base du reste de la surface. Dans celte perforation, on aperçoit facilement l'enroulement de l'avanl-dernier tour. Al'exlérieur, celle coquille présente, dans les individus bien Irais, un irès- {;raad nombre de stries transverses, obsolètes , qui «ont coupées lonj^itudinalement , d'une manière irré^ulièie, par des stries d'accroissement. La couleur consiste en trois zones d'un fauve pâle et brunâtre, placées Iransversalement à la punie supérieure du dernier tour, la base de ce lotir reilanl constamment blanche. Nous ifinorons d'où vient cette espèce qui est longue de 43 millim. 12. Natice rousse. Natica nifa. N. tcstû vcnlricnso-globosâ , la'figatù , iitti- dulâ, intense n;i'i j uinbtlicn peivio , nudo. Lister, Conch. tab. 667. fig. 17. Gu.iLT. Test. iab.Qj. fg. M. Seba , BIus. toin. 3. tab. 53. fig- 53. Knorr , VeTgn. tom. i. tab. 10 fig. 4.J Adans. Sénég. tab. ih. fig. 4. le GocLei. Favanne, Conch.pl. 10. fig. Z. CHEia.v. Conch. tom. 5. lab. 187. fig. io3i — 1884. Neritafuhninea. Gmei.. /'ar une échancrure étroite et profonde. La base est ouverte par un ombilic assiz large, lequel est rempli par une callosité fort épaisse qui le parcourt dans son milieu. Cette callosité est blanche , ainsi que l'om- biUc lui-même. La surface extérieure de cette coquille est lisse et polie, sur un fond blanc ; elle est ornée d'un grand nombre de linéoles d'un fauve-ferrugineux, fortement onduleuses à leur partie supérieure. Ces linéoles sont toujours plus larges , moins nombreuses et plus régulières que celles de la Natice linéolée , seule espèce avec laquelle colle-ci pourroit se confondre. .^{ le coquille , fort rare dans les collec- tions , vient de l'Océan des Moluques ; elle est lonijue de 2J uiillun. 16. Natice zonaire. Natica zonajta. N. testa suhglobosi , lœvi , albo et rufo zonatàj zo?ns albis tnbus Imeis latiusculis mfojitscis transwersim difisis ; spirj bret'i j umbilico lato ; callo labiis niodifiicato. EN-cycL. pi. 453. fig. 2. a. b. Lamk. Amm. sans veit. tom. 6. pag. 2o3. 7iO. 28. La Nalice zonaire a beaucoup d'analogie avec la précédente ; elle n'en est peut-être qu'une forte variété. Elle est arrondie , globuleuse , i spire obtuse et courte , composée de cinq tours létièr convexes. L'ouverture qui termine le dernier est assez ample, régulièrement semi- trouve Uès-iréquemmeiit I lunaire ; le bord droit est très -mince, (rèé- 6<.4 N A T liantlianlj il est Liane et f;u:ve dans le fond ; le bord ^auclie est oImus, et pourvu à su partie supérieure d'une callosili' subijuadrangulaire , s.'paréc de' la cailosilû oiuliilicale par une échau- trure très-profonde. L'ombilic est assez ^\aud , hlanc , et presque complcleaienl rempli jiar une grosse callosité dcmi-c^lindrique, située vers sa l)ase , laissant ainsi sa partie supérieure ouvfrte. ICn dehors cette espèce est lisse, brillante, bien polie , et agréablement ornée de lignes longitu- dinales, d'un beau fauve sur un fond blanc. Ces lignes ont une disposiiion particulière j elles for- itenl trois zones transverses, où elles sont beau- coup plus larges que dans les intervalles qui les séparent, et oii elles sont comme a'ticulées, par leur alternance avec des tatbes blanches. Les intervalles de ces zones sont ()c<:upés par un grand nombre de petites linéoles, qui résultent de la bi- furcation des taches. Cette jolie coquille provient de l'Océan indien, cù elle est assez rare. Elle est longue de 2a millioi. ly. N.4TICE PAVÉE. Nutica chinensis. N. testa oi>ato - vcntricosâ , glabrâ , albâ , maculis spadiceis subquadratis quinquc seriatis trajisversïm tessalutu y spirâ brei'i , siibacutjj umbilico subtecto. RuMPH. Mus. tab. 2.2.. Jîg. c. I'etiv. Ainb. lab. \o. fig. »i. Seba, Mus. toin. 1). tab. TiQ.J/'g. 62. Fa VAN NE, Conch. pi. i \.JÎg. c. Chemn. Conch. loin. 5. tab. 187. fig. 1887. 1891. Encyci,. pi. 453. ./i'. 3. a. b. Lawk. Aniin. sans vert. loin. 6. pag. 204. n\ 2y. C Cette espèce , que l'on nomme vulgairement le Pavé chinois , est très-facile à reconnoitre à cause de la disposition parlicidière des taches qui la colorent. H^lle est subovalaire, globuleuse, à spire jieu proéminente, composée deijuatre à cinq tours seulement; le dernier se termine jjar une ouver- ture semi-lunaire. Le bord droit est mince, tran- chant, si ce n'est vers la base, en se joignant au bord gauche, où il devient plus épais; le bord gauche est arrondi : il se termine supérieurement par une callosité courte et épaisse, (^ette callo- sité est séparée de celle de l'ombilic par une échan- crure très-profonde, subtriangulairc ; l'ombilic est assez grand ; en dehors il est borné |)ar une petite carène décurrente, et il est rempli pres- (|u'en entier par une très-grosse callosité qui oc- cupe principalement la base. A l'intérieur l'ou- verture est toute blauche; la surface extérieure est également blanche, et elle est ornée de cinq rangées de ponctuations assez grosses, cpiadran- t;,ul4iicibus ; uperturâ oblougo-cordutà y umtiilico tccto. Nautilus pompUius. Lis. Gmel. pag. 5jtii). N A U _ TiETEr. , Conch. luh. bôo.J:j. 2 et 3, et tal'. 55 1. /:);. 5. i7. BûXANNi, Recr. \.fig. l 2. RuMPH. Mus. tah. \q-fs- A- C. Petiv. Gaz. tab. ^^.Jîg. g; et A/iib. tab. 3. /^S- 7- GuALT. Test. tab. \-j.fig. A. B, e\. tab. i8. Klein, Ust. tab. l.Jlg. I. Darcesv. Conch. pi. 5. fig. E. F. Favakne, Conch. pi. J.fig. D';* Seea, Mus. iom. 3. tab. ZA-fig- '-^• Knorr , yergn. tom. i. tab. i.Jîg. i. a', et tab. a. fig. 3. Martini, Conch. tom. i. png. 226. rign. tab. iQJÎg. 164, et tab. i()./îg> i6b-i6j. Encvcl. pi. 4yi.fig. 5. «. b. I-AMK. Anim. sans veit. tom. 7. pag. 602. n°. 1 . Coquille discoïde, commune dans legrand Océan indien. Elle est arrondie, épaisse du côté du dos, aplatie latéralement, le dernier tour enveloppant tous les autres : elle est parfaitement symétri(|uc , mince, nacrée en dedans, d'un blanc-rcussàtre au-dehors , et élégamment ornée sur la moitié iniérieuie du dernier tour de grandes llammole» Iransverses, ordinairement séparées, quelquefois réunies sur la partie médiane ; ces flammules sont d'un brun-rnugeâlre intense. L'ouverture est grande et subovalaire, les bords sont minets , sinueux, relevés, et présentent une large échancrure sui le milieu du dos ; la forme de l'ouverture est moili- liée par l'avant -dernier tour qui entre dans sou intérieur. Dans les individus bien frais, cet avanl- dernier tour, ainsi qu'une petite portion du der- nier , sont couverts d'une couche vernissée d'un noir très- foncé. Les centres de la coquille sont pleins , légèrement déprimés; ils sont revéïus d'une callosité large et épaisse, d'où naissent les bords de l'ouverture. La dernière loge est très-grande; on observe dans son fond, et de chaque coté, une grande impression musculaire, suborbiculairp, superficielle : la dernière cloison est percée à peu près au centre d'une ouverture arrondie , petite , qui communique avec la cloison suivante au moven d'un tuyau calialre ou subcorné, qi-i s'éienjde loge en loge jusqu'au sommet de la co(|uille. Le Naulile flambé est une espèce commune qui n'a point d'analogie, comiiie l'avoit cru Lamarck, avec l'espèce lossile qui se trouve aux environs de Paris ; il vit dans l'Océan des Grandes Indes. Les plus grandi individus ont jusqu'à ë puuces de diamètre. 2. Nautilb ombiliqué. Kautiliis umhilicatt^ N. testj suborbicuUn , utnnqui umhilicatà ; anjraclibus omnibus tn utroi/ue umbittco pers- ptCLISt N A II pleins ; anfractuuin lateribus ob'.usk rt/gosi< y aperlurâ rotundo-cordalâ. Lister, Concli. tab. 532.7%-. 4- Favan^e^ Conch. pi. 7. ps- U- 3. (^HEM-N. Curich. toin. 10. tab. loj.Jîj. 1274- 1275. Lamk. Aniin. sans vert. toin. 7. pag. 635. n''. 1. Le Naiidle omljiliqud est infiniment plus raie que celui qui piéLeJc ; il ne devient jamais aussi grand. 11 est plus déprimé, son ouveilure est plu:. coiirle, et enfin il est lai-j^euient ombiliqué de chaque côté, de manière que tous ses tours sont ap- pareils. Il est du reste fort semblable au llammulc, ayant , comuie lui , un test initire, nacré en de- dans, d'un Llanojaunàlre ou f^risâtre en dehors ei orné, sur l'exlréiuilé du dernier tour, de llaai- mules nombreuse), d'un brun-ruiii;eâlre funcé , c-onfondiies sur le dos et détachées sur les flancs. L'avant-dernier tour est moins saillant dans l'on- verlure, et il esl, comme dans l'espèce précédente , recouvert d'une ccAiclie d'un noir foncé. T^a dor- uière lo^.e est très- jurande , et l'on y trouve, à son extrémité posiéneuie, les deux grandes impres- sions musculaires que nous avons mentionnées dans le Nautile flambé. Celle coquille a les cloisons simples; c'est donc à tort t|ue Montfort l'a pré- sentée comme le type vivant des Ammonites. On trouve cette espèce dans l'Océan atlan- tique , où elle paroît fort rare. Elle a cinq à sjx pouces de diamètre. N.'VUTILE PAPYR.VCE. C'est sous ce nom viil^ci souvent les coquilles du t^t N A U r.oD NAUTILE VITRE. Les auteurs du dernier si nom une coquille irès-iart Voy. C.\R1NAIEce si on observoit , sur un grand nombre d'individus , les caractères dislinctifs que nous remarquons sur le ])elit nombre que nous possédons. La co(|uille est plus épaisse , beaucoup plus bombée et plus pro- fonde qu'aucune autre ; son sommet, assez sail- lant, n'atleint pas le bord postérieur ; le bord co- lumellaire est plus étroit et plus épais; l'intérieur est d'un jaune doré intense, tandis (pi'à l'extérieur la coloralion est I4 même que dans la Navicelle tlliptique. NAVICULE. M. de BlainviUe, dans son Traité de Malucola- gie , a donné ce nom à une pelile section des Arches, dans lacpiellc il compreml les espèces de forme navicul.iire doiil la charnière est compléie- luenl droite, le pied tendineux et adliérenl. L'Ar- che de Noé sert de type à celte division. NAYADES (Les). Famille proposée par Lamarik , dans sa Philo- sophie zootogu/ue y pour les deux genres Mulelie ei Auodonle. Celle l'amille n'éprouva aucun chan- gement dans ['E.rtrait du Cours , et ce ne lut que dans son dernier ouvrage qu'il y ajouta les genres Iridine el Hyrie ; depuis celte époque plusieurs conchjdioliigues ont voulu y introduire des genres uouveaux fondés sur des forme» extérieures on des caractères de charnière qui sont tous variables: tilssout IcsgenjesAlasmiJonle, Symphinole, elc Vue coquille curieuse par sa (iirme, quoi((u'a|). Il aux Mule quoKfii a| l'ut démembrée par paricnaiii uu<. iuuiimii;» , ku mh nemeinorèe i Liuurtk lous le nom de Caslalic, cl transj K E C dan; la famille des Trigonés à côté desTiig' nies. I^amarck ii'auroit pas lait cette faute s'il eût connu ces nombreuses cs|)èces de formes si variables de l'Amérique seplentrionale ; il eût reconnu que la {^aslalie ne dilVère en rien d'important des auires Mulelics, et il seroit arrivé au même résultat rolalivemeut au genre llyiie. Quant aux Iri- dincs, nous avons vu, en traitant de ce genre, en quoi elles diU'orenl des Muleties et des Ano- donles , et pour ipielles raisons elles dévoient en être séparées : il résulieroit de ce que nous venons de diiequela famille des Nayades devroil se com- ])oser non-seulement des Muleties, des Anoduiites el des Hyries, mais encore des (laslalies, desAlas- midontes et autres genres formés sur des caractè- res de même valeur. (!etie conclusion est ri- j^oureusement admissible, puisque l'on ne peut objecter que les animaux de tous les genres mentionnés tlillèreni de ceux des Muleties pro- prement dites; celle ressemblance des animaux , ;iu milieu de niodiliculions si étonnantes dans les l.irmes des coipiilles, est un fait impoitant pour la conchyliologie, el qui donne la me-ure de U valeur que l'on doit attacher à ces modilica:i:M]s. On ne doit plus êlre étonné dès lors des passages insensibles entre les genres que l'on a cherché à éiabbr; ces passages, ainsi que la ressemblance (les animaux, >ndi(pient la seule marche ration- nelle qu'il soit permis de suivre. Main'enaiit il faut , au lieu d'admettre cinq à six genres dans la famille des Nayades , n'en admettre qo'iiu seul , t:elui des Muleties, (pie l'on pourra facilement diviser en plusieurs groupes d'espèces d'après la forme extérieure el la charnière surtout. La idiar- nière oll're quatre inodilicalions principales: i". des dents cardinales antérieures et une dent lamel- laire postérieure; 2". des den's cardinales anté- rieures, point de dent lamellaire postérieure; 3°. une côle adnée remplaçaul la dcnl lamellaiie postérieure, point deden's cardinales antérieures ; 4". aucune dent à la chamière. ('hacune de ces divisions principales peut être pai tagée en plu- sieurs group(!s d'a()rès les formes extérieures , et en leiianl coinpie , pour certaines espèces , de l.i soudure des valves au-dessus du ligament, suu- duie ([ui , quoi(pio reiiiar(piable , ne peul servir de caractère générique , comme l'a cru M. Lea , qui a fondé sur lui le genre Symphinole Nous renvoyons, pour plus de détails , à l'artii-le .Mo- lette el aux genres dont nous .ivons pailé dans let article. NECrOPODES. M. de lilainvillc a divisé les Nuclcobran. hes en deux familles ( JO)r- .NucLÉoiinA."sciir.s ) : la première, pour ceux ipii n'ont (pi'iine seiih- na- geoire abdominale qui représcnie , selon l'aiilcMir (pie nous citons, le j)ied dci autres Mollusipies ; et la seconde, ])our ceux ipii ont dei n.ign .nc^ latérales, il a donné .i l'une le nom Je .Ncct.ipj- ]N' E AI i1c5, et il a conservé le nom de Pitropodes à la ie'îoiide. A l'égard de l'arrangeaient de celle fa- niiiie, M. de Blainville se Irouve moins d'accord iii'ec les auieuis niodeines quo pour la plu])art des autres poui les rapports avec les ianiilles voi- .siiips. l.araarck , en eil'et , avoit considéré les Ca- iiuaires et les Firolcs cooime les Mollusques les mieux organisés , et les avoit placés dans la série au-dessus des (À'plialopodes. Nous voyons, au l'-nlraire, M. de Blainville les porler prés des INlolJusques nus, tels que les Pfayllidits , qui sont (l''jà bien inl'érieiirs à la plupart des Mollusques. A 'US ue pourrons nous livrer à l'examen des opi- nions des auteurs (ju'a l'article Nucléobbanche. T'oyez d'ailleurs (^arinaire et I'ikole. .NËITIlilE. Djus les Annalss de la Sociclé linnccune de P irii, 1824, M. Urouet a publié u;i .Mémoire sur un nouveau genre de l.i famille des Arcacées ; il nomme ce genre Néilliée ; il le considère comme V isin des Nucules, et propose en conséquence de le p.l.îcer dans la série près de ce genre, pour éla- l.lir son passage avec les Tiigonies. C'est avec jilusienrs espèces déjà connues du genre Peigne de Lamarck, et une espèce nouvelle , que l'ameur propose de former ce genre. (]e sont les Fecten ivquicnstatus , veisicustatus de Lamarik; cos- iuiiL'ulus N. Sp. Ces Peignes présentent eu elfet des dents sériales sur le borJ cardinal, mais du reste, i's ont tous les caractères des Peignes ; ils n'ont qu'une seule uiqiression musculaire, ce qui indique leurs véritables rapports et leur él"igne- nient des Nucules et des Trigonies. On ne peut donc pas admettre le genre de M. Drouel , il doit i..ut au plus forojer uue sous-divi^iou des Peignes. NEMATOPODES. Le sous-ljpe des Mollusques malenlozoaires de M. de Blainville est partagé, dans son Traiié de Rliiïacolugie , en deux classes, les iNématopodes ( CierrlupoJes l,amk. voyez ce mol), et en Po- Ivplaxipbores ^ genre Uscabrion Lamk.). Celle i lasse des Nématopodes esi elle-même divisée en lieux fa:nilles, les Lépadiens et les Balauides. Ia'S [jépadiens répondent au genre Lépas de Bru- giiière, Analife des auleiirs, et renferment les "enres suivans : Gymnolèpe , Penlalèpe, Poly- iepe et Litbolèpe. La famille des Balanides se rai)porie au genre Balane de Bruguière ; (Ile se partage eu deux sections : ;lans la première, ci'i se trouvent les genres Balane, tXhthosie , Conle , Crcusie et Clitliamale^ l'oper- cule est articulé ei plus on moins vertical; dans la seconde section , i'opercule n'est point articulé, et il est i)liis on moins liorizonlal. Celle section ne coulieiit que le j;,eiiie Coroiiule lui seul , divisé ]\ E R Cl-] en cinq groupes, parmi k-sqiiels se remarque le genre Tuuiciaelle de Lamarck. NÉRINÉE. Nerinea. Des coquilles jiéirillées, luni'.-ulées, élan- cées, canaliculées à la base, présenianf de très- grand-, plis sur la columelle et sur les ail'férenies rnes des tours de spire, ont " pour l'établissement du ger M. De née, dans le Dictionnaire des Sciences iialu- relles. Le calcaire oolitique blanc des environs de Libieux , de Bailly , près d'Auxerre , et des envi- rons de Nevers,'a d'abord présenté les coquilles singulières dont il est question. Depuis, nous eu avons découvert de plus grandes espèces dans le n.ème terrain aux environs de Sainl-Wiliiel; eu en découvre aussi, mais s3ulenieut des moules intérieurs, dans un calcaire 1 eaucoup pins ancien, aux environs de Nancy. Si l'on vient à siier eu deux de ces coquilles, on les trouve perforée-i dans l'axe , et ou aperçoit avec facilité la disposi- tion parliculicre des plis qui, en s'étendant , eu se contournant quelquefois dans la cavité inlé- rieure de la splie , ont laissé peu de place pour la partie posiérieiire de l'animal : aussi, d'ajuts cette disposition, les moules intérieurs des Néri- nées ressemblent en quelque sorte à des rubans gauliVés dans leur longueur. Nous avons rassem- blé sur ce genre des matériaux assez nombreux pour pouvoir le caraclériscr et indiquer îes rap- ports. Le genre qui se présente d'abord pour avoi- siner celui-ci est celui des Py ramidelles; on voit en cU'et que ces coquilles, conime les Nériuées , ont d'assez grands plis sur la columelle, mais elles n'en préscnient jamais sur le côlé clroil. Les Pyramidelles sent à peine subécliancrées à \\ base; Lamarck les a même placées dans la série des coquilles à ouverture entière. Les Nérinées , auconliaire, sont canaliculées a la base, comme les Cériles , et ont l'ouverture absolument sembla- ble;! celle de plusieurs coquilles de ce genre. Quoi- (jue la i olumelle soit creuse dans toute s.i lon- gueur, cependant on ne s'en aperçait que lors- que la coquille est cassée par accident à U base ou dans une partie de son étendue. Lors- ipi'elle est eniière, il est impossible de reconnoî- tre celte pariiculaiité; ce sera donc vers les (Mé- rites que l'on devra placer le genre de i\J. De- Irance. Nous trouvons dans ce genre plusieurs coquilles qui, comme le Cérite géant, jiar exem- ple , ollVent des plis fort gros sur la columelle j mais ce qui doit surtout décider des rapports c'est le canal de la base : s; d'un autre côlé les Pyramidelles ont un opercule comme les (Jériles et que, par une transition assez naturelle 011 fasse servir ce genre d'inlermétliaire enlre les co- quilles à bouche entière et celles qui sont cana- liculées , on pourra faire commencer la "rande série des canjliculées |)ar les Nériiiécv, cf'ijiii loi rapproclieroit éj^.lemcnt c! de> P^ r.iuii.lellcs et N E R des Cciiiej. M. Défiance u'ayant pas donné les ! caiacièies de te t;enie , nous pensuus qu'ils pcu- venl eue exprimés ainsi : CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille alongi'e , lurriculce, caaaliculife à la base; ouverluie iciidL-ie, otJicpje, subquadiuii- };ulaiie ou liap(?zoïdale; coluinelle lar>|,e , ptilo- rée dans toute sa longueur, épaisse, chaif^c'e de g,ros plis saillaas, diversement conlouiués : un ou plusieurs plis sur le côlé drtii; ils coirespuadenl aux intervalles des plis columeilaires. Il existe dans la coquille au moins trois plis, et pas plus de cinq dans les espèces où ils se voient tous. Ils soûl souvent diverseuient conloui- n<'s , quelcjiiei'ois Irès-ilexueux ; Us présentent une, deux et quelquefois trois f;ou!liires si'pari'es par des car('nes situés; d'autres fiùs ils sont sim- ples, seuluraent plus on moins inclinés sur le plan olj ils reposent. Chaque espèce présente au reste dans ces parties des caractères extrêmement iianthés, qui ne permettent dans aucun cas de les confondre; ainsi , la forme et les accidens exté- rieurs venant à manquer pour l,i délerm-iualion de l'espèce , on pourra avoir une entière confiance dans la forme des plis. Nous connoissons déjà neuf espèces de ce fleure, et nous eu possédons huit que nous avons pu oliserver dans toutes leurs par- lies, ei remarquer cette lousiance dans la furme dus plis de chaque espèce. I. Nérinée de la Meuse. Ncrineœ Bloscr. Non. N. testa turrito - couoideâ , iiregulariter suh- plicali j anfracttbus busi sulinodosis , in nuUio ercnnatis y columellà Iriphcotà ,■ laliro dc.rlio tii^licato. NoB. Dicl. class. d'IIist. nat. tout. ii. article NÉRINÉE. Ihid. Descript- des Coq. canict. des terr. pag. 2o5. pi. ù,.fis. I. 2. l.a fii^ure que nous avons donnée de celte espèce la représente réduite de moiiié , à peu près. Elle est grande , cnnoiile , plus large à la hase proporlioniiellement qu'aucune autre espèce. Elle est composée de onze tours concaves, taillés en gouttière transversale. On y remarque des plis irréguliers, longitudinaux, et des nodosités , éga- lement iriégulières , à leur base. C'est surtout îur les quatre à cinq premiers tp f.iil, qui nous a clé spé< ialemeni raconté par noire ami M. I.essoii , mérilc louie confiance de la p.irl d'un at:s»i excellenlobservaicur. Les cpècesde Nériies, N E II soi! marines, suit Licusnes, sont nninbreuses. Qn les rencontre dans les eaux douces de presque tous les paj's ; mais les plus grosses espèces et celles qui sont ornées des plus vives couleurs apjiar- liennent aux régions chaudes du globe. Dans le nord, ou dans la zone tempérée, on les trouve avec les Planorbes , les Limnées el les Muletier , surtout dans les eaux courantes. Dans le iniifi , c'est avec les Mélanopsides, les Mélanies ou Ifs Navicelles, qu'elles peuplent en abondance Us rivières et les ruis»eaux. On doit donc être étonné de trouver des fossiles dans les couches des environs de Paris, avic des Nérites (luvia- tiles difrérenles de celles de ms rivières , des Mélanies el des Mélanojisiilcs , dont les analogues ne se rencontrent plus que dans des paj's beaucoup plus méridionaux. Ce qui est remarquable, c'est que les espèces de Nériiines semblent être perdues aussi-bien que ItsCj'rènes, tandis que les Méla- nopsides se trouvent vivantes dans le midi de l'Europe et en Asie. Les Nérites peuvent se diviser en deux seciic^ns principales : les marines et les lluvialiles, et clia- cune d'elles en |)lusicurs groupes , d'après les acci- dens extérieurs. Les opercules , comme l'a observé M. de BlainviUe, pourroient servir avantageuse- ment à la dislinction des espèces. On doit donc regretter que les opercules de louies les espèces ne soieiU pas connus; car, dès-lors, il n'existeroit plus d'incertitudes. La disposition des couleurs , la forme des taches , le nombre des bandes sont quel- quefois si variables, que l'on toinberoit souvent dans de graves erreurs si l'on vouloit s'en rap- porter exclusivement à un caractère aussi fugace. I. Nkrite gri/e. Ncrila ejciwia. N. testa crassâ , albû , nigro maculatâ y cos- tis transveisis , dorsn acutis , squamoso-scahns i str.is longitudmatihus costas decusserilit>us y lo- ti ro intùs crenato , labro suprà verrucoso et niar- giiie dentaio. Nerita e.riifia. Lis. Gmei-. pag. iîGOj. «"■ 5i . Lister, Conch. lab. Spy. /i'. i5. RuMPH. Mus. lab. 22./tg. M. Petiv. Gaz. tiib. \oo. fig. 6. GuALT. Test. tab. 66. /ig. c. c. Seda , Mus. to/n. 3. tab. 5g. /!g. g. lo. Knorr, yergn. toi». 3. tab. i \ . fig. 5. FAVA^•^K, Conch.pl. H.fig- M. (^REMN. Conch. inm. 5. tuh. igi. fig. 1072. 1977) , et /a/», 'qo./tg. ir)4-»- 1945- Encvcl. />/. 454. /îg. I- ". /'. Lauic. Anini. sans teit. toni. 6. pag. ip'î. «'•. I et a. Celle cofjuiMe es! la plui granle de» eip^rei connues à 1 eut vivant; elle vsi exirémcment fj- îs E ?x elle à dlsiiiin;npr cle ses roi2;t'npre5. E'k' est ovale, demi-u;lobaleuse, ei couvei'îe à rexléiieur d'un.e dnuzaine de grosses côte, entre clidcuue des- que les s'en Ircnivenl de plus petites : dans les in- dividus bien frais, ce cilessont traversées par des siries iransvcrses assez multipliées et g^éuéra- lemeut peu profondes. (]es siries rendent les côtes siibgranuleuses dans les individus où elles sont plus enfoncées. L'ouverture est petite et semi-lu- iiaire; le bord droit présente à l'intérieur un assez grand nombre de sillons longitudinaux fort £:ourls; le bord gauclie est taillé en biseau , il a deux dents dans le milieu, et sa surface, d'un jaune doré à sa partie supérieure, est chargée de nombreuses gianulations. En dehors , cette co- quille est d'un blanc-grisatre , et les côies sont or- nées de grandes pouclualions noires, subquadran- j;ulaires: ces ponclualions alt'eclent dans l'ensem- Me de leur disposition des lignes onduleuscs et obliques. Celte coquille, qui vient des mers de l'Inde, a 47 ou 48 mill. de longueur. La Neriia iexiilis de I amarck n'est qu'une va- liété de l'espèce que nous venons de décrire. L'ou- verture est absolument semblable, la disposition des côles est également la même, seulement plus arrondies dans l'une que dans l'autre; maisl'iden- lilé est telle, que l'on ne pourroit multiplier sans inconvénient les espèces sur des caractères d'aussi peu de valeur que ceux qu'a emplo^/és Lamarck. 2. NÉniTE plissée. TSerita plicata. N. lesta solidâ , transfers'iin costato-plicatâ , squalidè albâ , apice lutcâ ; spirâ exssrtiusculâ ; (iperturâ a?}gustatâ , nngente ; hibiorum dentibus maqualissimis. Neritaplicaia. Lit*. GwEL./'a^. 568i. tz". 47- Lister, Concli. tab. 'âcfo. fg. 3. GuâLT. Testac. tah. 66. f g. V. Seba , Mus. tout. 5. tab. bc).//g. 18. BoEN, 3Ius. tab. 17. //g- 17. i8. Encycl. /'/. 454. Jîg. 5. a. b. Lamk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. jg4- n". i5. Coquille singulière par les dentures extrême- ment grosses qui sont dans l'ouveriuie, et qui semblent devoir s'opposer si ce n'est au passage de l'animal, du moins au renversement de son opercule. Celle coquille est toute blanche, très- cinvexe, à spire assez saillante et conique, for- mée de cinq tours aplatis, dont le dernier est J'cauconp plus grand que tous les autres; ces ti'urs sont chargr:s d'un grand nombre de côies longitudinales, régulières, pliciformes, plus es- j)acées et plus saillantes à la partie supérieure du dernier tour qu'à sa base. L'ouverture est en crois- 8aal; le bord droit , extrêmement épais , porie a HiSt. ?>\it. Vers. Tome IL N E R G17 sa ba^e et à son sommet une iris-grnssr dent en mamelon, dans rinlervjUe , quatre autres dents tranehanies et moins saïUanles; le bord gauche est convexe, on y trouve quaire grosses dénis, dont les deux médianes sont les plus larges : la callosiié du bord gauche est convexe et assez épaisse; elle est garnie dans toute son élendue de rides assez longues, mais distantes entre elles, et quelques-unes vers la base sont interrompues par quelques granulations. Nous possédons une variété de cette espèce dans laquelle on trouve deux côles sur te milieu du dernier tour, une au- tre à la base et une qualiième au sommet, qui sont régulièrement poricluées de brun foncé. Celle coquille, assez commune dans les collec- tions , vient de l'Océan indien , et se trouve quel- quefois dans l'Océan atlantique austral. Sa lon- gueur est de 3o millim. 5. NÉniTE parque t'e. Nerita tesseluita. N. testa solidâ , transfersim sufcatà , cinereâ ; sulcis conj'eriissimis , coni>e.rts , albo et nigio lessellatim maculatis ; spirâ exsertiusculà y la- bioruni dentibus ut plunmiim panndis. Chemn. Conch. tom. 5. tab. \(^%. Jîg. iqgS. Nerita tesseîlata. Gmel. pag. 5685. 72°. 65. Lajtk. Anim. sans rert. tom. 6. pag. \^\, n^. 16. Olie espèce n'est peut-èlve qu'une variété de la Nénte espacée, mais comme ses côles sont: généralement plus obtuses et plus rapprochées , les conchjliologues l'ont presque tous adoptée. Cette espèce est d'une taille médiocre; elle est assez épaisse , solide, ovale-oblongue , très-con- vexe, ayant la spire un peu saillante, et ordinai- rement d'un blanc-jaunâtre; le dernier tour est chargé de côles nombreuses assez fines et régu- lières ; elles sont convexes, obtuses et rappro- chées; elles sont couvertes de taches alternative- ment noires et blanches, qui étant placées avec régularité dans quelques variétés, rendent la cc- loratinn comparable à celle d'un damier. L'ou- verture est assez grande , blanche en dedans , ré- tiulierement semi-lunaire; le bord droit est bordé a l'extérieur d'une ligne noire, qui indique l'é- paisseur de la couche corticale; à l'intérieur le bord columellaire est assez finement sliié; à sa conique et poin- base on trouve une petite dent lue, et à son sommet deux autres dents, dont l'une est large et obtuse. Le bord gauche est tran- chant , subéchancré dans le milieu , granuleux dans loule sa surface, et portant conslaaiment deux petites dénis columellaires dans l'échancrure médiane. Celle petite coquille, fort commune dans le» collections , vient de l'Océan atlantique équi- noxial. Elle est longue de 20 millim. liii * CiS N E R 4. NÉp.iTE cnmi'k'ou Ncrita clutmœh'on. N. iesij solidù , intitsveistin sulcatJ ,JliJmmu- lis lorigiludinalibtis albis luteis riihris fucisque raricgalj; spiiâ hrevi , suhprominulu j upeiturâ alba ; labio edenlulo , suprà nigoso et reiiucoso. Nerila chamœleon. Lis. Gmel. pag. 3682. n". 49. RuuPH. Mus tab. 2.1. f g. L. Petiv. Âmb. tab. w.fîg. J- Go ALT. Test. tab. GG.Jr'g. X. . Daucexv. Conch. pi. J-./îg- Q. Favaxne , Concli.pl. \o./ig. C. K.Noun, Vergn. tout. 5. tab. i'h. ,fg. 4- CuEM.N. Conch. totii. 5. t.ib. ly■^. /!g. ii)B8. '99' Ncrita bizona/ii. llsCYCi.. pi. ^'i)4.J/g- .)• a. b. Lamk. yiniiti. sang i-ert. tom. G. pog. i<)5. n-'. 9. Ou diilingue hi Xi'iile cam('l(?<)n par Sï fume [globuleuse, (.rusquc iK'ini^plu'iique, ainsi que pai- la posiiioii de sa sjiiie, qui esl ^t'iu'raleinenl plus ielev(îe que dans la plupart des espèces. En dc- hnrs , celle coquille est ornée de seize à dix- liait jj,ro3 sillons arrondis et obius, dont deux sont toujours plus f;ros que les autres, l'un silué sur lo milieu du dernier tour, et l'autre à sa |)arlie su- périeure : entre les sillons qui couvrent le reste de la coquille, et principalement entre les plus gros, se trouvent dessillons beaucoup plus pe- tits, dont quelques-uns sont (pielquel'cMs bili;Us. L'ouverture est d'un blanc-laiteux; lo bord droit e^t épaissi à l'inléiieur, mais Irancliant en de- Jiors ; il présente deux peli'es dénis à sa p.iriie supérieure , et des stries serrées dans tout le reste de son étendue; lo bord gauclic esl léu,t'rëment écbancré dans le milieu , et il poric dans cel en- droit deux peiiies dénis fort étroites, qui renu n- tenl quelquefois sur la. callosité columellaire. Celle callosité, peu élarj^ieet pen épaisse, présenlequil- ques rides ou quelques granulations. Celle coquille à l'extérieur est d'un Llanc- orisàire et roux, et elle est ornée de (hainiules onduleuscs d'un beau noir; ces (lammult-s , dans cpielques individus , sont composées d'une luul- liiude de petiies linéoles iransverses. On voit rarement relie espèce dans les coller - lion»; elle vient de lOcéau indien, et elle u ai) Uiilliui. de longueur. 5. NÉRITE versicolore. Nei-ila rcrsicolor. N. testa crassâ , transocrslm sidcatâ , ex albn tubm uigioque raiicgatà, sublesselletà ; .\pirâ prjnihuilù y apertarà aiigiiftatâ , sitbnngentc ; laliiis iitrinquà paldè dcnlatts. L'ii'.oENV. Cuncli. pi. 7. /ig. etc. N E R FavaVSE, Conch. pi- 10. f g. S. Jngulo sinij- tio , ad basint tabu'ce. Chemn. Conch. tom. 5. tab. 191. fig. I9(J2. itjOj. Keiita vcrsicolor. Gmel. pag. 5684- 1°. Sy. llNCYCL./)/. 454./^. 7. a. b. Lamk. Anna, sans vert. tom. C. pag. igô. «'. 10. Il existe parmi les Nériles plusieurs espères qui, |)Our la coloration, se rap|n-oclicn( beaucoup de celle-ci ; mais en faisant allenlion aux carac- Icres que présentent la coluaielle, la confusion deviendra très-dillicile. La Nérile versicolore est une coquille subf^lobuîeuse , un pen uvalaire, à spire beaucoup plus saillante que dans la plupart des espèces , se rapprochant e 1 cela de quelques Nulices; les tours de spire, au nombre de cini|, sont arrondis et déprimés au-dessous do la snluie ; leur surface est occupée par un t;raiul nombre de sillons lonjriiudinaux , convexes, rapprochés et peu saillaus. L'ouverluie est senii-lunaiie; elle c>t Ion éiroile et le bord droit , laillé en Ion-; biseau , est uiinoe et tranchant à son exiiémilé. A l'inté- rieur, il est blanc , plus épais , (inemeni strié j tt présente à la base et au sommet une petite dent aiguë. La columclle est iranchunle; au lieu d'èliu excavée, comme dans les espèces .t très-varia- ble pour la couleur, lanlôt elle esl d'un gris-noi- lâire avec îles lâches quadraiiguLiies irrégulière- menl éparscs, formant quilquefi'is des lignes nainmiilécs, Iransverses; quelquefuis on reiuar- tpie deux ou trois zo'nes Imigilodinalos de points blancs ou rosés sur un fond presque noir; quel- quefois eiiliu le fond esl d'un blaïu-rosé, parsemé lie linéoles noires en zigzag, (^eitc coquille est Irès-conimune dans l'Dci an des Aniillcs Sa lon- gueur esl de 25 niillim. I). NÉRITE de l'Ascension. Nerita Ascciisionis. N. testa solid.i , tran.frershn sii/cafo-costatJ , gnH-n-jirente , albn et Jhsco niacitJatà ; spird pruiiiinente , apicc Uiteù ; aperluru albà ,■ labio dentato , snpm nign.io , inacuLi tiiteu notato. C11E.MN. Conch. tom. 5. tab. tij'.jig. ii)50'. '9''7- Ncrita .Jscensiunis. IJmei.. pag. Tib&T). n". 5.'>. Lamk. Anini. sans vcit. lum. 6. pag. \(fi. de l'AscciiMOU e; j..;ic cyijuiiic N E R ovale-;;luLiiIeiise, li-ès- convexe (;l onu'c à l'eMl.'- iJeui- d'un a^sez i^riiud nom])ie île sillius a-sez piofondénjtnl creusés, et d'une j^iaode ri'i;iila- litc'; ils sont ;iu nombre de douze à (juatoize sur le deriilt-r loin-. La spire, j^éïK^ralemeht saillaiile, est liabiluellemeni colorée en jaune, tandis que le reste de la surface extérieure est d'un Juun- ii'u']-, interrompu sur les côles seulement par des lâches c'ti-oites et quadraQf;,ulaires blanches : ces taches sont diiposées avec assez de rci^ularilé. L'ouverture est ré;;uiicremenl semi-lunaire j elle est blanche en dedans , et son bord droit , qui pré- sente à sa partie supérieure deux petites dents obsolètes, est épais et obtus; le bord gauche, îissez tranchant , oflie toujours tj-ois dents fort saillantes, dont la médiane est la plus grosse. La < allosité columellaire est munie dans toute son étendue de petites rides irrugulières, étroites et espacées ; on y trouve aujsi une tache d'un jaune j)ale, qui se i)erd par ses bords. Cette espiM-e assez grande ne s'est encore ren- 'ronuée jusqu'à présCnl que sur les côles de l'ilc de l'Ascension. l,es grands individus ont 55 niillim. de loûtiueur. N E R 6 If) taches blanches, sul)qua iraugu'.aircs, allern.inl avec d'autres taches d'un noir fjncé un peu plus glandes. Cette coquille, assez commune dans les collec- tions, vient du détroit de Malacca, et se trouve aussi sur les platées de l'île Saint-Uominguc. Sa longueur est de 3o millim. 8. NÉRiTE ondée. Neiiki iindula. N. test] cnissâ , iransverslin slriatà f cincrcn- fliii'L'scenle ,Jlummidis J'uscis et albis longltiidi- Tjalibus undaàin pictâ;spirâ proininente, acutà ,• lahro suprà nigoso , quadiidentalo y labio iiilus sulcato y supernè hidcntato. Nerita undaia. L:n. Çt^-zh. pag. 5682. "". 5(). Lister, Conch. iab. 5()6.//g. 7. GuALT. Tesf. iab. 66. /^g. P. KNonn, P'ergn. tom. 6. tab. \Z. fig. 2. ("hemn. Conch. tom. 5. tab. it)0. Jîg. lyjO. 11)5 1. ENCYCr,. /;/. ùî^li,. fig. G. a. b. I..\MK. Anini. sans rcrl. tom. C. pag. I qc. 7. NÉRiTE espacée. Nerita nu/acccnsis. N. testa, crassiusciilâ , transi)er$iin cnsiatd , al- hidâ autS<^'r''"gineâ ; costis elei>atis , disîanlihus , nigro et alhn articiiUMm macuhUis ; spirâ re- fusa , interdum proniinula y aperturà utrinquè labio suprà verrucoso j labro margine crenato. Chemn. Conch. tom. 5. tab. iCj2./îg. -Q'/6. Nerita malaccensis. Gbîel. pag. 5(5tS4. «"• Ci. Lamk. Anvn. sans vert. tom. 6. pag. igo. ir. 12. Cette espèce et remarqualile par les coins ré- gulières et irès-élevées ,au nombre de quator.^enu quinze , qui couvrent toute sa surface. La spire de cette coquille est irès-courie, très-obtuse , forte- ment inclinée vers le bord postérieur , très-rare- ment elle est saillante au-dessus du dernier tour ; celui-ci fait la coquille presqu'à lui seul, il se termine par une ouverture régulièrement semi- lunaire, dont le bord droit, finement dentelé à l'intérieur, présente à la partie supérieure deux dents assez grosses et obtuses; la partie la plus externe de ce bord droit est fortement denlicu- lée par les rôles extérieures qui y aboutissent; le ])ord gauche est aplati, irès-l ranchant , un peu é< liancré dans le milieu, et ollVant deux petites donls aiguës dans cette échancrure. Le bourrelet columellaire est à peine saillant , il est couvert de granulations assez Unes dans toute son étendue. A l'intérieur, cette coquille est blanche, à l'exté- yieur , les intervalles des côtes sont quelquefois ])lancs ou jaunâtres , et quelquefois marqués de ta- ches alleriialivement blanches et noires. Les côles sont tciq'ourô uiuées sur leur parue convcAC de La Xérite ondée est une assez belle espèce, fort rare dans les colleclions; elle est épaisse, demi - globuleuse, et la s[iire est généralement plus saillante que dans la plupart des espèces ; elle est striée hingiludinalement , les stries sont pic.sqiies égales, plus fines cependant vers la base du dernier toui- : la de est près de la suliue , est plus large et plus épaisse que les au'res, et elle a un peu la forme d'ua bourrelet. L'ouverture est parfaitement blanche, clic est senii-lunaiie; son bord droit , fort épaissi , ;;orle à sa partie supérieure deux dénis obtuses , dont la supérieure est la plus petite; la partie in- terne du bord droit est iinement sillonnée dans toute son étendue. La columelle est découpée par quatre grosses dents subquadrangulaires , dont l'julcrieure est la plus large et se confond avec la base des trois autres; les deux supérieures sont les plus grosses. La surface externe du bord gau- che est chargée de rides longitudinales ordinai- rement assez longues et irrégulièrement inter- rompues. Ces rides , que l'on ne retrouve pas dans les autres espèces du genre Nérite avec un déve- loppement aussi considérable, forment le carac- lèie le plus disllnclif de l'espèce qui nous occupe , que l'on reeonnoît encore à la disposition de ses couleurs , qui consistent eu grandes llammules transverses et irrégulières, sur un fond d'un blanc-gris on jaunâire. Celte espèce , d'apiès Lamarck, vient de l'O- céan des Antilles. Sa longueur est de 40 milbm. Q. KÉP.ITE saignante. Nerita peloronta. N. teiiâ crasiiusculà , transt'erst.n su/c.it.ij lui Z * 620 N E R cinereâ Pelluteo-rufcscente ; stiiis longitudinali- husyjlexuosis, m gris aut mseis; spirJ prominenti; Uibio inedio bidcntato ; dentibus basi macula sun- guineà insignitis. Nerita peloronla. Lis. Gjiel. pag. Sb'Oo. n\ 44.; Lister, Conch. tab. ^ip. fg. i. 15o.NA.NN'i, Reci. '5./ig. 214. GuiLT. Test. tab. 66.Jt'g. Z. Dargenv. Conch. pi. 71. /îg. G. IL O. l'AVANNE, Conch. pi. lO.fig. L I. L 2. K.NORR, Vergn. tom. 5. lab. "h. fig. •2.. ("hemn. Coiich. loin. 5. lab. lyii. fig. 1977 ."i J()84- ExcrcL. pi. ^'^^./ig. 2. a. b. [yAMK. Anirn. sans vuii. loin. G. pag. l()i. n-^. 4. Var. l).) NoB. Testa candidi luteolM'e , suLis longitudinalibus, planis, dislantibus. Var. c.) Testa lacvigalâ , sulcis mdlis. Var. d.) Testa la'figatâ , quadriseriathn ma- ciilis intense cœruleis picta , interstiliis niacuùs rubris undulalis ornatâ. Il est toujours très-facile de reconnoilre celle espèce , malgré ses nombreuses variélds , à un ca- ractère qui resie inaltérable, et que prifseulc lu cûlumelle, comme nous le verrons tout à l'heure. Cette coquille est demi-j^lobuleuse j son lest est j;éiiéraletuent mince , il est couvert en dehors , dans le plus grand nombre des individus, d'un assez grand nombre de sillons longitudinaux, un peu rétrécis et distans; la spire, assez aiguë e: saillante, se compose de cinq tours légèrement déprimés au-dessous de la suture; l'ouverture, ré- vulicrement semi-lunaire, est blanche en dedans; le bord droit , ordinairement simjjle ou très-fine- ment dentelé dans les vieux individus , est gaini à sa parlie supérieure d'une seule dent assez aiguë; la columelle est droite , mince et tranchante , son milieu est découpé en deux grosses dents inégales , dont la supérieure est la plus grosse; les intersli- ces de ces duuls , ainsi que la parlie de la colu- melle qui est au-dessus d'elles, ollicnt consiaïu- meat une tache d'un rouge de sang et légèrement njageuse par les bords : ce caractère est d'une «;onslauce remarquable dans cette espèce , tandis ijue la plujjurt des autres sont as>cz variables. Les jiillons de l'extérieur commencent d'abord par s'a- platir considérablement dans la variété (b) , et disparoissent entièrement dans les deux variétés suivantes. Quant à la couleur , elle consisic le plus souvent en llammulcs iransverses en zigzag, tantôt d'un brun-gris et tantôt d'un brun-rougea- ire : ces Ihmmules se conlondeut quelcjuelois , et ne forment plus tiue des lâches linéolées irréjru- liàrm. L» variété (b), remarquable non-seult N E R ment par l'aplatissement des sillons , l'est encore par le défaut de couleurs ; elU- est d'un blanc-jau- nâtre uniforme. La variété (d) est fort jolie , elle présente quatre fascies de taches ondulées d'un bleu foncé. Knire les fascies , on remarque , sur le lonil blanc de la coquille , des taches onduleuses d'un rouge-briqueté très-vif. Cette co(|uille, très- coinmune dans les collections, vient des nicrs de l'Amérique méridionale et de l'Océan pai.ili(iue. Sa longueur est de 40 millim. 10. XÉiHTE noirâtre. Nerita atrata. N. testa crassù , sulcis transfersis depressiiis- cu/ts cincta , nigrû y spirâ brevissimâ , sublate- rali ; aperturu albil i labio dentato , suprà ru~ gidosn. Nerita atrata. Chemn. Conch. tom. 5. tab. lyo. fig. 1964. 1955. Gmel. pog. 3885. n". 54. Lamk. Anim. sans vert, to/it. 6. pag. lyi. n". G. Celle coquille est très-épaisse, demi-globu- leuse, aspire courte et obtuse. A l'extérieur elle est couverte de sillons très-aplalis et assez larges; l'ouverture est toute blanche , son bord droit est Irès-épais et fort obtus ; le bord gauche, un peu échancré dans le milieu , présente dans cet en- droit deux dents éiroites et courtes, presqu'éga- les. La parlie supérieure de cette columelle est garnie de quelques rugosités irrégulières , géné- ralement oblongues et longitudinales : à sa partie inleine le bord droit est Iiiiement dentelé, et ces dentelures se terminent, à la partie supérieure, par une dent un peu plus grosse (p^e les autres, lin dehors cette espèce est toute noire. Sur cjuel- (jues individus ou remarque, à la partie supé- rieure des sillons, de pelites ponctuations blan- ches très-rares et iwégulièrement disposées. (^ette coquille, assez commune dans l'Océau indien , a 55 à 4^ milliiu. de longueur. II. NÉR1TE polie. Nerita polita. N. testj crassây glabrâ, nilidulà , longitudiiui- litcr ienuissimù striaiù, colore rarià; sptiâ retu- sissimâ j labio dentato , siipiù Lvt'igato. Nerita polita. Lin. Gmel. pag. 3b8o. n». 43. Lister, Conch. lab. 602. /ig. ïO. RujiiMi. Mus. lab. m. fig. 1. K. I'eiiv. Amb. lab. I i.Jîg. 5. (j. GuALT. Test. tab. GG.Jig. C. 1). K. C.Uf Uarcenv. Conch. pi. 7. fig. K. l'AVANSE , Conch. pi. 10. Jig. S. in nwdio tabula. Seba , Mus. tom. 3. tab. 38. fig. .'iCi , cl lab. 5i). fig. I - J. N E R Knoer , Vcrgn. tom. 3. tab. I . //g. 4- ]ioRN, Mus. tab. ij. fig- i '— '6. Regenf. Conch. tom. l. tab. i-Jig- â^. Ohemn. Conch. tom. 5. tab. \çp.fig. 200i — :;()i4. Lamk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 192. " • 7- Coquille extrêmement variable, à laquelle on pjurroit compter vingt-cinq ou trente variétés |)')ur les couleurs seulement. Elle est ovalaire , ngitudinaliter coslalà ; coslis tribus carinatis , utleriiteiiuibus irregulariter granosis ; spirâ o/'tii- siisimâ ; apenurJ seini-lunari ; labro intlis tenue slriato ; columellà supernè bidenlatd i callo gra tiuloso. N JB. Descript. des Coq.J'oss. des em>. de Paris tom. -j.. pi. !()■ fig- t^>- '4- P^sniTc fossile ir'"'S- remarquable , que nous avons découverte , avec :a prccédenle, .î Vaiinon d.'ii; elle est asiez grosso, ovule-oblongue , ré- Irécic poiléricureineiit ; sa spire, extré.nemen (OUI le. Cil f'irlenicDt inclinée sur le côté posté' rieur; on n'y ronipie que trois lour», dont le der- nier, cxlrênicmenl j^iaiid , eil chargé d'un gran I no'ubre de rôles li>ngiiudiiiale< , do'il trois, plus k.allanluj que lia auhe», son! c*ri'uécs: la [.rc- N E R n.ii'rc, placée au-dessous de la su in c , est la moini élevée; la stconde se voit à la partie supéric-uie, et la troisième à la partie moyenne du dcn.it-r loui : ces côles, ainsi que celles qui sont sur h: reste de la coquille, sont granuleuses dans toute élendue , mais les gi ne sont p d'une grande régularité. L'ouveriure esl ovale, senii-lun lire ; le bord droit, é()ais5i à l'intérieur, préseu'e à son sommet, dans l'cndroii qui coircs- poud à la seconde carèue , une peiile gouttière peu profonde : il est lliiemcnt strié dans touie S"u élendue ; le bord gauche, mince el tranciianl, ollre à sa partie supérieure une légère saillie, produite par deu.\ dénis Irès-iuégalcs, dont ia supérieure esl la plus peiile. La callosilé columellaire est aplatie, quelquefois même concave et munie, à sa paruc moyenne surtout , de granulaliuus ou de rides nombreuses et rajjprochées. Celte coquille, 1res - rares , a 54millim.de longueur; elle se trouve à Vr.lmondois et a Senlis. 16. NÉRiTE Iricarinée. Nerita tricari/iata- N. iestû scnti-globosj, longitudinaliler tricari- natà , striatà y stnis aliquantispercoiifer.'is ■ spirâ obtusissirnùj aperlurj se/ni lariari ,■ labro sim- pltci, acuto ; colamellà tsnuè dental j. Lamk. Ann. du Mus. ioni. 5. pag. 94. «" 2, et to;n. 8. /'/. iJ2.Jig. 4. n. b. Ibid. Anim. sans rcrt. tom. 7. pag. 55 1. n". I. NoB. Descript. des Cnq.Jo.'S. des cm', de Paris, tom. -J,. pi. i<.)/'g. ;). :o. Var. a.) Tdstù lincisjiiscis irrcgularibus rn.ir- moratà. Var. '\ ) Testù carenis acutiorihus reguLirUsr puncticulatis. Var. c. ) Testa lœi'igalâ , carinisobtusis. Petite coquille assez abondin'e dans certaines localités du bassin de Paris el des environs de Valogties. Elle est subovalaire, semi- globu- leuse : sa spire esl très-courte el jamais saillanic; elle se compose de trois à quatre (ours, dont le dernier porle cunslammenl trois carèoes dorsales, aiguéi, Iranchanles, et d'une grande régulariié: le» lulcrvalles de ces carènes sinl garnis de siries lincs el assez nombreuses. Les sirics maii pient quelquefois, el il arrive ordinaircnienl , dans ce eus, que les carènes sont plus saillanic; cepeuJan', dans une des variétés que u.mis avons notées, les ladividiis sont lisses et les carène sont obuiscs. L'ouveriure est assez grande, semi-luuaire; le bord droit , un peu épais a l'intérieur, esl sim^)lc , .sans dciilelurc< ni stries, si co n'est à sa piirlie supé- rieure, où l'on en reiiarf[iie qucUpies-unes d'nb- solèlcs. La colitiueile e>i tuiacu et iraacliaiiio. N E R tlenltlLU daus presque toute sa longueur, mnis à rienleliires Irès-inéi^alej , les snpc'iieures ciant tou- jours plus i;rosses ((ue- relies qui les suiveul. La c;ill(!sitédu liord gauche est lisse. Quoique fossile, 1 elle coquille cnnservc souveut sa preraièie colo- i;iiioii, (jiii t'iail assez variable. Elle ccnsisie, le j)liis ortlinairenient , en liuéoles fort irrégulières, tliversemeul entre- croisées d'un brun Lnct?, sur m: blaDC-jaun.itre ; dans d'autres individus, qui sont blanchâtres, lescaiènes sont ornc'es de ponc- tuations brunes d'une grande régulante. Cette espèce se rencontre aux environs de IIou- dan , ainsi qu'.i Guise-Laniothe, non loin de t](ini- } ifgne. Les plus grands individus ont 12 à i5 iiiillim. de longueur. Néiin-s Jliwuiù'/es. ij. NÉbitine pulligère. Neriiina pulligera. N. ieslù Oi'iitd, temiHer striiitu , Ju^io-nign- cinUe, puUis puiictif'jriinbus ucclliU-i j îiibro di- liitato , teinii , itilus alho ; inargiiic aculo , hiiibo iuU-nou'Jlt.wiciinte ; lahio denticulato. Ntnta piilhgera. Lin. G.^'Ei.. pag. 3678. AT TT '. ]l Cyï\ Neiila mbclla. Muller, Vci page Lister, Conch. tab. liiCi.Jig. Zj. Wuyifu.Mus.tab. 22. /Jg. h. I'etiv. Gdz. lab. \2.Jig. 4, et Anib. tub. i\. J'g- 4- GuALT. Test. fab. 4-J'o- '^^'• Seba, 3I11S. tnni. 3. tab. !\\. /ig. no, 2(1. K.vonR, Vergn. iom. 6. lab. U). fig. 5. liûi^N, Mus. tab. 17. f g- y. 10. Favanse, Cnnch. pi. 61. //g. d. i.d. -i. Nerila pu/ligcnt. Encycl. ^/. 455. //'é'. i. a. b. Ibid. Nerita puiKtiiata. jig. 2. (/. b. (!i!Eiix. Conch. toin. g. tab. 124. fig. loyij. Laiik. Anini, sans pcrt. loin. 0- pag. l84- n' . 1. Celle espèce esl la plus grande parmi les espèces (luviatiles; elle se reconncîl facilement à s;i birme siiliuvalaire , oblique; elle est bombée, presque deaii-spbériquc , réirécie du cô'.é postérieur ; sa spire n'est pomt saillante, elle t.st en ]iarlie tachée p.ur une jorle d'oreillelte , formée par i'exlréinilé postérieure du bord droit ; sa surface extérieure est lisse ou légèrement striée par des acci'oissemens irréguliers; l'épiderme tpii la couvre est d'un brun foncé, nolràire vers l'ouverture, le sommet, qui esl Ires-surbaissé, est seul marqué de lacles très- peliies, d'un blanc viulàlre, réunies par des lignes truniverses.La cuiucnelle csi Irès-'aige, elle luni.e un plan oblique et renlrant dans l'ouverlure ; son bord libre est Irès-mince, presque droit, très- finement deuliciilé. Si l'on exaniiue la surface de la columelle, ou la trouve couverte de granula- tions e.\trêii;emeni fines; sa couleur est d'un brun- noir à sa partie postérieure , et d'un jaune- orangé vers son bord. L'ouverture est serni-lu- naire, blanclie au fond, et d'un jaune-orangé tres-vif vers le bord. Celui-ci est mince esl tran- chant; son extrémité gauche est asseï épaisse, tandis que son extrémité droite, plus mince , se relève le long de l'extrémité de la columelle et forme avec elle une rigole qui se prolonge pos- térieurement au-delà de la s|)iie : celle rigole est de la même couleur que le bord de la coquille. L'opercule est as-ez mince; il est d'un blano-ver- dàlre, et oiné de rayons d'un brun- violàlre foncé; il présenle un commencement de spire à son extrémité gauche , et c'est de celle e>trémilé (pic naissent deux apophyses divergentes qui, ^^n s'ajipuyant sur le bord columellaire , rem- plissent la foDclion d'une véritable charnière. Celte coquille , assez commune dans les eaux douces de l'Inde et des Mûlu([ues , est longue de 35 miilini. et large de 28. Elle est remarquable, eu ce que souvent elle est couverte des œufs pro- pres à sou eS|_èce. 18. NÉRiTiNE chamarée. Nerifa di/bia- N. teslj seiiîi-gtobosâ , g/abrâ, luteo-croceù; zonis tribus nigris , marginejiinbnatis ^ apedurù albâ ; labiu edentulo. Ncnla diibia. Ciieij.n. Conch. toiu. 5. tab. T()3. //g. 2019. 2020. Gmel. pag. SG78. n° 04. Var. a.) Testa transi>ers}m lœçiter stnata. \à?. h.') Testa lineis nigris lung'Uudinalibus fiejcuosis peiobliquis omatu. An Chem.v. /(//). 124. fig. ic8o'r' Lamk. Anini. sans vert. tout. 6. pag. 184. n°. 5. Celle coquille a l'aspect extérieur d'une Na- lice; sa spire est arrondie et asse-t saillante, re- levée sur le coté, et composée de quatre tours, dont le dernier est globuleux et lrès-conve.\e; ordinairement il est lisse, recouvert d'un épi- derme d'un brun-jaunâlre , au-dessous duquel oa aperçoit trois fascies Irausverses, d'un noir foncé dont la médiane est la plus élroile; elles sont dé- coupées el lascinu'es sur le bord : quelquefois elles sont interrompues par des taches larges et pro- fondes. L'ouverture est petite, semi lunaire; ].i columelle est obliijue, un peu sinueuse dans le milieu, bhnche, tranchanleet tonjours dépourvue de denieluies; le borddroitest mince, tranchant. 11 s blanc ou jaunâtre à l'Inléricur e plusit-i.rs v..riéiés reij;a.qu;i .ks de Gi4 K E R cette espî'ce ; l'une d'elles est couverte de stries iransverses, peu profondes , largement e^paci'es; une autre, au lieu d'avoir les trois zones Irans- verses, est ornée de graudes (lammules noires, qui descendent obliquement dans toule la lon- fjueur du dernier tour. Cette varii'lé se rapporte exactement à la figure 1080 de Cliemnilz , que Lamarck cite dans sa synonymie de la Ni'ritine zèbre, mais à tort selon nous, comme nous allons le voir tout à l'heure. Dans quelques individus, ces grandes flammules sont clianw;c'es en lindoles rapproclu'es , i'orleaient en zigzag; enfin il en est d'autres qui ont les zones Lien traiicbi'es , mais couvertes de grandes ponctuations ovalaires. D'après les voyageurs qui ont observé cette espèce, il paroltroit qu'elle peut quitter les eaux douces qu'elle habile pour aller attaquer les niantes qui s'élèvent au bord des ruisseaux , monte jusqu'au sommet des grands arbres, quelquefois à une assez grande distances dans des terres sèches, ija longueur est de 27 millinj. et sa largeur de 20. ig. NÉRiTiNE zèbre. Neritina zehra. N. testa globoso oblongâ , glabrl ,fult>o nifes- cente ; lineis nigris , loTigitudinalihus,Jlexuosis perohliquis j aperturû albà y labio denticulato. Chemn. Conch. toin. g. tab. 124. /'j. io8i. Nerita zébra. IJuuc. Actes de la soc. d'Hist. jiat. de Paris, pag. 126. «".21. Nerita zébra. Encycl. pi. 455. fig. 3. a. b. La3IK. Anini. sans vert. ioin. G. pag. 184. Entre plusieurs esnères couvertes de linéoles en zigzag, il est diHicile de décider^ d'après la phrase caractéristique de Lamarck, à laquelle on donnera le notn de Nériline zèbre. 11 est évident pour nous que les deux ligures rapportées dans la synonymie de Lamarck représentent deux espèces disticctes : l'une d'elles, celle de Cbemnitz , a la culumeUe i- spina. N. testa senti- globosd , subepiderniide veridi- Jucescenle zonat.:; ultimo anfractu superné an- gutato , ad anguluni spinis brevibus caronato ; spird p/aniuscula; ape/ium albâ ; labio dcnti- culato. N E R 6.5 Lamk. Anim. sans leit. tom. G. pag. i85. ""• 9- Cette espèce diffère beaucoup de celle qui pré- cède; elle est plus globuleuse, plus courte, beau- criup plus épaisse, et offre d'autres caractères dstinctifs dans I.1 dispositions de ses épines; le dernier tour est très-grand , il est recouvert d'un éjiiderme mince, d'un vert peu loncé , au-dessous uqiic'l on aperçoit, dans la plupart de-, individus, eux on trois zones transver^es , obscures , biuces, Bist. Nut. des l-cr.. To.-ns //. chargées de petites taches triangulaires. A sa part e supérieure, le dernier tour est pourvu d'un angle assez aigu , sur lequel on voit une rangée d'épines fort courtes , irrégulièrement espacées , quelquefois manquant tout-à-fait. Des rides lon- gitudinales, iriégulicres, indiquent les accroisse- mens successifs de la coquille. L'ouverture est médiocre, blanche en dedans, semi-lunaire; l.i columelle est épaisse , aplatie, ircs-inclinée; son bord libre offre deux petites érhancrures super- ficielle et inégales : elles sont séparées par uuo dent obtuse; la supérieure est la plus petite, et toutes deux sont finement dentelées. Le bord droit est mince et tranchant , plus épais à la base qu'au sommet : de ce côté , il forme avec la columelle une goutlièj'e profonde, qui se prolonge posté- rieurement jnsque près du sommet. Cette coquille , rare dans les collections, vient, d'après T-amarck, des eaux douces de l'Ile de 'l'iiuor. Les grands individus ont 20 miLiiii. de diamètre transverse. 23. Néritine auriculée. Neritina auricidata. N. testa ofali , fusco nigricante , dorsn con~ vexhisculâ , subtits planissiiiiâ y spirâ ad inar- ginein obliqué incuivà j labro tenuissiino, supernè biauriculato. ExcYCL. /)/. 455.^^. 6. a. b. Lame. Anini. sans rerl. tom. 6. pag. 186. n° . 1 I . Cette espèce, par sa forme, ofl're un passage éviilent vers les navicelles; elle est oblongue- ovale, légèrement déprimée; elle présente assez exactement la forme des Navicelles; sa spire, infléi:hie sur le côté gauche, vient s'incliner jus- que sur le bord postérieur; la surface extérieure est lisse, recouverte d'un épiderme très-mince, d'un brun-verdàtre, au-dessous duquel la co- quilleest couverte de lâches alongées, blanches, et d'autres taches subtriangulaires violàtres. Le bord postérieur est droit et trausverse , il se ter- mine de chaque côté en une sorte d'oreillette peu prolongée. La columelle est large et aplatie; sou bord est mince et tranchant, légèrement arqué dans le milieu, et finement dentelé dans toute sa celle columelle est d'un blanc gr ainsi qu e toute l'ouverlure. Celle-ci est d'n ne médiocre étendue; elle est parfaitement semi- lunaire. Le bord droit est mince et tranchant; il est relevé de chaque côté de la columelle, et contribue à la formation des oreillettes latérales, eu remontant jusqu'aux extrémités du bord posté- rieur. L'opercule est mince, d'un bmn-noiràire et très-finement ridé dans sa longueur. Cette coquille , assez rare, se irouve dans les eaux douces de la NouTell-IIjU.indu. Llle a 16. millim. de longueur. Kkkk * 6i6 N E R 24. NÉRiTlXEStri^ilée. i^eriiina stiigilata. N. testd venlricoso - ohlongâ , lœui , nttidj ; strigis loiigitudinatibus alterné riigris et all. Mctho. ostrac. pag. 3i ) n'est point admissible; il est formé aux dé- pens des coquilles qu'il nomme Siroinbes, et qui entrent aujourd'bui dans le genre Cérile : les deux seules espèces dont il le compose sont les Cen- lliium aluco et lineatum. NODOSAIRE. -Nodosarla. Ce genre a donné lieu dans ces derniers temps à des opinions assez diverses pour mériter une attention paniculicre; il fut confondu jiar Linné parmi les Nautiles, genre dans lequel il avoit réuni louées les coquilles multiloculaires connues alors. On ne peut trop savoir t[uelle a été l'opi- nion de Bruguière à l'égard de ce genre : parmi le petit nombre de genres qu'il a démembrés des Nautiles de I^inné, il semble que ce seroit plutôt a celui qu'il a nommé Orlbocère qu'il appartien- droit qu'a tout autre. Lamarck, dans le Système des Aniinau.x sans j^er/cA/«( 1 8o i ) , créa le genre Orlbocère ; il donna comme type de ce genre le Nautilus ruphanus de Linné , et , jiar la caracté- ristique du genre, on voit que Jjamarck y aduiet- toil, avec des coquilles microscopiques perforées, de véritables cloisonnées avec un sipliou continu; d'où il résulte que les Nodosaires étoicnl con>- prises dans le genre Orthocèie. M.deRoissy, dans le BuJTon de Sonnini , en adoptant le genre Or- thocère de Lamarck, n'y introduisit que des coquilles microscopiques simplement jjerforées soi! au centre , soit sur le côté, droites ou arquées. Les familles formées dans la Philosophie zoolo- gique par Lamarck ne présentent point encore le genre Nodosaire, mais toujours les Ortliocères qui les contiennent. Montfort, ordinairement si soigneux de multiplier les genres, semble av(jir oublié l'occasion que le genre Orlbocère lui of- l'roit : on doit être étonné, en efl'et, de ne pas rencontrer ce genre ni aucun autre qui puisse le remplacer dans le Traité systématique de Conchy- liologie de cet auteur. Ce fut Lamarck lui-même, às^n^V Extrait du Cours publié en i8i I, qui proposa le genre Nodo- saire qu'il démembra des Oitbocères: le nouveau genre est placé dans la nouvelle famille des Or- tbocères en rapport avec les Bélemnites, les Or- ihocères et les Illppuiites. Ou ne peut disconvenir que cet arrangement ne soit très-peu naturel; comment, en eil'et, concevoir des rapports entre les Nodosaires et les Hippurites ou avec les Bé- lemnites? Quoi qu'il en soit, le démembrement des Ortbocères étoit nécessaire, et il fut opéré. 'bA.Çj\ii\^x {Règne animal), en admettant les Nodo- saires de Lamarck , les a placés plus naturellement que ne l'avoit fait le créateur du genre. On le trouve parmi les nombreux sous -genres des Nauliles dépendant de la section des Litnitcs , à côté des Spirolines et des Itortoles mais à toît Kkkk 2 * G>.8 N O D ilaiisle VKÏsiin^c (ies Orlli.icdra'.iles, qui en sont l'orl diirOieutcs. Malf^rc cela, c'est l'opinion de M. Cuvier qui éloil la plus lationuelle : on peut LJotic dire que Lauiarck a eu tort, dans sou der- iiiei- ouviaj^e , de ne pas modifîei- sa manièie de voir à l\'{;aid des Nodosaires. On les retrouve, en ell'et, comme dans VEjctruit du Cours, dans sa fa- mille des Orllioct'rtes et avec les mêmes i;eures. M. de Kei-ussac ( Tab. syst des Aniin. inoll. ) a adopté le genre Nodosairejil le plaça dans sa lamille des Ortliocères , on ne sait trop pourquoi, avec les Icbthyosarcoliles , les Raplianislies et les Ortliocéraliles. Il parlaj!;ea les Nodosaires en trois i^ioupes : le premier, pour les espèces déprimées ; il répond au j^enre Orlliocère de Lamarck : le deuxième groupe est cons.icré aux espèces cylin- driques qui ont l'ouverture ceulrale; il coires- jiond au i!,enre Nodosaire de Lamarck : le troi- sième enlin renferme les genres Molosse et Reopliao;e de Monlforl, c'esl-à-dire des coquilles dont les loges sont séparées par des élranglcracns profonds; mais l'un de ces genres, les i\Jolosjcs, abesoin d'èlre mieux connu. Quoique M. de lilainville considère la pluparl de ces corps comme des Baguelles d'oursins il les range cependant , jusqu'à nouvel examen , dans le genre Orlliocère, qui répond pourcesavant aMgenicNodosairedeM.deFernssac. Ilconlienlles mêmes coquilles groupées d'après les mêmes prin- cipes : les Nodosaires n'occupent, dans ce genre Orlliocère de M. de Ulainvllle, qu'une section qui lenlerme les espèces non slnéos et à loges trés- lendées. M. Lalreille {Familles du Règue animal , pag. iSH), a associé aux Nodosaires les genres Echidné, Raplianislre, Molosse, Reophàge el Spiroline : ces genres terminent, dans sa méthode, la famille des Orlliocèraies. ( T^oy. ce mol. ) Il est bien certain que ces rapprocliemens ne sont point heureux, et que, parmi les genres placés .i- gatâ s Inciilis rnagnis , tribus tiltimo anfnictu iitlcn deprettso separatis ; aperlurà obionsù, ar- ciiatû, transvers j. N O T D'Of.siGxy, Tab. m'th. dfs Ct'phal. Ann. des Scierie, mit. ioru. 7. pag. 2()3. n" 1. llnd. Modèles de Ci'phal. 2<^ livraison, 71". 33. Très-petite coquille lisse, bulloide , transpa- rente, blanche, ovale, nautiloide, ayant un as- pect singulier, parce que son axe d'enroulement est plus grand que son axe longitudinal. Le der- nier tour, qui est entièrement embrassant , n'est point ombiliqué; il est divisé en trois grandes loges indiquées au-debors par autant de sillons larges et simples; la dernière cloison est terminée par un diaphragme aplati, percé contre le re- tour de la spire d'une ouverture oblongae, étroite, semi-lunaire ou arquée, et iransverse. Cette pe- tite Coquille a été trouvée dans un sable de dé- lestage. Sa patrie est inconnue. 2. NfiNioxiXE ombiliquéc. Notiinrtina umhili- cata. U'Orb. N. testa oibicuhitd , globulosâ , discoideâ , hv- i>igaià , nautilijhrmi , latcraliter umbilicatj ; locidts juinierosts fSimplicibus , stria sitperficiali separatis. D'Orbigkt, loc. cit. «'' 5. Ibid Modèles de Ct'phal. 4' Iw. n". 86. Celle petite coquille ressemble beaucoup à un très-petit Nautile ombiliqué; elle est arrondie, globuleuse, discoïde, légèrement déprimée de chaque côté; elle est enlièremcnl lisse et son axe transverse est ombiliqué ; ses loges sont simples, nombreuses, indiquées à l'extérieur par une strie superficielle : la dernière loge , un peu plus grande que les autres , se termine par un dia- phragme légèrement bombé, percé contre la spire d'une couverture oblongue, iransverse et arquée. (]ette coquille, qui vil dans la Médiierranée , se trouve aussi fossile à Sienne. M. d'Orlji^ny la cite aussi à Bordeaux , mais nous ne la cuunois- sons pas de cette dernière locaiilé. NONPAREILLE. Et non pas Noniparrillc, comme il est écrit d-ins Délerville et Levraull. (leoifroy désigne sons ce nom, le Turbo pert'ersus Lin., une coquille qui est une petite espèce de Maillot des environs de Taris. NOTARCIIE. Notaivhus. W. Cuvier, le premier(iî^^/»f a«/'/Jti/, /o/;i a. pag. 598), institua le génie Notarclie, qui , sui- vant lui , d'une organisation voisine des Aplysies et des Dolabelles, lut placé daus la même famille des Teclibranclies avec les l'icurobrancbes cl Ici Acères. Lamarck n'a point adopté ce genre que M. de t'crussac ( 7'u/'. y\f/. des Aniin. moll.) mit N O T d.iiis les Teclibranches dicères avec les Aplysics et les Dolalielks, c'est-à-dire dans les mêmes rapports que M. Cuvier. M. de Blainville , dans sou Traité da Malacologie , en udiDetlant le iienre de iM. Cuviei-, le plaça dans son nrdie des jMono- pleurobrauclies dans la deuxième famille , celle des Aplyiiens, daus les rapports uauuels avec les _e,enres Apljrsie et Dolabelle , et les nouveaux f^enres Bursatelle et Elysie. La place de ce ^enre paroît désormais arrêtée daus la série, sou voisi- nage desDoiabelles et des Aplysies est reconnu par t'jus leszoolof^isles; cependant M. de Blainville, à son article Noïarche àaDictionnatre des Scien- ces naturelles , contredit plusieurs des caractères imposés par M. Cuvier à ce genre; parexemple, qu'il n'existe pas, comme le dit W. Cuvier , un proloDgement du manteau operculilorme des bran- li^iies qui lui ont semblé pres!]ue entièrement ex- térieures. M. de Blainville croit aussi que la l'ente du col dont parle M. Cuvier ne conduit pas aux brancbies comme le pense ce savant , mais est le sillon qui réunit les orilices extérieurs des ori;aues de la génération. Il ne s'eusuivroit pas de là pourtant qu'on devroit rejeter ce genre de la place qu'il occupe, ce sera seulement à en recti- fier les caractères tels que M. de Blainville l'a fait. CARACTÈRES GISNERIQUES. Animal globuleux, offrant inférieurement une espace ovalaire circonscrit par des lèvres épaisses indiquant le pied; quatre leulacuies fendus dans une partie de leur longueur, sans appendices la- biaux prolongés; une très-petite branchie laléro- supérieure presc[iie e-xteme, ou seulement prolé- gée par un petit repli du manteau sacs coquille extérieure. On ne connut pendant long-temps du genre No- ïarche que la seule espèce indiquée par i\J. Cuvier; on n'avoit pa- fait attention qu'une très-belle espèce éloit ligurée dans le bel ouvrage d'Egypte. Ï\I. Rang, en relevant ce fait , a ajouté plusieurs espèces très curieuses dans ce genre, de sorte que maintenant on en compte huit, dont nous indi- querons quelques-unes empruntées à l'ouvrage de cet auteur. Dans un beau travail qu'a publié M. Rang en 1828, sur les Aplysies, ce savant réunit les No- larches aux Elysies, et en fait un sous-genre des Aplysies. Si en ellèt on discute la valeur des ca- ractères des Noiarches, on ne trouve entre elles et les Aplysies que de foibles difiérences : la prin- cipale consiste en ce que les Nolarches manquent delà coquille rudimentaire des Aplysies, mais sont aussi dépourvues d'un opercule brancbial membraneux , du moins on ne trouve plus qu'un simple rudiment de cette partie. Une autre dilVé- rence se montre dans la largeur du pied , qui est fort étroit daus les Nolarclies , ainsi que dans l'am- N T CZ. pleur des lobes du manteau , qui sent ltllemci:t éuvàts dans les Nolarches qu'ils sont inutiles à la natation : du reste, ces animaux , dans leur orga- nisation profonde , ne dillèrent point des Aplysies. M. Rang a donc eu raison de les joindre aux Aply- sies , puisqu'il réunit aussi les Dolabelles au même genre. Quelques zoologistes, qui donnent moins d'exlention au genre, conservent séparé- ment les genres Dolabelle, Aplysie et Nntarclie : M. Cuvier est de ce nombre , et sa famille des Tectibranches , delà seconde édition du Règne animal, est composée des genres Pleurobrancbe, Pleurobrancbée , Aplysie , Dolabelle, Notarche , Bursatelle, Acère, Gastéroptcre et Ombrelle. Sans adopter entièrement celte famille de M. Cu- vier , nous admettons dans la famille des Aply- siens les genres Dolabelle, Aplysie, Notarclie , et avec doute la Bursatelle. Notarche de Cuvier. Notarchus Cuvieri. N. corpore oblongo , confe-ro , anticà brevi , posticè obtuso , Icpfigato , obscuro vii-escenti y aperturâ doisi mininiâ , obliqua y pede laldè angusto , stnato y posticè acum.nito , nni'gine dislinclo , loiigitudinaliter sulcato , adniargmeni anterioieni iransfersiin biplicato, Cuvier , Règ. anitn. 1 ■''^ cdit. tom. 2. pag. 3g8. Ibid. a"= cdit. tom. 5. pag. id2. Notarchus iiidicus. Scumeicer, Tab. sysi. pag. 00. De Blainv. Dict. des Scicn. nat. tom. 55. pag. lO'l. Ibid. Man. de Malac. pag. Iffh. pi. 43. fig. 7. NoB. Dici. class. d'Hist. nat. tom, 1 1 . pag. 600. Aplysia gelatinosa. Rang, Hist. nat. des Aplysies, pag. 70. n°. Sa bis, pi. ù5.Jig. 1 — 5. (letle espèce de Notarche ressemble à l'e.Ntd- rieur à une petite Aplysie; elle se distingue de ses congénères par sa forme oblongue , mais ob- tuse à ses extrémités. Le corps est convexe , fendu supérieurement et un peu latéralement. Cette fente du manteau est l'ouverture du sac bran- chial, dans lequel est contenue une branchie unique, en forme de panache : en dessous, le corps est pourvu d'un pied très-étroit, séparé du reste par un sillon marginal. Il est fortement ridé en travers, et divisé iongitudinalement en deux parties égales par un sillon profond. A sa partie antérieure, on observe une du[)licature trans- verse qui ressemble par sa forme à la petite ven- touse (jue l'on remarque au pied des Carinaires. La tête est supportée par un col large et court ; elle porte antérieurement deux grands tentacules auriculiformes , et plus postérieurement , deux autres tentacules coniques fendus à la partie an- térieure , desquels se voient les points oculaires. A l'extrémité antérieure de la fente paléale naît C3: N U C 1111 sillon dlroit qui, comme clans les Aplysies , sert de jonclion entre les ori^anes mâles et les or- f;;ines l'eineiles de la gëiiL^ration. Ce Mollusque , d'après In fjrme de sou pied , ne doit ramper que Irèsdiiricilement. U est a présumer que vivant sur les feuilles de fucus, ce pied est destiné à les saisir, comme cela a lieu dans les Scylk'es et d'antres genres. Ce Mollusque, qui n'a guère qu'un pouce de longueur , habile les côles de l'Ile-dc-Fraïue. I\I. Rang di'crit huit espèces de Notarchcs , mais comme elle nous sont inconnues , nous ren- voyons à l'ouvrage de i e savant les personnes qui voudront en faire une élude plus complète. NOTOBRANCIIES. Notnbranchia. M. Gray,dans sa classification des iMollusques, a proposé sous ce nom un ordre tpii est le sixième rie ses Cryptobranclies : cet ordre contient les gen- res Bulle et Aplysie, c'est-à-dire une partie dis Toi;tibranchesdeM.Cuvier. /^'ry-l'ECTiuBANCuES. NOTRÈME. Nom que M. R.ifinesque avoit donné à im genre fort singulier , dans l'Américain Monthli maga- sine , et qu'il a chaufié depuis {Ann. généi. des Scien. nat. de Bruxelles, tom. 5, pag. Tao ) jiour celui de Trémésie , Tremesia. Ployez ce mot. NOYAU D'OLIVE. Nom que les marchands donnent quelquefois aux foquillr-s du genre CulombcUc , et nuiainmeiil au C /luinbclla rustica. NUCI.ËOBR ANCHES (Les). l);ins son Traité de Malacologie , M. de Blain- ville a donné le nom de Nucléoi^ranciics au cin- quième ordre de ses raracé|)halo|)hores ; il le divise en deux familles : la première , celle des Nectopodes , comprend Us genres l'irole et Ca- linaire; la seconde, celle des l'téropodes, em- pruntés de M. Ciivier et de Lamarck , comprend seulement les genres Allante, Spiratelle (Limacine Lumk ) et Argonaute, (^e rapprochement entre des animaux pendant long-temps éloignés dans la plupart des méthodes est bien conçu , en ce qu'il indique le passage entre les Gastéropodes et ceux des genres des Ptéropodes dont M. de lilainville a fait sou ordre des Aporobranches. M. Cuvier, dans la seconde édition du Règne animal, n'a point adopté celle seciion des Nu- cléobrunches de ,M. fie blainvillu ; il a conliuué à grouper les l'téropodes comme il l'avoil fait pré- cédeinnieat, mais, adoptant la famille des Ilcplt- lopodcs de Lamarck , il l'a plai'ée dans le grand «lidre dc4 Gasiéropodcs , et il l'u compléléc eu y f .isanl eniie" avit les Laiin;.iu» les l'iicles, les AUiiiea et ks l'hvllircés. Ce dernier ijtnre, rcitJ 3N U C problématique pour la plupart des auteurs , n'a i|u'une analogie éloignée avec les Carinaires , et ne pouvoit, dans tous les cas, cire compris dans les Nucléobranches, puistpie les animaux qu'il renlerme n'ont point les organes disposés en nu- cléus , et que l'on ignore encore quel est celai des org incs visibles qui sert à la respiration. Il nous a semblé que si l'on conservoit celle di- vision des Nucléobranches, on pouvoit la rédunc à un seul et nicme groupe , et surtout suprimer le nom de Ptéiopode plus anciennement consacré à un groupe d'animaux diflérens. Dès lors, la f.i- mille des Nucléobranches se composeroit dans un ordre assez régulier des genres Firole, Carinaire, Argonaute et Allante. Cette famille se rapproche- roit des Piéropodes proprement dits, qui ne sont peut-être pa's aussi éloignés des autres Gastéropo- des parl'ensemble de leur organisation, f^oy. I'tf- RopoDEs et les genres que nous avons mentionnés dans cet article. NUCLÉUS. Ou donne aujourd'hui ce nom à l'assemblage des viscères saillans ou pendans sous le ventre des Ptéropodes, que l'on nomuie auasi Nucléobran- ches. Voyez ce mol. KUCULE. Nucula. Les Nucules , conlonducs par Linné parmi les Arches, no furent séparées de ce genre que par Lamarck; car Uiuguière, à l'exemple de Linné, ne les avoit pas séparées, C'est dans le Syst. des Aniin. sans vert. ( 1801 ) que le démembrement eut lieu pour la première lois : le nouveau genre fut placé à côté tles Pétoncles, des Arches et des Cucullées, avec lesquels il a sans contredit beau- coup de rapports quant à la charnière; ces genres .-e trouvèrent ainsi tout disposés pour une famille. Lorsque Lamarck , dans sa Philosophie zoologi- que , disposa les Mollusques en un certain nombre de ces coupes , celle oii ces genres furent réunis porte le nom d'Arcacées. Voyez ce mol. M. de Rulssy, en adoptant ce genre dans le Biijjun du Sannini , lui a conservé les rappiuis ludKiués par Lamarik, qui n'y apporta lui-même aucuns changemtns dans ses divers ouvrages. M. Cuvier {Règne animal) n'admit ce génie qu'à lil:e de sous-genre des Arches; il le laisse néanmoins en rappoit avec les Pétoncles, de ma- nière que le genre Arche leprésente la famille des Arcacée. de Laman k. ."^1. de Ecrussac , M. La- treille, M. de liluinville n'ont ap|)orté aucuns changemens dans ce genre , de sorte que ses rap- ports sumblenl désormais lixés, ot d'une manière ion naturelle , dan» la famille des Arcacécs , que M. de rdaiiivilln nomuie aussi Pclyodontes. On ne connoissiiiccr, l'a carat- téi'iié i>ius(. c A » A c T i; u ï s N U C CARACTERES GENERIQUES. Cnrps Siibiriquèire; manteau ouvert dans sa tnoitii? inférieure seulement, abords entiers, den- ticulûs dans toute la longueur du dos, sans pro- longement postérieur; le pied fort grand , mince n sa'raclnc, élargi en un grand disque ovale, dont les bords sont garnis de digilalions tenlaculaires. Les appendices bucaux extérieurs assez longs, pointus, roides et appliqués l'un contre 1 autre comme des espèces de mâchoires; les postérieurs également roides et verticaux. Coquille trausverse, ovale-trigone ou oblongue, équivalve, inéquila- ii'rale, point de facettes entre les crochets. Char- nière linéaire, brisée, multidentée, interrompue au milieu par une fossette ou par un cuilleron oblique et saillant, à dents nombreuses, s'avan- çant souvent comme celles d'un peigne. Les cro- chets conligus, courbés en arrière ; ligament mar- ginal et en partie interne, inséré dans la fossette ou le cuilleron de la charnière. Le genre Nucnle a été adopté généralement par tous les auteurs, et il présente eu edet des caractères sufHsans pour être conservé : ce n'est j)as seulement à cause de la forme de la char- nière , mais encore sur l'animal lui-même, qui dif- fère assez notablement de celui des Arches et des Pétoncles, comme nous l'avons vu , par les carac- tères que nous avons donnés d'après M. de Blain- ville. La charnière dill'ère de celle des Arclies et desCucullées , qui esten ligue droite, de celle des Pétoncles, qui est en ligne courbe, en ce qu'elle est en ligne brisée ou anguleuse; elle en difière encore par le ligament , qui, au lieu d'être exté- rieur et applique sur des facéties obliques sous les crochets, s'insère par un cuilleron interne plus ou mil us saillant dans l'angle de la charnière, de tnanière cependant qu'on peut en apercevoir une petite partie au-dehors. Les Nucules sont des C0({uilles marines, en général d'un petit volume, d'une forme presque triangulaire, assez épaisses, nacrées , ayant les bords soit entiers ,soit crénelés, selon les espèces. I . NocuLE nacrée. Nucula rnargarifacea. Lamk. N. testa Ofato-trigonâ , anticè truncati , lœ- viiisculà , convexd , crassa i cochleâ angasiâ , pro- fiindâ , dente crasso instructâ ; dentibus seriali- bus, numerosis yCompressis , aciitis , rectis ; mar- gine tenue crenato ; ano subcordato. Lamk. Ann. du Mus. iom. 6. pag. 125. n". l , et inm. 9. pi. ifS-Jtg- 5. <(. /'. Ibld. Anini. sans vert. iom. 6. pag. Bg. 71-. 6. Defrance, Bict. des Scien. nat. tom. 55. De Blai.n V. Trait, dj Mulac. pag. Sôy. pi. 75. fis- 5. Bist. Nat. des Vers. Tome II. N U C 633 Pa VR AUD. Cil t. des Ann. et des lilull. de Corse , pag. 64. n". I ]3. Nuculanucleus.'ÏVKTo:s,Biit.Concîi. pag. 176. iab. l^.fig. 4. Nucula similis. Sow. Mi/ie>: Conch. pi. 192. fis- 10. Arca nucleus. Lin. Gmel. pag. 53 14. 7?°. 53. F.adein species, Donax argentea. Vu. pag. 020a. n". i5. Arca margaritacea. INIartini , Conch. cab. tom. 7. tab. ^'à.Jig- bjâ,. a. b. Idem. Brug. Encycl. ti°. 22 , el pi. 3l 1 .fg- 5. a. b. Arca nucleus. Brakder , Foss. liant, pag. 40. Arca nucleus. Oliv. Zoologia adiiatica , pag. 116. Idem. Brocchi , Foss. subap. tom. 2. pag. 480. DoNOVAN , Brit. schells. tom. 2. tab. 65. DoRsET , Caial. pag. Sy. tab. \^. fig- 6. GuALT. Test. pi. %%.fg. R. {m.ala ). Petiv. Gaz. tab. ï^-fig- 9. {optima). An eadem species , Nucula margaritacea? Basterot, BIcm. géol. sur les eni'. de Bor- deaux. 'Voy. /lie'w. de la Soc. d'Hist. nai. iom. 2. pag. 78. n°. 2. Var. b.) NoB. Testa coni'exiore, angustiore, co- chleâ dente cardinali deslituta. ]atà , di-pressâ , lœvigatâ , inarga- rilaceâ y latere urilico, rotundato , injlexo} um- l'onibus minimis , acutis , auticè reflejris ; co- cli/cii angustù , profundj , simplici y dcnta car- dinaU adjuncto. An Nucula la'vigata? Sow. Miner, concli. pi. l()2./ig. I. 2. NoD. Dcscript. desCoq.foss. dcsenv. de Pans, t'jni. I. pug. 200. /'/. 56. /ig. i3. 14. (U'ile espèce est celle qui acquiert le plus grand volume parmi celles des environs de Paru ; elle se rapprociie, pour la ff>rme et la (aille, de U Nucula placcutiria de Lamarck ; mais clic en rtsta N U C N U C G3:> constamment di^iincte, aussi-bien que de la Nu- cala uiaigaiitacea. Cette coquille n'est point triangulaire comme le sont la plupart de ses cong(?nères, elle est ré- gulièrement ovale , irès-inéquilatérale , moins ce- pendant que la Nucule naciée , car le crocliel est dépassé par la saillie arrondie du bord antérieur. Ce crochet, très-petit , se confond presqne avec le bord, tant il est peu saillant. La coquille est déprimée, son test est mince, fragile, nacré en dedans, complètement lisse en dehors, ou pré- sentant seulement quelques accroissemens. Le Lord antérieur est sinueux ; cette sinuosité corres- pond à un plis régulier qui remonte jusqu'au cro- chet et circonscrit une sorte de lunule saillante au milieu : tous les autres bords sont arrondis: ils sont dentelés d'une finesse extrême et avec une régularité admirable. Sous le crochet, on remarque sur le bord cardinal un petit cuilleron très-obli- que , saillant à l'intérieur, creusé profondément en gouttière; le bord antérieur de cette gouttière se relève en une dent plus large et plus saillante que ne le sont les premières deuts sériales : celte dent se voit sur la valve gauche, et sur la droite on remarque la petite cavité qui doit la recevoir. Les dents sériales sont nombreuses , serrées , sail- lantes , pointues, au nombre de trente-quatre ou trente-six sur le côté postérieur, et de dix ou onze sur le côté antérieur; elles diminuent gra- duellement et elles s'avancent derrière le cuilleron jusqu'au sommet du crochet. Nous n'avons jamais rencontré cette belle espèce de Nucule que dans les seules localités que nous indiquons , où elle est assez rare; elle se trouve à Mouchy, à Hauteville près Valognes, où elle paroît plus commune. I^a plus grande valve que nous ayons est longue de 21 millim. et lar^e de 26. 3. Nucule fragile. Nucul-a fragilis. Nos. iV. testa ovato-transpersâ , obliqua, depressâ , Iccvigatâ, intus margantacei ; latere antico hreiHy lanulato y lunulà ptoductà ; cochleà carditiali aiiguatâ , dente destitt/tu ; cardine atigustisiimo y dentibus seriallbus minimis. NoB. Descript. des Coq.Jbss. des env. de Paris, iom. i.pag. 204. pi. 'âô.Jig. 10. 11. 12. Cette coquille a quelques rapports avec la îvucule nacrée que nous venons de décrire; mais elle s'en dislingue toujours et se rapproche da- vantage de l'espèce qui se trouve dans les faluns de la Touraine, sans que cependant on puisse dire qu'elle est son analogue; elle est petite, ovale, iransverse, oblique, plus oblique que ne l'indique la ligure. La jonction du bord antérieur et du supérieur se faisant sous un angle aigu, occupé par le sommet , le côté antérieur est très-court, tronqué , légèrement sinueux ; son angle inférieur est occupé par une lunule légèrement saillante au centre, et séparée extérieurement par un sillon déprimé. Le crochet est si peu saillant , qu'il sem- ble confondu avec le bord. Sous son sommet OQ remarque le cuilleron oblique du ligament : ce cuilleron est dépourvu de dent cardinale. Les dents sériales sont très- étroites , très -petites , courtes, serrées, au nombre de dix-huit à vingt sur le bord antérieur; les bords inférieur et pos- térieur sont crénelés si finement, qu'il faut une forte loupe pour apercevoir les dentelures. Cette espèce est mince et fragile, mais elle l'est devenue surtout par la nature du terrain arénacé dans lequel on la trouve à Noailles et à Abbecourt. Sa longueur est de 7 millim. et sa largeur de 10. 4. Nucule su'iée. Niicula stn'ata. Lamk. N. testa oi'ato-transi'ersû , anticè anguldtj , depressà , regulariteret tenue striatâ y lunula lan- ceolatd , tnargine cardinali angulatâ j denlibus seriallbus acutissimis. Lamk. Ann. du Mus. toni. 6. pag. 162. n°. 2, et toui. 9 pi. 18. fig. 4. a. b. Def. Dict- des Scien. nat. art. Nucule. NoB. Descript. des Coq. fnss. des eni>. de Paris, lotn. l.pag. 236. pi. û,'2..Jig. 4. 5. 6. Cette jolie Nucule est blanche, non nacrée, mais toujours brillante; elle est ovale, Iransverse, presque équilatérale , déprimée, arrondie posté- rieurement, un peu anguleuse antérieurement. Le crochet, qui est très-petit, à peine saillant au- dessous du bord, est le sommet d'un angle très- ouvert que forme le bord supérieur ou cardinal. Ce crochet est légèrement incliné antérieurement vers une lunule lancéolée , nettement séparée par un angle saillant. La surface extérieure est cou- verte de stries élégantes , transverses , régulières , très-fines , et graduellement plus larges du som- met à la base. Les bords sont simples , tranchans ; le supérieur ou cardinal, assez étroit, est anguleux dans le milieu; il est chargé d'un grand nombre de dents saillantes, rapprochées , aiguës , qui di- minuent vers le crochet, où elles sont interrom- pues par une petite cavité ou cuilleron triangu- laire, destiné à donner attache à un ligament in- terne. Cette jolie coquille se trouve aux environs de Paris, à Grlgnon, iVlouchy, Parnes, Chaumont et Courtaguon. Elle a 6 millim. de longueur et g de lar£;e. Ces dimensions sont celles des plus grands individus; il est plus ordinaire d'en rencontrer de plus petits. 5. Nucule deltoïde. Nucula deltoidea. Lamk. N. testa trigonâ , anticè truncatâ , planulatâ , inflatâ, subcordata, angulatâ , pnsticè rotundatà, tenue longitudinalitet striatâ j marginibus inte- gris j cardine brevi, angusto ; ligamento interna. Lamk. Ann. du Mus. tom. 6. pag. 126. n". Oj et iom. 9. pi. i8./ig. 3. a. b. LUI a ♦ C36 N U C Ibid. Aiiini. sans veit. loin. 6. pag. Go. n". 3. Def. Dici. des Scienc. r,at. ait. NucctE. Var. a.) Nob. Testa iransi>ersi/n striatâ, pos- ticè ctiithratâ. Nob. Descript.des Coq.foss. deseni). de Paris, toni. I . pag. l36. pi. 37. fig. 22. 23. 24. 25. Var. b. ) Nob. Testa striis transversis et longi- tudmuHbiis rcgidunter decussatâ. Comme le remarque Lamarck , cette petite co- quille a assez de ressemblance avec une Donace quant ci sa forme seulemi-u) ; elle est Irianc^ulaire , un peu plus large que longue, irouquée oblique- ment du côté anicrieur : ce côté , aplati , est lisse, sépard par un angle aigu du reste de la surtace. Le côté postérieur est arrondi et toujours orné de quelques stries longitudinales. La coquille est subéquilatérale, le côté antérieur étant le plus long. Le crochet occupe le sommet de l'angle su- périeur ; il est a?sez saillant^ ^'S" ' contourné au-dessus de la surface antérieure, ce qui donne à rette surface la forme de cœur: l'angle qui la limite est la partie la plus élevée des (lancs de la coquille. I/a surface e.\térieure de celle espèce eu quelquefois toute lisse; mais le plus souvent elle a quelques stries longiludinalus sur le côté postérieur. La cliarnière est courte et étroite; elle forme un angle dans son milieu, ce qui la partage en deux parties presque égales, sur les- quelles on compte sept ou huit petites dinls rapprochées et moins saillantes que dans la plu- part des espèces. Le sommet de l'angle cardinal est oc< upé à l'extérieur par une fossette triangu- laire assez profonde, tont-à-fail découverte et donnant insertion à un ligament extérieur bii- œème, comme dans les Pétoncles. Si dans la lor- malion des genres on attache quelque impor- tante aux caractères tirés de la place du ligament, il est évident que cette coipiille ne rentre jias dans toutes les conditions des Nucules, qui, toutes sans exception , ont le ligament interne; cepen- dant , à voir l'ensemble de la coquille, on ne peut disconvenir de ses intimes rapports avec les aulie» Nucules. Aussi, nous considérons celte anomalie du ligament comme de peu d'importance, et nous la comparons à celle du Mactra Spcng/eri, qui a une grande purlie du ligament ii l'extérieur, et que les autres caractères ont fait demeurer au nombre des Mactrcs. N un aurions jui , si nous l'eussions v.iulu , mul- tiplier les variétés; car celle coquille, d'abord toute lisse, prend sii<:ces.«iveiiient des stries tran^.- verses, puis des longiludin.iles, d'abord sur le le côlé poslérieiir, puis sur l'anlérieur, et en/iii sur lonie la surface, qui se Iruuve ainsi couverie d'un l'J'ipau liu et régulier. On Ironve celle cnquille à Parues, Moiicliv, Cl aumonl, Gripnon, Ooujl.i.'inon, liondan, Heau- tbamps, Pontoisc, Sentis, Vuliuonduis, Acy vn N U C Mulilion. Les plus grands individus ont 11 millim. de large et C) de long. 6. XucuLE roslrée. Nucuia rostnita. N. testa transfersâ , ohlongà , coni'exiusculâ , teitui j transversiin striatà y antico latefe lon- gioie , attenuuto , rostrato. Arca rostrata. Bbug. w°. 23. Gmel. n". 0. Chemn. Conch. tom. 7. tab. ^^Jîg. 55o. 55i . ENcrcL.yf/. Zoi)./!g.j. a. b. Lamk. Aniin. sans vert. tom. 6. pag. 58. n°. 2. Bruguière ayant décrit cette espèce sous le nom d'Arche roslrée , Arca rostrata , dans le premier volume de celle Encyclopédie , nous ne l'avons mentionnée ici que pour compléter sa sy- nonymie , ei nous renvoyons à la description de 7. NcCDLEde Nicobar. Kucula nicobarica. N. testa transfeisâ, oi'aio-el/ipticâ le/ oMato- ohiongu , unticè subangulatu , tenui, pellucidj ; lateiuni extremitatibus obtusis. (a) Testa ovato-ellipticà. Cab. de Bl. Dufresne. (b) Testa ovato-ohlongâ. Arca nicobarica. Brcg. Dict. n". 3o. Arca pellucida. Gmel. «" 7. (]hemn. Conch. tom. 7. tab. o4- /'g- 54'. iitt. a. b. E.NCYCL. pi. 30C)./!g. 8. Lamk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 5g. n". 4. Cette espèce , comme la précédente , a été aussi décrite par Bruguière parmi le.s espèces du genre Arche ; nous ne la mentionnons '.jue pour com- pléter sa synonymie, et nous renvoyons au prt- mier volume de ce Uiclionuaire. 8- Nucui.E sillonnée. Nucu/a pella. N. tcstù traiisi>i'rsim ocatJ , siihangiiLiri , >ni- teriiis acuta , tcnut, pel/ucidu i sulcis triinsp>ersis regulanitus. Aica pella. Lin. Gmel. n". 5. Bnuc. n". 21. CiiEMN. Conch. tom. 7. tab. bô.^g. 5.4O. ExcYCL. pi. 009. /îg. 9. Lamk. Anim. san.'> i-crt. tom. 6. piig. 58. «". 5. l/Arca pella dt; Linné et de Hniguière .lyant été c:.>mpb'lement déiiile par ce dentier auteur, nous renvoyoïH .i ce qu il en dit dans le pre- mier volume de cet ouvrage, cl nmis ajouterons ipie culte pelile cotpiille curieuse, qui vil d.ins la Mûdilerrunée, se Iiouve à létal lussilc liau^ N U D les lenains subapcuuius , ainsi qu'en Morte et en Sn;ile. NUDIBRANCHES. Nudibranchia. Ce fut M. Cuvierqui institua le premier l'ordre des Nudibraucbes parmi les Mollusques gastéropodes; M. Duaiéril l'avwt indiqué sous le nom de Der- inobranches, et Lamarck ne l'a point admis : les ÎMollusques qu'il renferme ont été placés par lui dans la famille des Tiitoniens, la première des (jasléropodes. M. Ferussac, dans ses Tablean.r sys- tciuatiques, a imiié M. Cuvier quant à la place tie l'uidie, qui est aussi le premier des Gastéropodes, niais il le divise en deux sous-ordres ; le premier, le< Anthobranclies de Goldfuss, qui contiennent une seule famille, les Doris : cette famille est louiposte des trois genres DorIs, Onchidiore et Vuljcère; le second sous-ordre, les Pi)l_ybran- cbes de M. de Blaiuville, est divisé en deux fa- milles : la première, sous le nom de Tiitoniens, r^issemble les quatre genres Tiitonie, Doto , l'hetliys, Scyllée; et la seconde, les Glauques, en a également quatre, Laniogère, Glauque, Eo- lide et Tergipe. iM. de Ferussac, dans cet arrangement , a admis trois genres de plusqueM.('uvier; ce sont : Oncbio- dore CBlainv.), Doto (Oc.) et Laniogère (Blainv). M. de Blainville n'a point adopté la dénomina- tion de Nudibrancbe; il a divisé cet ordre de M. Cu- vier en deux ordres, les Pol_ybranches et les (Jj'clo- branches. ( Voyez ces mots. ) Mais ces deux or- dres sont loin d'être placés dans les rapports indi- qués par les au'.eurs qui ont précédé; ils sont ici dans la deuxième sous-classe des Mollusques pa- raccphalophn'res monoïques , dans la seconde sec- tion de ces Mollusques, qui rassemble ceux dont les organes de la respiration et la coquille , quand elle existe, sont s^rmélriques. Cette section con- tient trois ordres, les Aporobrancfes, les Polj/- brancbes et les Cyclobranclies. {^Voyez ces mois. M. Lalrcille {Faintl/cs njttii: du Règjie aninuil) a admis l'oidre des NudilManches ; il le place au commencement des Gastéropodes : il le divise en trois familles, les Urobranches , 'es Tecti- bianches e^ \es PJiy/lohranches. {Y oy. ces r/iols.) Ce qui nous a surpris, c'est de trouver le genre C^arinaire dans la première faiiiille des Urobran- ches en rapport avec les Doris , les Polycèrcs et les Oncliidiores. Nous disculerons cette opinion à l'ariicle de la famille que nous venons de citer. NUDILIMACES. M. Lalreille {Familles naturelles du B.ègne ani- mal ., pag. 17I3) divise le quatrième ordre ues Gastéropodes, les Puiiuoués, en trois familles , dont la première est désignée sous le nom de Nu- dilimaccs ; celle famille est la même que celle des Liuuieiens de Lamarck , moins le genre Vilrine. M. Lalrcille a adopté, pour l'arrangement des- N U "SI es- genres qu'elle contient , celui que M. de Ferussac a proposé dans son ouvrage sur les Mollusques terresires et Huviatiles; voici dans quel ordre il ont été placés : t Point de coquille extérieure. 1°. Corps entier cuirasié. A. deux tentacules. Genres :OncLide, Onchidie. B. quatre lenlacules. Genres : Vaginule, Véronicolle. 2° Corps cuirassé seulement anlérieurc- menf. Quatre tentacules réiractiles dans tous. Genres : Limace , Arion , Limacelle , Parma- celle. •ft Une coquille extérieure. Quatre tenlaciiles. Genres : Plectrophore , Teslacelle. Voyez Limacieus. NUMMULACÉS(Les). Jusqu'à la publication des ouvrages de M!\L de Haan et d'Orliigny, les conch_yliologiies confondi- rent les iSiimmuliies et autres génies voisins avec les grands Céphalopodes, et les rapprochèrent dans diverses familles; c'est ainsi qne Lamaick les avoit comprises dans sa famille des Nautila- cées , et que M. de Blainville, leur donnant un au- tre arrangement, plaça une partie du genre aveo les Nautiles , et fit du reste la famille à laquelle i! a donné le nom de Nummulacés. Les observations les moins approfondies prouvent facilement que les coquilles dont on avoit fait les Lenliculiles ne sont , pour le plus grand nombre , qu'une simple modilicaiion de l'âge des véritables Nummuliles. Si ce fait est iuconiestable, il devient évident que non-seulement le genre Lenliculiie doitêlre réuni au genre Numuiuliie , mais encore que , dans le cas où celte réunion ne seroit point admise, il doit du moins entrer dans la même famille; c'est ce que n'a j)as , sans doule, reconnu M. de 131ain- ville , car sa famille des Nummulacés coniprcnd Its genres Nummuiile , Hélicile, Sidérollte, Orbi- culine , Placenlule et Voriiclale. De ces divfis genres, un très-petit nombre appartient au mèn e gr(>upe nalurel , mais nous ferons remarquer d';;- bord que le genre Hélicile est un double emploi des Nuujmuliles; il ne faut que comparer les deux genres pour s'assurer de ce fait. Le génie Sidérc- liie est véritablement Ircs-rapprocUé des Numniu- lilcs; mais, relativement aux Orbiculines, aux Vor- liciales et aux Placentules , ils n'ont plus le moin- dre rapport avec les genres précédens , si ce n'est par la forme extérieure. Celte famille des Num- mulacés ne peut donc être adoptée, et nous avons proposé, dans nolie Essai d'une classification des Cépiialopodes , de la remplacer ]iar une tamille a laquelle nous avons donné le nom de Nautiliforme. fj^oyez le mot Céphalopode et les noms de genres que nous avons mcnliunnés. } C33 N U M KUMMULINE. Kunwndtna. La découverte d'espèces vivantes dans ce genre a dû faire cban-^er le nom de Nummulite en celui de Nummuline. M. d'Orbif^ny est le preaiier qui ait firoposé ce chanj^euient. 11 est peu de cor[)S dans a nature qui ait l'ail naître chez les Anciens comme chez les Modernes uu plus grand nombre d'opi- nions plus ou moins iiizarres , plus ou moins justes. Très-répandues, formant quelquefois des œonla- irucs entières , ou couvrant de vastes contrées; d'une forme discoïde, quelquefois aussi {grandes que des pièces de monnaie, d'autres lois pas plus grandes que des lentilles, les Nummulines ont serri tour à tour à explicpicr des miracles et i exercer la sa2;acité des naturalistes ou des écri- vains de tous les âges. Sirabon, qui avoit vu l'Egypte el visité les py- ramides, avoil remarqué la grande abondance de pierres lenticulaires dont les décombres éloleni remplis, et avoil admis l'opinion , sans doute déjà populaire alors , que c'étoient des restes d'alimens des ouvriers , alimens qui s'étoienl pétrifiés. Ca seroit supposer alors qu'ils ne vécurent que de kniilles. Dans son trente-sixième livre de l'His- toire naturelle, Pline parle aussi des pierres len- licclaires, mais il ne clierche pas à en expliquer l'origine; il constate seulement le fait qu'elles sont répandues dans les sables de la plus grande partie de l'Afrique. L'opinion populaire ([ueles pierres lenticulaires ont une origine miraculeuse fut long-temps accré- ditée par les historiens eux-mêmes qui écrivirent au renouvellement des lellies. Nous laisserons les naturalistes de la môme époque , et même d'une époque moins reculée, les Imperalo , les Kir- ker , les Langius, etc., se conformer à l'opi- nion vulgaire , pour arriver à un temps où les au- teurs chercLèreot à donner aux Nummulites une origine plus naturelle et plus raisonnable. Nous lie parlerons point de .Mercati , ((uoiqu'il ail (iguré plusieurs espèces dans son ISIclaUolheca vaticuna ; nous ne relèverons j)as non plus l'opinion de son commentateur Lanciui, qui a prisées corjis pour des écussuns d'ou;sins : il falloit voir les choses Lien superficiellement pour (îmetlre de telles idées; que dirons-nous donc de Rourguet , qui, dans ses Leltrcs philosopliiijtics , voulut prétendre que les Nummulitts éloient des opercules d'Am- monites. Il sullit de rappeler une telle opinic?n pouren découvrir tout le ndulc. Uourguet est d'au- tant moins excusable (jue Scheuclizer avant lui , et le premier de tous les auteurs , après un exa- men approfomii des Nummulites, les avoil jus- Icmenl comparées avec les Ammonites cl les en a rapprochées. Quant à leur origine, si Scheuchzcr a manifesté quelques doutes, cependant on doil ncoire, par l'analogie même qu'il leur Irouvoil avec iei Ammonites, qu'il Ici considéioit comme d'ori- j^ine animale. Celle opinion de Scheuchzcr, que N U !SI l'on aiiribua à Breyne , qui n'eut d'autre mërlte que de l'adopter, fut contredite par plusieurs au- teurs; Bruckman , d'abord, pensa que ce pour- roit bien être des coquilles bivalves : cette pen- sée a dû nailre de la facilité avec laquelle on sé- pare queUjuefois les Nummulites en deux parilei égales dans leur plan verlical. Spada, qui a pu- blié un Catalogue des pétn/iciUtons, a eu la même idée que Bruckman; mais il pensoit que cette co- quille bivalve ne devoit point s'ouvrir à la ma- nière des autres bivalves , mais bien comme quel- ques univalves : ce qui implique évidemment con- tradiction , et ce qiii prouve que Spada ne savoit trop à quoi s'en tenir sur les Nummulites , et qu'il a écrit sans en connaître la structure el les rap- ports. Ces diverses errenrs ne dévoient pas être Km seules auxquelles les Nummulites dévoient donner naissance; quelques esp.èces des véritables Num- mulites sont striées du centre à la circonférence, et (juelques personnes, par un examen peu altenlit, les ont confondues avec de véritables Polypiers. Scheuchzer est peut-être la premièrecausede celte confusion, caren parlant des pierres lenticulaire», il les décrits avec des stries rayonnantes, ce qui n'est applicables qu'à quelques espèces, et les auteurs' suivans , confians dans celte description de l'oryclhographe de Zurich , ont rapporté aux Nummulites d'autres corps nummiformes appar- tenant à la classe des Polypiers. Linné ne tomba pas dans celle faute, il sépara bien clairement, dans le Systeriia niittinr , sous le nom de Madrepoia poiptta {pag. 'ôjâG, n". 3), les Polypiers nummiformes des véritables Num» mulites, qu'il plaça dans le genre Nautile sniis la dénomination de Nauttlus helicites {pag. ÔJyi , 71°. 6). iS.ii rapprochement de Linné, «juoupic blâmé de plusieurs naturalistes, étoit cependant le seul (]ui pût mettre sur la voie des détermina- tions exactes; aussi fut-il presque généralement adopté. Valch , Gesner , Gueilard, Targioni , l'ichtel la suivirent. De Saussure, ce savanl géo- logue, se torma la même idée après l'examen des dillérens corps (|u'avant Linné on confondoit avec les Numniullies. Il en sépara les Polypiers ; après des incertitudes nombreuses, Hiuguière trou- va les opinions à peu près fixées à l'égard des Num- mulites; le réformateur de Linné sentit bientôt que ce ne pouvoil être ni de véritables Nautiles , ni des Ammonites; il créa pour elles un nouveau genre qu'il laissa près des Nautiles, il lui donna le nom de Cameriuc. (]el auteur estimable allribua à tort à Gesner le mérile du rapprochemenl des N 11 mmul lies cl des Nautiles, ipii ap|)artienl, comme nous l'avons vu , à Scheuchzer ; mais Urugnièro fut le premier qui , par une connoissance appro- fondie des rapports, chercha à déterminer, par une heureuse liypnihèsc , la iiniurc de ranim.il constructeur des Nummulites. Il conclut, avec juste raison , que cei animal ce doit ressembler » N U U N U 31 C39 ancuu de ceux qui soni connus, qu'il ne peut êue comecu dans sa coquille, mais bien la co- quille elle-même ûlie inléiieuie ou demi-inlc- neuie , et qu'elle ne doit adhérer à l'animal que par un seul point, la dernière cloiSon dans, la- (juelle un muscle ou un ligament doit s'insérer. Feut-être celte dernière opinion seroii-elle sus- ceptible d'être encore discutée. Quoi qu'il en soit^ celte manière laiionnelle de considérer la chose a dû avoir une grande influence sur les zoologis- tes qui suivirent Bruguière; il leur fut plus facile de pousser plus loin leur investigation par les pro- grès de la science , et d'établir le rapport des C^a- mérines et des Sèches, et plus tard avec les Spiru- les , dont la connoissance jeta un si grand jour sur la classe des Céphalopodes. M. Cuvier, dans son Traité élcmentuiie d'Histoire natuielle des ani- maux , publié en 1798 , rapprocha , comme Bi u- guière,lesCamérines desNauliles j il adopta même la dénomination de Uruguière , et manifesta en- core quelques doutes qui disparurent dans ses au- tres ouvrages. L'année suivante, de Luc , dans le Journal de Physique , 1709 , donna quelques dé- t .ils sur les Nummulites de la penle du Rhône, et tiouva justement qu'elles n'ont point d'analogie avec les Nun-.muliies ou Camérines de Bruguièrej d'où la nécessité pour lui de proposer leur sépa- ration en deux genres, ce qui étoit fait avant lui parTargioni, de Saussure, Bruguière , etc. Ce- pendant toules ces observations confirmaiives de la part de savans distingués auroient dû eue de quelque poids dans l'opinion de Fortis, cpii publia en i8o3, une année après que le Système des An t- maujc sans vertèbres de Lamarck eut paru, un long mémoire sur les Nummuliles , qu'il nomma Uiscolitlies. 11 aiiroit dû mieux profiler des tra- vaux de l'illuslre professeur j il neseroit pas tombé dans une confusion impardonnable , puisque déjà Lamarck avoil séparé en genres les divers corps qu'il s'obstina à ranger dans son genre Uiscolilhe. Ainsi Fortis, malgré l'auloiité des zoologistes ou des géologues les plus recomraandables , con- tinua à confondre des Polypiers avec des coquil- les cloisonnées apparlenant à plusieurs genres. Les Polypiers dépendent du genre Orbulile ou Orbilolite de Lamarik, et les coquilles des Num- mulites et des Mélonies. {P'oy. Orbulite, Wélo- KiE et DiscoLiTHE.) Le plus grand nombre des auteurs que nous allons maintenant citer ont adopté plus ou moins coniplélement l'opinion de Bruguière ou de Lamarck , en la modifiant selon les connoisïances acquises. Nous citerons d'abord M. de Roissy, qui, Aa.u?,\e Biijpm de Sonnini, pense que les Nummuliies dévoient êlre libres dans l'a- uimal , puisque dans les individus bien euliers , il n'y a aucune ouverture ni aucune trace d'adhé- rence musculaire. Cette circonstance , déjà ap- Fuyéepar Fortis, porte M. de Roissy à penser que animal des Nummuliles doit être tort voi.-in des Sèches. DiniÏA Philosophie ^oologique , Lammik démembra les Lenticuliles des Nummuliles sur le aioul insulfisant que les premières ont une ouver- ture, et que les secondes n'en out pas. Ces deux genres sont placés à la fin de la famille des Leniiculacées, qui commence les Céphalopodes. Monil'ort {Cojichyliologie sjstt-maticjue , tom. I, pag. i55) ne s'est pas couienlé d'adopter les Nummuliles, il a confondu une de leurs espèces avec un genre fort diflérent , les Rolaliles de La- marck {voy. ce mol) , parce qu'elle est rayonuée du centre à la circonférence. Cet auteur retombe aussi dans la même faute que Forlls , c'est-à-dire qu'il rapprocha des Nummuliles, et qu'il plaça parmi les coquilles cloisonnées de véritables Po- lypiers du genre Orbilolite de Lamarck , qu'il dé- membre mal à propos eu deux genres Discolilbe et Licopliore. f^oy. ces mots. Lamarck , qui a opéré des changemens notables dans l'arrangement des Céphalopodes {Entrait du Cours, 1811), a séparé bien à tort, selon nous, les Lenticuliles et les Nummuliles dans deux familles ; les premières dans les Radiolés , avec les Rotalies et les Placentules; les secondes, parmi les Nau- lilacées avec les Discorbiles, les Sidéroliles , les Vorlicales et les Nauiiles. IM. Cuvier ne suivit pas Lamarck, il conserva {^Règne animal) le genre Camérine de Bruguière , dans lequel il rangea comme sous-genres les Camériues propres, ks Sidéroliles, les Rénulites, les Mélonies, les Mi- lioles, les Pollonles et les Aréthuses. A l'excep- tion des deux premiers sous-genres , lesaulres ont peu de rapports avec les Nummuliles , qui, dans le système de RL Cuvier, suivent les Ammonites et sont séparées des Nautiles, dans lesquelles Len- ticulines sont remplacées par les genres Bélemnile , Hippurile et Ammonite. Lamarck , dans son der- nier ouvrage, n'a rien changé, relativement à ce genre, de ce qu'il avoit fait d^ns l'Extrait dit Cours j ainsi les Lenliculines et les Nummuliles sont toujours séparées et sont restées dans Its mêmes rapports. M. de F'erussac n'a ciraposé s.i famille des Nauliles que de deux genres , Lenli- culine et Nautile , sous-divisés en un assez grand nombre de sous-genres; et, à l'exemple de La- marck et de M. Cuvier, il n'y a pas réuni les Nummuliles , dont il a fait une famille à part , en leur conservant le nom de Camérines donné par Bruguière. Cette famille des Camérines se con-.- pose de quatre genres Sidérolile, Nummule, Or- biculine et Wélonie. Les deux premiers genres ont entre eux des rapports, mais les deux autres n'en ont aucun avec eux. L'arrangement des Lenlicu- lines, qui ont tant d'anslogie avec lesNummulile>-, qu'il n'est pas possible de les séparer, est vérita- blement curieux dans les Tableaux systématiques, puisqu'on y trouve divisés ea quatre groupes qui contiennent un grand nombre de genres dont l'a- naU>gie est loin d'être cerlaine : 1° les genres Sionlle, Florilie , Cellulie, Andromède, No- nione et MJlonie de Montfort, tous rapportés r,4< N U M aux Vorlicia'.es de Lamartk; 2" les ç;enrcs Tlu'- niéone , Chi-jsole, Pelore, Gûopone e( Sj.liiiicié- rule de Monllori ; 5° les j^enrcs Hdiione, l'alio- cle , U'jbu'.e , Rliinocuie et Lampadie ; 4° enfin , les «genres Phoiièo'.e , lilpbide el Macrodile , Icu- jours de Wonlt'orl. M. de Blciinville a suivi à peu près les mêmes eiremeiis que M. de Feiussac; il a séparé seulement sur des sliics rayonnantes le };eDre Héliciie des >JuminulIlcs qu'il éluij^ue des Kauliles et des I.eniiculitcs, auxquelles il rap- porte, comme M. de Ferussac , un f;rand iioiiibn- de genres de Monifort, qui u'oal souvent enire eux que, fort peu d'analogie; ra;iis le chaos dans lequel cette partie de la conchyliologie se Irouvoit ploni;ée devoit être bientôt dclairci. M. de lli.iii d'abord opéra un o;rand chani;eraent en élabl:s- sant SES deux grandes coupes si naiurelles des co- quilles à siphons et des coquilles- sans siphons : ce qui f.iit voir sur-le-champ dans laquelle des divisions doivent êlreles Nuaimiililes , et pourquoi elles ne peuvent resier dans la même famille que les Nautiles. M. d'Orbigny fut inspiré de la inrnie idée presque en raême-temps que M. de Ila.iii; il donna le nom de Foramiuifèies à cete grande famille, quoique plusieurs genres, tels que celui qui nous occnpe dans ce moment , aient des cloi- sons imperforces , et ne sont pas par conséquent foratuinifères. (>'est dans la famille des Hélicoslè- gues , section des Nautiloi.les, que snnt placées les Nummuliles en rapport avec les Sldérolines , les Nonionines , les Crislellaires, etc. Le genre Nummuline de RI. d'Orbigny rassemble les Lenli- culiles et les Num^nulitcs de Laraarck , les Num- luulites et les Hélicites de !\1. de Blainville, et les genres Nummu'ie , Licophore , Rolalie et Egéone lie Monifort. De tous ces genres, les Licoplioies seules , qui snnt des Polypiers très-voisins des ()r- Litolites, ne devroient pas faire partie des Num- rnuliies. Ce genre est caractérisé de la manière suivante par M. d'Orbigny : cahactebe; ;n EU iQ u ES. Ouverlure contre l'avanl-dernier tour de spire masquée dans l'âge adulte; coquille discuulule , dépourvue d'appen.lices. Il se divise en deux sous genres : 1°. les Niim- inulines, dont les louis de «pire sont eiiibrussant ù tous les âges; 2". les Assilines, qui ont les tours de spire apparens à certain âge. Il existe un asse< rand jbre d'espèces do Nummuliiies ; elles sont presque loules lisses, (|u'tlles sont aussi quelquefois assez variables dans leur forme, que luuvent leur laille dépend de l'âge, on doit seiilir qu'il a dû èlre dilliiile de caruclèriser les espèi es : auisi Irouve-l-on beaucoup de confusion dans la ^ynnnyIIJic, xirluut des auteurs ancii-iis qui oui précédé r.iiiné, et même d.ins quelques-uns de ceux qui l'uni suivi. Koui ras:eiubloii4 depuis cjuchpics aiiuéts le N Y U plus gr.incl nombre possible de Numnsuliiies ; mal- gré ces matériaux , nous éprouvons de Irès-grandes diflicultés pour déterminer rigoureusement les es- pèces, et nous sentons qu'ils sont encore iosulli- sans. Nous avons vu, dans l'histoire que nous avons donnée de ce genre, que Bruguière lui avoit im- posé le nom de('amérine, qui n'a point été adopté ; cet auteur, ayant donné dans le premier voluu.e de ce Uiclionnaire, la description de qualre es- pèces de Camérines qui sont de véritables Num- mulites, nous y renvoyons, et nous nous abstien- drons , dans l'élat actuel et peu satisfaisant de i c genre, de donner d'autres espèces pour la dis- tinction desquelles les matériaux manquent t^ar^s nos collections, f^'oj. Camébine, tom. 1, pag. 090, et CÉPHALOPODES. NU.MMULITE. Nom que I.amarck a donné aux Camérines de Brugu;ère, et qui a été consacré pendant tout le temps que l'on n'a connu de ces cocpiilles qu'a l'é- tat fossile ou de pélrilication ; aujourd'hui qu'elles sont connues vivanles ou à l'étal frais , on doit préférer le mot Nummuline employé par M. d'Or- bigny. Voyez ce mot. NU.MMIS.MALES. On donnoil ce nom .i des corps lenticulaires organisés fossiles, qui ont une forme circulaire el quehjue ressemblance avec des pièces de mon- naie. On les nomme aujourd'hui Numœulines. Voyez ce mot. NUS.\R. Adansim {Voyage au Scncg. pi. 18) a donné ce nom à une )' lie espère de Uonace, Doiuix dcHlu'ulata L:n. Voyez Do^ACE. NY.MPIIACÉES. Lamarck, dans son dernier ouvrage, a pro- posé de rassembler dans celle famille un certain nombre de genres dont quihpies-uiis ont t'ié dé- membrés dis Siilens, el que (jues aulres des Vé- nus. Celle famille, dans la manière de voir de I.amarck, peut servir d'iniermédiaire entre les Solens et les (Conques. Elle n'a point été adoplée par M. Cuvier, mais M. île rcriissac l'a admise avec qtichjims cliangemeiis dont le p'us important a été d en ôter le genre (^'assinc pour le porter près des (;ra;salelles. I.amarck caraclérise ainsi celle famille : deux dénis cardinales au plus sur la mênie valve; co(|uille souvent un peu bâillante aux extrémités latérales, ligament exléiieur, nymphe en général saillanie aii-dehors. Il di- vise cille laniille en deux sections de la amuièro Sjiiifluucct Ts Y INI 1 . Nymphacécs sulcnaiij. Genres : Sangainolaiie , Psammobie . raolée. 2. NyDiphacées tellinaive. A. Une ou deux dents latérales. Tsam- N Y INI G4i Genres : Telllne , Corbeille, Lucine , Donace B. l'oint de dents latérales. Genres : Capse , Crassine. Voyez ces diflérens mots et Moi.LosQos. Uiit. Nai. d.s Vu. OBL O BLIQUAIRE. Sous ce nom, Rafinesqiie l'i'unit en genre un certain iioiuLie de Muleltes dunt les formes sont assez vaiial)les, et qu'il fait reposer sur les carai:- /ans : coquille vanauie, souvent a pei; le vanabl ransversale et plus ou moins oblique j ; coqui ît plus l;ilobée, commencement sillonnd ; dent lame laiie oblique, souvent droite; axe variabL , contour marj^inal épaissi; trois impressions mus- I culaires; Mollusque semblable à celui de VLiniu. Tous les caractères renireut très-bien dans ceux des Unio proprement dits, et quoique Raiinesque ait divisé ce j^eure en six sous-genres , il no pt- ut être adopté pas plus que les sous-genres qui le composent, (les sous -genres sont: l'Iagiulc , P/agiola ; Ellipsaiie, Kllipsaria ; Quadrille, Quadruta ; Rotondaiie, Rotoiiduria ; Scali'nane, iicatcnaria; et Sintoxiej^/rt/o-r/i;. yu) cz ces mois et MULETTE. OBOVAIRE. Premier genre de la sous-familIc des Amblc- mides ^poyez ce mot), proposé par Rafinesque {_Monog. des Bifa/nes de \'Ohio, dans les Arui. génér. de Bruxelles , i8?.o) pour une division des .Mulettes qu'il caractérise de lamaulère suivante : Coquille ovale , presque équilalérale ; axe presque médial ; ligamment courbé; dent bilobée, striée; dent lamellaire presque verticale, un peu courbée; contour marginal épaissi; trois impres- sions musculaires. Animal semblable à VV/iio , «nais ayant l'anus inférieur. Ce genre est établi seulement d'apiès la forme de la coquille, qui est subcordifornie , ce qui a dû entraîner quelques niodilicalions dans la position relative de l'anus de l'animal, par exemple, et dans celle de la lame cardinale ; mais ces caractères étant insulli- sans pour la formation de sous-gcnies , nous ren- voyons à Mt-LETTE. OCÉAN lE. Dans sa Conchyliologie syslttémati(jue de l.i première, de sorte i|ue les Poulpes (pu sont oc- lopodes, par exemple, devieiuient des sous- genres des Sèches qui s ni Décapodes. .Ayant remarcjuc que les Oclupodes poiivoienl se distinguer des Uétapudes par l'absence d'une coquille , nous O C Y avons joint re caiactéie ù celui du nomlji'e des bras, pour liaiiler d'une manière plus neite les deux tamilles. On trouvera à Tarlicle Cépha- lopodes ce que nous avons dit de la famille des Uclopodes , et l'arrangement que nous avons donné; elle peut se réduire aux trois genres Poulpe, Elédoa et Oc_ythoé. t'oyez ces mois. OCYTHOÉ. Ocjthoe. Genre institué par, M. Rafinesque dans son Traité de Sontiologie , pour un Poulpe qu'il ob- serva dans la Médiierranc'e , dans les mers de Si- cile ; il le caractérise sur les huit pieds non réunis à la base, et les deux supérieurs ailés antérieure- ment. M. Rafinesque, qui connoissoit cependant le Poulpe de l'Argonaute, ne reconnut pas l'ex- trêuie ressemblance qui existe entre son nouveau genre et le Poulpe : ce lut M. de lilainville le pre- mier qui reconnut l'erreur de M. Rafinesque , et le double emploi qu'elle jetoit dans la science; il communiqua ses observations à M. Leacb , qui eu reconnut la jusiesse : d'où il résuheroit que l'on devroit supprimer l'un des deux j^^enres. Il n'en sera peul-èlre point ainsi, si l'on considère 1 état in- certain de la queslion qui pourroit seule décider. Est-il prouvé que le Poulpe de l'Aigonaule est le construcl.eur de i'éléj^ante coquille danslaquelleon le trouve souvent? i>i on répond allirmativement avec despreuves évidentes, le genre Ocylhoé devra disparoitre; mais cette question, loin d'être réso- lue de cette manière , partage encore les zoolo- gistes; il en est un certain nombre qui , se fon- dant sur ce que les analogies ont de plus proba- Lle , ne peuvent concevoir qu un animal qui n'a point de rapports de lorme et île structure avec la coquille dans laquelle ou le trouve, puisse être le constructeur de cette coquille ; ils ne peuvent s'expliquer comment cet animal, dépourvu de man- teau et n'ayant avec cette coquille aucune adhé- rence musculaire, peut la sécréter aussi réguliè- rement, lorsque le moindre choc peut la déranger et établir avec ses parties ou ses organes d'autres rapports. Il est encore d'autres objections qui tiennent à la manière dont on a observé, car il n'existe d'un côté comme de l'autre aucune ob- servation concluante. Déjà cette question a été débattue à l'article Argonaute; nous ajouterons ce que l'on a dit depuis sur le même sujet : ce sera à l'article Poulpe auquel nous renvoyons. Le genre Ocylhoé ie distingue irès-facilemenl parmi les Octopodes par ses deux bras antérieurs Jargement palmés. Les animaux qui appartiennent à ce genre ont lout-à-fait l'organisation des Poul- pes ; ils portent huit grands bras sur la tète, ces liras sont munis de ventouses alternes sur deux rangées; les bras palmés sont pourvus des mêmes organes dans toute leur lungueur : on ne peut doue établir une bonne comparaison entre ces Lras et ceux des Sèches. Les caractères du genre peuveal être exprimés de la manière suivante. O C Y Corps oblong-ovoide en forme de sac, sans au- cune cxpaiifion natatoire latérale, aucun rudi- ment de corps testacé ; huit bras sur la lêie, les deux antérieurs plus longs que les autres et large- ment palmés à leur extrémité : totis sont munis de deux rangs de ventouses, depuis la base jusqu'au sommet. Il est évident que les Ocylhoés ne difl'èrent es- sentiellement des Poulpes , que par la dilatation de la partie supérieure de la première paire de bras; ainsi leurs rapports dans la classificatioa s'établissent nécessairement avec les Poulpes el les Elédous. S', contre toute probabilité , ilarrivoit que rOfylhoé fût le véritable constructeur des coquilles nommées Argonautes, la classification de ces animaux éprouveroit quelques modifica- tions , et les Octopodes , conservés comme famille, seroient divisés en deux sections, ceux à coquille non cloisonnées , et ceux qui sont constamment nus. Nous ne connoissons jusqu'à présent qu'une seule espèce d'Ocylhoé : ce qui est très-remar- quable, et ce qui peut déiider d'une manière fondamentale de savoir si les animaux sont ou non parasites, c'est que cette seule espèce vit iu- distinclenient dans deux espèces Irès-distinctes de coquilles. OcYTHOÉ de l'Argonaute. OcytJine Argos. O. corpore ot-'ato oblongo , posticè siipemhque sinuato ; hrachus supenonbus majoribus , latè palinatis i colore riibescente , maculis nigresceii' tibus , ininiinis , undiquè aspersis. Pnilpe de l'Argonaute, de Bl.^inv. Malac. pag. Zb3. pi. \. Jig. I. Ibid. Journ. de la Soc. phil. juin 1818. J/g. i. Argonaula Argo. Cuv. Règne anirn. a^ édil. pag. 1 2. Férus. Méni. de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, ioiii. 2. pag. 160. pi. 14. R.vNK.uM, Mérji. d'Hisi. nat. if» décade, Bo- logne, 1820. Nous ne rapportons ici que les principales sy- nonyniies ; les détails que nous avons donnés à l'article de I'Argonaute, pourront très-facilement suppléer à celles qui manquent. L'Ocytboé- Argo est un animal dont le corps est oblong, ovoide , légèrement comprimé de chaque côié , ayant rexlrémité postérieure du corps légèrement re- levé; l'entonnoir est fort long, épais, d'un assez grand diamètre; les huit bras qui couronnent la tête sont divisés en deux masses, de deux paiies chacune. Dans la masse supérieure se trouvent les quatre bras les plus forts : la paire moyenne et antérieure est la plus épaisse de toutes ; elle iVl m m m a * 6i4 OLE se termine par une larj^e menibiane , miuce , ex- tensible, musimlaire, dont le bord iupjrienr est limité dans louie son éleudue par la coiuinuitô du l)rjs , pourvu de ventouses jusqu'à son exln'- initô. 'L'uut le corps de l'animal est revèlu d'un «épidémie assez mince, d\\n rouj^e-vineux , vio- lacé, parsemé «.Uns louie son étendue d'une mul- titude de jietites taches noiiâtres, plus abondantes sur la t'aru dorsale du corps et des bras que sur la lace ventrale. Les ventouses, placées sur deux rani;s, sont alternes et soutenues par un pédicule ^pais; elles s'avancent jusque autour de la cavité bucale ou celle de la base des bras , formant un cercle complet. ("et animal n'est poi dins la Méditerranée, suito ce c[u'il paroi es p, chaudes de cette mer; les pécheurs le rencon- trent habituellement avec une coquille , mais as- sez souvent aussi sans ce corj)s protecteur qu'ils abandonnent au moment du daniier. ODOTROPIS. Genre tout-à-fait inutile proposé par .M. Rali- nesque pour les Hélices cjui eut une dent la- melleuse ou carénée sur la spire à l'entrée de l'ouverture. Ce genre est compris par M. de l'c- russac dans son sous-genre Hélicodonte. /'oy. ce mot et IlLttcE. OLEARIA. Plusieurs anciens écrivains rapportent que l'on employoït uue graude co({uille pour puiser de l'huile, d'où lui étoit venu, d'après son usage, le nom d'O/carùi. Il s'est établi une discussion pour savoir quelle espèce de coqudle on avoit voulu désigner ainsi; Rondelet, lionanni, Aldro- vande, la ligurèrent , et il seroit certain, d'a|)rès eux, qu'on devroit la rapporter au Turbo olea- rius de Linné; mais cela paroit peu probable , car cette coquille, qui ne se trouve que dans la mer des Indes, n'auroit pas été assez répandue autrefois en I;alie pour y être d'un usage général : il est plus croyable que la cotiuille que les An- ciens ont nommée Oleaini étoit commune et ori- ginaire de la .Aléditerrauée. Une seule cocpiillede celte mer semble propre à l'usage de puiser de riiuile; elle est mince, légèie, d'une grande ladle, ayant par conséijuent une grande cavité intérieure, remplissant ainsi la plupart des condi- tions d'un vase à puiser. Tout nous porte à par- tager l'opinion de M. Blainville, (|ue c'étoit le Bucctnum otcuiiuiii de Linné qui étoit consacré à tel usage. Klein, dans son Traité du Conchyliologie , a consacré tous le même nom un genre inadmissi- Jile ,' dam lequel on trouve surtout lo Turbo olcu- nuà du Liuaé, cuaimu type du genre. L T OMVli. Olii,a. Les Olives, comme le plus grand nombre de« coquilles de la famille des Enroulées, présentent sur leur surface extérieure, lisse et polie, les couleurs les plus variées et les plus éclatantes, (^eite circonstance particulière les fait rechercher beaucoup des amateurs , qui mettent queicpiefois des piix fort élevés à quelques-unes d'eutr'elles. (^es coquilles étoient au reste connues des anciens ; j1 n'y a presque point d'ou»rages à ligures où on en trouve quelques-unes plus ou moins lidèle- rnent représentées, lionanni. Lister, Rumphius, Dargenville , etc. , etc., les ont confondues soit avec les Cônes, soit avec les Volutes, et leur ont donné les noms de Rhombe, de Coquille cilyn- dricjue, d'Olive, etc. Gualiieri est le premier qui les ait distinguées nettement dans son Index Tei- taruin y où elles forment , sans aucun mélange , le second genre des coquilles uniloculaires. On ne peut re[)rocher à cet auteur qu'une seule chose, c'est d'y avoir placé la seule espèce de Tarrière qui fut connue alors, ce qui rerics est bien excu- sable. On se demande pourqmi Linné n'a pas aduiis le genre de (îualtieri, et a confondu les Olives avec les Volutes , malgré l'ouvrage d'Adan- son lui-n.ème. F/a grande dillîculté que l'on éprouve à distinguer et à caractériser nettement les di- verses espèces d'Olives explique assez bien poui- quol Linné a rapporté presque louies les espèces à une seule , sou Voluta oliini. L'extrême vaiiation des couleurs, et aussi un peu de la forme, rend compte, d'une manière assez plausible, de l'opinion de plusieurs zoolo- gistes qui ont conservé presqu'enlièiement l'opi- nion Imuéenne , puisipi'ils croient pouvoir rap- porter à un très-petit nombre de types, et à titre de variété, presque toutes li s espèces de Lamarck. (^ette opinion ne nous semble pas fondée sur de bonnes observations ; elle est exajiérée, aussi bien l'o mon conl à spécibei chaque variété pour peu qu'elle présentât quel- que constance. Ici, comme partout ailKurs, le zoologiste doit conserver cette i irconspection it celle prudence nécessaires quand il doit poilcr un jugement. Comme nous l'avons vu précédemment, Linné rangea les Olives parmi les Volutes. Bruguière ne l'imita pas, et il eut partailement raison; à l'exemple tle Gualiieri, il isola complètement ce genre des Cônes et de toute autre coquille ana- K'gue : ce fut entre les Ovules et les Volutes qu'il plâtra ce genre. .M. Cuvier et Lamarck , dans loin i prcmieis travaux , imitèrent prcstpie coinpléle- ment Bruguière dans les rapports (pi'ils donnèrent A ce genre; M. de Roissy, dans le Bujfon d.- Sonni/ii, n'y changea tien aussi: elles étaient, dès celle époqm; , placées dans leurs rappnrtj iialiirels. Lamarck les conlirma et les rectilia encore on créant la famille dci Euruulces, qu'il composa des O L î six genres Ancillaires, Olive, Tarri>M-e , Ovule, Porcelaine et Côue. La famille qui précède et Ile- ci est celle des Columellaires j elle se termine par le genre Voluie : ce qui conserve les rapports indiqués par Linné et Bruguièie. Cette famille des Enroulées fut conservée par Lamarck dans SCS autres ouvrages. M. Cuvier ne l'adopta pas; il lit du genre Voluie plutôt une famille qu'un genre, dans laquelle il en. rassembla ua giand nombre d'aulres à litre de sous-genres. Les Olives sont au nombre de ces sous-genres, ainsi que les Cnlombelles, les Mitres, les IMarginel'es et les Ancillaires. W. de Ferusac, en adoptant la fa- mille des Enroulées de Lamarck , l'a rendue plus n>.lurelle encore en en rejelant le genre Cône; il n'est point lombé dans l'eireur de M. (jivier, ou plutôt de Linné. M. de Blainville composa sa fa- mille des Angistomes à peu près comme JM. Cu- vier son genre Volute; c'est-à-dire , qu'après les 'lanières, les Olives et les Ancillaires, on trouve il s Volules et les Milres qui sont épidermi'es , puis les Marginelles, les Porcelaines et les Ovules qui ne le sont pas, et par la mèoie raison que les Olives. Nous avons vu , à l'article Olivaiue , que JI. Lalreilie a voit coupé en deux familles les En- roulées de Lamarck; les Olives se trouvent dans la première avec les Ancillaires et les Tanières, séparées ainsi des Porcelaines et autres genres très- voisins. L'animal des Olives est rcslé inconnu jusqu'à ces deiniers lemps, et on peut raêii.e due qu'il ne l'est point encore suffisammenl ; car ]Jargen- ville, dans sa Zoojnorphnse , indique un opercule à l'animal , ce qui coniredisoit les observations de M', de Blainville sur une pelile espèce de la Médi - tcrrance, dont il possède un individu seulement. 'S\. de Blainville a caractérisé ce genre de la ma- nièie suivante : CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Animal ovale , involvé ; le mnnieau assez mince sur les bords et prolongé aux deux angles de l'ou- verlure branchiale en une ligule tentaculaire , et tu avant par un long tube branchial; pied fort "rand, ovale , subauriculé et fendu irausversa- fement en avant; lêie pelile, avec une Irompe labiale ; tentacules rapprochés et élargis à la base , renllés dans leur tiers médian et subuh's dans le reste de leur étendue; ;yeux très-petiis, exiernes, sur le sommet du réellement; branchie unique, pecliniforme ; anus sans tube terminal; organe excitateur mâle fort gros, et coquille subcylin- drique, enroulée, lisse, à spire courbe, dont les sutures sont caniculées; ouverture longiludinale, échancrée à la base ; columelle striée obliquement. Les Olives sont , au rapport de plusieurs person- nes, des animaux fort carnassiers. La pêche que l'on'ea fait à l'Ile-de-France le prouve , car , pour O L î rv" en prendre rn grand nom! le, il Mifill de jt.'i-r , dans les fonds où qWcs abondent , des lignes amor- cées de morceaux de chair ; l'animal s'y atuche , et l'on peut ainsi le lircr du l'eau. On a long-temps discuté la question de savoir pourquoi les Olives, cornu e les Porcelaines , ci oient dépourvues de drap marin, et présentaient lou- jouis leur surface exti^ricure po'ie et brillante. S:;chant que les Porcelaines dévoient leur vernis au contact des lobes du manteau qui se déve- lopicul sur la coquille , la couvre plus ou moins con plélement , et dépose sur elle une couche de matière leslacée , on a, par une juste comparai- son , attribué aux Olives une semblable organi- sation. Adanson nous apprend, par l'oliserv.ition di- recte, que les lobes du manteau des Porcelaines sont presqu'égaux : ce dont on reste convainru par la trace linéaire que leur jonction laisse sur le dos de la coquille dans le plus grand nombre des espèces; mai?, pour les Olives, celle ligne dor- sale n'existant jamais, on a cherché à l'expliquer en supposant que le lobe gauche ne dépasse pas la columelle, taudis que le droit, se reployanl: sur le bord droit, convie tonte la surface de la coquille. Mais celte explication peut être fausse, puisque l'observalion directe manque. On pour- roit d'ailleurs faire ure comparaison plus simple : les Margirelles, qui sont très voisines des Olives et des Porcelaines, ont, comme ces genres, une coquille polie par le conlact des lobes du man- teau qui enveloppent la coquille presque totale- ment à la manière de celui des Porcelaines, c'est- à-dire que les lobes sout presqu'égaux ; ils ne laissent cependant sur la coquille aucune trace de leur jonction. Pourquoi n'en seroil-il pas do même pour les Olives 'r* D'ailleurs, s'il étoit vrai, comme le pense M. de Blainville, que ce ne fi'it pas le manteau , mais bien le pied fort grand des Olives qui enveloppe la coquille, toutes ces sup- positions deviendroient nulles. Mais il est peu probable que l'observation confirme jamais l'opi- nion du savant que nous venons de citer, parce qu'on ne conncît point encore de Mollusques dont le pied soit un organe de sécrétion et d'enveloppe extérieure : (es fonctions appartiennent essentiel- lement à la peau et à ses appendii es plus ou moins développées, et les analogies que nous présentent les Marginelles et les Porcelaines sont trop con- cluautes pour attribuer au pied des Olives une fond ion qui seroit une exception unique dans tous les Mollusques. M. Duclos, amateur distingué de conchylio- logie, a réuni des matériaux nombreux pour une monographie des Olives ; son travail , qui n'a point encore paru , est fait d'après un grand nom- bre d'obseï valions , qui ont convaincu de la né- cessite de supprimer un certain nombre des es- pèces des auteurs qui ne sont qu3 des variciés G\G T. I d'e puces (i.'i;, pas les rappoils laute d'un nombre sullisanl c-t bien cLoisi d'individus pour ë(al)br les passages. C'éioit le seul moyen de parvenir à lu distinction de yt- ritables espèces, eu lixant, d'une manière précise, les caractères de chacune, d'après un faraud nom- ])re d'individus et de variétés. Ces variétés étant prises , pour le plus grand nombre, dans les clian- gemeos de couleur, et celle coloration étant en générai liès-variable , il s'ensuit que les carac- tères spécifiques devront être pris de lu lorme , ce qui certainement les peifectionnera. Les Olives vivent en grande abondance dans les mers équatoriales et intertropicales.On en cite une espèce dans la Méditerranée ; mais nous n'avons pas encore en occasion de nous assurer de ce fait d'une manière positive. Il n'en existe plus dans les mers tempérées et dans les mers du Norii, et cependant on en trouve à l'état fos- sile dans les dépôts tertiaires qui couvrent une jiartie de l'Europe depuis la Méditerranée jus- qu'au Nord. La présence de ces coquilles dans tes dépôts est une induction très-forle eu faveur de l'opinion de ceux qui pensent que ces dépôls se sont faits à une température beaucoup plus élevée que celle qui existe actuellement dans les mêmes contrées. Le nombre des espèces vivantes étant acthel- leiuent très-considérable , nous ne pouvons p.is donner la description de toutes : réduit d'ail- leurs à donner toute la conchyliologie dans un si petit espace, nous nous bornerons à présenter quelques espèces dans chacune des sections qui divisent le genre. Ces sections sont fondées d'a- près des caractères extérieurs , pris principale- ment dans la forme. La première coniieut les espèces subulées , étroites, à spire alongée ; la seconde, la plus considérable, renferme les es- pèces ovalaires , à spire peu saillante ; la troi- sième , celles dont la spire est tronquée ou point saillante; la quatrième enfin comprend les espèces dont l'ouverture est très-ample, et dont le canal de la spire ne s'étend pas au-delà du dernier tour. Celle dernière section a de grands rapports avec certaines espèces de Volutes , et semble former un passage des Olives' veis ce genre , comme les coquilles de la ))reinière semblent éta- blir les rapports avec les Turrières et certaines Aucillaircs. I. Olive acuminée. O/ifa acuminata. O. testa élongatà , cylindricâ y alhido cinercn- que marrnoralâ ; Jciscits duahus ,Juii>is ydistanti- (ms ; spiru cjcscrtâ, acuminata ; oie albo. Lister , Coruh. lab. 722. pS- 9- BoNA-vM, Rccr. 7).Jig. 141 RoMUi. Mus. lab. 7k). /Ig. 9. Petiv. Gai. ''"^' "^-- /'8- 'S- O L I Seba, Mus. tom. 7>. tab. 57).JÎg. p.q. KxoRR , Vtrgn. tom. 3. tab. \'].fig. 2 et 5, et tab. 1 8. fig. 1 . 2. Martim, Conch. tom. 2. tab. 5o. fig. 55i — 533. li.vcvi L. ;'/. 368.J7^. 3. Lamk. Aniin. sans icit. tom. 7. pag. 4-J^- 72^ 4«. Oliva acuminata. Ann. ibid. n". 48. L'Olive acuminée a des rapports quant à la forme avec ÏOlit'a Utterjta , qui a été précédem- ment décrite; elle est alongée, cylindracée, as- sez étroite; sa spire alongée esl très-poiolue et conique, formée de six à sept tours assez larges, séparés par un canal fort étroit et eu partie recou- vert. L'ouverture est longue et étroite, à peine dilatée à la base; elle est blanche en dedans, la columelle conserve lu même couleur. Cette colu- melle présente à sa partie supérieure une callosité assez épaisse , qui se continue avec celle qui revêt les tours de spire ; elle est presque lisse dans toute son étendue: elle présente à sa base une large zone aplatie, sur laquelle on compte ordinaire- ment quatre a cinq plis presque égaux, dont le dernier esl cependant très-profond. A l'extérieur, cette coquille est assez variable pour sa couleur; sur un fond d'un gris-jaunâtre, on aperçoit un réseau de linécles brunes, diversement entre-croi- sées. Ces linéoles, quelquefois plus serrées à la partie supérieure des toms, ou se changeant en taches plus ou moins grandes, produisent sur quelques individus une zone transversc assez nette; une autre zone beaucoup plus constante se voit à la buse de la coquille ; elle est ordinaire- ment d'un jaune assez pur, ornée de llammules Inunes assez régulières. Cette co(iuille, qui n'est point rare dans les col- lections , se trouve principalement au Sénégal , et d'après Lainarck dans l'Océan indien et lescôies de Java. Sa longueur est de 1)7 millim. a. Olive subiilée. Oliva nubulata. O. tcità cylindraceo-subul.itd, fusco-plumhej ; basi zouj/iisco rujèscente, tatj et ob/itfua ; an- Jnictuum margine superiorejusco maculato ; oic albo-ccvrulcsccnte. GiALT. Tcn. tah. zZ.Jig. R. R. Mauti.m, Conck. iom. 2. /,//'. 5o. fii- 5^0 i Sfio. Lncvcl. ;^/. 368.A?. 6". .1. A. Lamk. Anim. sans tcrt. tom. 7. pag. 4'J4- n". 49- O/n-a subu/at.i. Ann. ibid. pig. 324. n". 49. Celle cocpiille a beaucoup de rcssuinbltocc avec la précédente; elle est jLm^/'C cylin tracée , lort étroite; sa i>pire est longue et pijuiiu rcjju O L I ment coniqne, formée de sept ;i huit tours assez larj^es, séparés par une suiure caïuiliculée fort éir(jite ; le bord de cette suture est ornée de petites i.iclies liruues asse^ réi^ullères. L'ouverture est f 'Uf^ue et étroite , un peu dilatée à la base , toute blanche ou léf^^èiernent jaunâlre; le bord droit reste mince et Iraïuhant à tous les â,i;,es, il est légè- rement sinueux dans sa lont;aeiir; fa columelle est droite, à peine infléchie à sa base , ordinaire- ment lisse dans sa moitié postérieure , et présen- tant à sa base un large bourrelet blaiu:, sur lequel on compte six à sept plis dont le dernier est plus i;ros et plus profond que les autres. A l'extérieur, lette coquille est d'un jaune-brunàireou d'un brun assez foncé ; elle est sans taches , et sa base est oc- cupée par une large zone fauve cq brunâtre. (]el le coquille assez rare vient, d'après Lamarck, de l'Océan indien; elle se trouve aussi dans les mers du Sénégal. Elle est longue de 5o à 6o mïA. 3. Olive chevillette. 0/ira clufula. (). testa cylindiaceo-suhulatâ y spirâ proini- Vi'iite, acutd ; striis coluniellâ numeiosis. Olwa clui'ula. L.4MK. Ann. loc. cil. pag. SaS. 71'^ 3. Ibid. Aniin. sans vert. toni. j. pag. 440. n°. 5. Sow. Gen. ofshells. n° 3. BasteroTj Bass. tertiaires du sud-ouest de la France , pag. 42. re°. 2. pi. '■i.-Jig. 7. Cette coquille fossile ne manque pas d'analogie avec l'Olive subulée; mais comme tlle reste constamment plus petite, qu'elle a une spire pro- poriionnellenient plus longue, elle peut être distinguée comme espèce. Elle est alongée, étroite; sa spire est subulée , pointue, formée de six à sept tours larges et aplatis, séparés entr'eux par un canal très-éiroit et profond. L'ouverlnre est étroile, fort longue, un peu plus large à la base qu'au sommet; le bord droil est mince, tranchant, et le bord coluinellaire est droit, l(''gèrement incliné sur l'axe. I/a columelle est à peine calleu-ie à sa partie supérieure; elle se ler- riiine laférieurement par un bourrelet oblique^ sur lequel on compie quatre à cinq plis [iresque égaux , dont le dernier est le plus court et le plus profond. Dans les vieux individus , la columelle, ordinairement lisse, se charge de quelques plis courts et subiransverses. Nous possétions un indi- vidu de celte espèce qui a conservé des traces île sa coloration primitive; sa base est jaunâtre, ornée de quelques taches brunes; toute la spire est de la même couleur, mais sans taehes_, et le milieu du dernier tour, d'un blanc-grisàti e , est interrompu vers l'ouverlnre par quelques zones iauves, lungiiudinales. Celle coquille se trouve dans les faluas de la Touraine , dans ceux de Dax et de Bordeaux, et à la Superga près Turin. Les plus grands individus sont longs de 35 luill. L î ^-W 4. Olive ivoire. Ulit>a eburnea. O. testa cilindraceo - cnriicà , albj , .fasciis dual'us purpurcts irderruptis duluntibiis cinctj i spiru proininente. Martini, Conch. tom. 2. tut). '^O. Jig. Soy. Var. b.) Pemtiisalbâ. Martini , Conch. tom. 2. tah 30. fig. 538. Voluta nivea. Gmel. pag. 344^. "°. 22. Lamk. Anim, sans vert. tom. 'j. pag. 408. «°. 5g. Olwa eburnea. Ann. ibid. n° 56. Coquille alongée , subulée , étroile , subcylin- dracée , à spire longue et pointue formée de cinq à six tours assez larges, dont la suture a un canal large et superficiel. Ce canal est bordé , dans la plupart des individus, d'une zone soit continue, soit de petites ponctuations rougeàlres. L'ou- verture est petile, rétrécie à son sommet, dilatée à la base, toute blanche; la columelle est un peu oblique , le plus souvent lisse dans sa moitié supérieure, et garnie, sur le reste, d'un bourrelet oblique, peu saillant , chargé de cinq à six plis presque égaux, qui ont une tendance à s'effacer dans les vieux individus. Cette coquille est ordi- nairement d'un blanc pur; souvent aussi on la trouve ornée , sur son dernier Ituir , de deux zcnes transverses, de taches articulées, soit jaunâtres et quelquefois bruncîtres. Cette petite coquille, que Gmelin croit vivre sur les côies d'Espagne, se voit ordinairement dans les colleclions rapportées de l'Inde ou de l'A- mérique méridionale. Sa longueur est de 20 mill. 5. Olive naine. Olii>a nana. O. testa ejciguâ , ovatâ , cinereo-lit'idl , lineis Juscis aut purpureis undati; spirâ gibbosuld , proinineiite j columella callosa. L'STEi'., Conch. tab. 'fM.Jig. 22. Martini, Conch. tom. 2. tab. 5o.7%'. 545. 544. Encycl. pi. 7)61). fig. 3. a. b. Var. b. ) Testa minore, spirâ vi.v gibbosuli. Martini, Conch. tom. 2. tab. 5o.Jjg. 545 — 547. Lamk. Anim, sans vert. tom. 7. pag. 408. n°. 60. Olica nana. Ann. ibid. n". 5-j. Var. G. ) Testa punctis nunierosissimtsjusco- luteolis oinatâ. Quoique Lamarck ait nommé celle espèce Olwa nana, elle n'est pas cependant la plus petite des Olives; elle est cylindracée , obtuse au som- met , élargie à sa partie postérieure; sa spire est courte, et les touis, assez élargis, sont couverts il'une callosité , blanche ou jaunâtre , qui couvre le canal de la spire, si ce n'est sur le dernier tour ; ce canal , est fort étroit , el assez profond ; l'ouverture est rétrécie à son extrémité postérieure, G',8 O L I i311ai(?e à la base; le bord droit est mince, tian- cliant , d'un brun-jaunâtre , et l'on voi.t se rcpcler à l'inljrieiir la coloration du dehors. La columelle est droite, un peu inclinée sur l'axe; elle est blan- che, calleuse à sa partie supérieure, lisse dans l)resque toute son étendue, et teimini'e, à sju extrémité inférieure , par un petit bourrelet aplati, légcreoient strié obliquement. En dehors celte coquille est d'un blanc - jaunâtre , quelquefois iauve; la partie moyenne de son dernier tour est ornée de liuéoles lrè.s-Oiies, onduleuses , quel- quefois en iîi^zag ei asse^ régulières. Nous connois- sons une variété remarquable, oïdinairement l)lus petite, qui, sur le dernier tour, au lieu des linéoles présente un grand nombre de petits ])oints brnnâties, et à la base de la columelle une tache d'un brun assez vif. Cette petite co- quille vient, d'après Lamarck, de l'Océan araé- licain. La variété s'est trouvée dans rOi:éan austral. Sa longueur est de i5 à ib" mill. G. Olive mitréole. 0/ii^a uiUicola. O. tcstj J'usiJunin-subulaU , /aiugdtj ; spitâ clongatâ , aculu ; coluniallu ban siriaiu , />//- catâ. Oiii>a ntitieola. Lamk. jinn. loc. cit. ii". 4, et toin. 0". pi. ù,ù,./ig. 4. a. h. Ibid. Aniin. s. vert. tant. 7. pag. 440. n°. 4. Petite espèce fort commune dans le bassin de l'aris, principalement dans les calcaires grossiers; c'est une des espèces les plus étroites, et dont la spire est proportionnellement la plus longue. Elle est alongée, étroite, atténuée à ses deux extré- mités. La spire, longue et pointue, est formée de six à sept tours aplatis et as.ez larges: le canal qui les sépare est étroit, mais profond; il est recou- " ert en partie par un petit bourrelet décurrent la base des L'o uvertnre est petite, courte, l)lus lai-ge dans le milieu qu'à ses extrémités; Lord droit est mince, tranchant, et légèrement convexe dans sa longueur; la columelle est un peu arquée, concave, li^se à sa partie supé- ireure, et terminée iiilérieuremeut par un bour- lelet court et oblicpie, sur lequel on compte trois ou quatre petits plis, dont le premier est le plus large et le plus saillant. (-elle petite coquille, toute blanche, polie et Jn-illanle, se trouve à Parnts , Muuchy-le-Châlel, Grignon, Chàteau-Tliierri , Uainerie, Courta- i^uou , etc. ba longueur est do liJ à ao millim. 7. Olive de Laumont. Olii'a laumoiitiana. O- testa Oi>atu-iubulutâ, nitiduUt, subi'ioluLcâ ; cohiiiicllu biist subbiplicatâ. O/wu launioiUiana. L;imk. Ann.loc. cit. n". 5. lljiJ. Aniin. siuts vert. loin. 7. pag. 44g. //". 5. L^Lcti Uilll-rt de la prév.édeu:e par [ lusicurj L I car.ictères essentiels; elle est plus large , plus ven- true; la spire est proportionnellement beaucoup plus courte; le canal des sutures est large, assez profond. L'ouverture est alongée , un peu plus di- latée dans le milieu qu'à la base ; le bord dro t , mince et tranchant, est plus long que le bord gauche. La columelle, légèrement concave dans le milieu , se termine inférieuremeut par un bour- relet oblique, divisé profondément en deux par- lies à-peu-près égales : la première , ou supérieure, présente un gros pli divisé à sa partie supérreure par un autre beaucoup plus petit; la seconde por- tion du bourrelet columellaiie présente trois pe- tits plis parallèles et presque égaux. Cette petite coquille se rencontre dans les sables du grès marin inférieur, à Laumont, à Heau- champ, etc. Sa longueur est de 14 à i5 millim. >* 8. Olive porphyre. Olii'a porphyiia. O. testa magnâ.,albido-carneâ, mfo maculatâ, lincis nifis angularibus omatâ y spirâ basique riolaceo tinctis. yoluta potphyria. Lix. Gmel. pag, 5458. H", iti. GuALT. Test. iab. i^./ig. p- Uargesv. Conch. pi. i3. Jrg. K. FavankEj Conch.pl. ig-Jig. K- K.NORR, Delic. to/n. 4, fig. 4. Ejusd. Vergn. toin. l.tab. lô./ig. I. Martini, Conch. tom. 2. tab. 4O'. fig. 485. 486, eUab. 47- fis- 41)8- Encycl. pi. 5t)i. fig. 4- «• b. Olii'ii porphyna. Aun. du Mus. iol. 16. pag- 5of). W. I . L\MK. Anim. s. rcit. tom. 7. pag. 4'8. n". 1. L'Olive porphyre esl la plus grande et l'une des plus belles du genre. Connue et lecherchée de tous les colleclionueurs de coquilles , liguréc daus un grand nombre d'ouvrages, il ne sera pas nécessaire d'en donner une description complète pour que l'on jruisse la distinguer facilement. Elle esl oblongiie-ovalaire , plus renflée à sa partie su- périeure qu'à l'inférieuie ; sa sjjire est courte, pointue, co:iiposée de huit à neuf tours tros- étroits, séparés par un canal profond bordé de chaque côté, mais fort étroit. L'ouverture, (pu esl Iauve en dedans, est fort étroite, nrquée dans sa longueur, un peu plus large à la base qu'..u sommet ; la columelle , dans presque toute sa lon- gueur, est épaissie par un bourrelet assez, épais, (]ui se termine brusquement eu dehors par des dentelures un peu obliques en demi de scie. C.e bourrelet esl stiié peu profondément en travers; a la base de la coUiuiclle , ce bourrelet esl lermlné |)ar un sillon assez profond. A l'extt'rieur , celle eequille, sui un l'.n;i rjjé-vi jlacé , es! onié«r d'un L,rauJ L I grand nombre de lignes en zigzan;s li-iangnlalres , nettement arrêlces ; presque touips parlent du aommet d'un grand nombre de faisceaux de lignes onduleuses Irès-nombreuses et très-rapprocliées. Ceile coquille vit dans les mers du Brésil et de l'Atuérique nai'vidionale ; on lui donne vulgaire- ment le nom d'Olive de Panama. Elle est longue de 1 1 centimètres , uu peu plus de 4 pouces. ^.9 Olive anguleuse. OUfa angulata. O. testa cylindraceo - ventricosâ , ponderosâ , albido-cinereâ, spadiceo punctatà ; Uneis fuscis, irregiilaribus , transi>ersis j labro crasso , obsolète angulata. Marti.ni , ConcJi. îom. 3. iab. 47. Jîg. 495. 5oo. E.vcYCL. pi. oÇio.Jîg. 6. a. b. Lamk. Anim. sans vert. tom. 7. pag. 420. «". G. Oliva angulata. Ann. ibid. «". 6. Coquille ovalaire, ventrue, très-dislincle comme espèce. Elle est très-épaisse , solide , et parfaite- ment diiTérenciéedaiis sa fora4e par un angle obtus placé vers son tiers postérieur; sa spire est courte, pointue, composée de sept à huit tours séparés par im canal fort étroit ; l'ouverture est fort étroite, presqu'également réirécie dans toute sa longueur ; la columelle est renllée par un bour- relet assez épais , rosé , foiblement plissé dans toute sa longueur , mais dont les plis n'aboutissent pas jusqu'à sa limite extérieure. A la bafe de la columelle il existe deux plis plus profonds que les autres, qui se continuent à l'extérieur. Le bord droit est très-obtus , fort épais, dans le mi- lieu de sa longueur surtout. Sur un fond d'uu gris- jaunâlve, cette coquille est ornée d'un très-grand nombre de ponctuations d'un brun assez foncé et irrégulierement^diîposées : on observe de plus plu- sieurs taches formées par des lignes très-brunes, en zigzags interrompus et très-prof nids , qui ont souvent une tendance à se confondre. Cette coquille, rare et précieuse, vient, à ce qu'il paroît , des mers du Pérou. Elle a 80 miliim. de longueur. < 10. Oi.ivE maure. Oliva niaura. O. testa cylindricà, apice tetusâ , nigrâ i labro exiùs subplicato y ore candido. Lister, Conch. tab. ji?,.fig. 3 ^ et tab. 'jm. fig. 27. Rdmph. Mus. tab. 3f). /îg. 2. GoALT. Test. tab. zj.fg. b. SzB.'L,Mus. tom. 5. tab. 5i.^g. K. b. Knorr, Fergn. tom. 5. tab. l%.fig. 6. Martini, Conch. tom. 2. tab. ^3. Jîg. 472. Htst. Nut. des fers. Tome II. L 1 C49 Encycl. pi. 066. fg. 2. a. b. Oiivamaura.'L&M^. Ann. loc. cit p. "1 1. /?''. 7, Var. b. ) Testa luteo-oln>aceâ , lincis subjliscis perpancis cinctâ. Chemn'. Conch. tom. lO. tab. \fyj.fig. i582. Enctcl. pi. 56'5 fig. 2,, et pi. 366. fig. i. Var. c.) Testa fuh'o-castaneà , bijasciatâ. KxoRR, Vergn. toTii.o. tab. ij.fig. 3. Regenf. Conch. tom. i. tab. i ■ Jig. 2. Martini, Conch. tom. 2. tab. 45. f/g. 474- Var. d. ) Testa Juli>a'rirentc , undatïm fusco maculatà. Mabtini, Conch. tom. 2. pag. ù,-].fig. 5o3. 5o4' Encycl. pi. oiy^.fig. 5. Var. e.) Testa undiquè fuscâ. ÎMartini, Conch. pi. ^y.Jig. 5oi. Var. f. ) Testa Juscà , transverslm lineatl. PiIabtixi, Conch. pi. /fj.fig. 002. Var. g. ) Testa aurantiacâ. Lamk. Anim. s. vert. tom. 7. pag. 420. n". 7. L'Olive maure est une belle espèce trés-variabla dans ses couleurs; il suffira, pour que l'on ea ait une idée, de rappeler qu'elle varie depuis le jaune-orangé jusqu'au brun-noir , et qu'elle y arrive successivement en prenant une teinte d'ua brun clair, puis des fascies transverses d'un brun foncé sur un fond d'un brun-jaunàtre; elle devient ensuite d'un brun presque noir, avec une seule fascie médiane d'un noir intense : elle prend aussi une (einle verdâtre avec des ponctuations éparses, et d'autres fois avec deux fascies transverses, l'une postérieure et l'autre médiane. On recon- noit que ces diverses variétés appartiennent à la même espèce , parce que toutes conservent la. même forme et présentent les mêmes accidens à la columelle. La forme est subc^lindracée; la spire est très-cnurle , formée de cinq à six tours aplatis , dont le dernier est ordinairement relevé au mo- ment où il se termine par l'ouverture. Cette ou- verture, légèrement arquée , est presque partout d'une égale largeur. La columelle est blanche, légèrement ridée dans sa longueur , teintée de rose pâle à la base, où elle est pourvue de trois plis presqu'égaux , obliques et parallèles entr'eux. ('es plus sont carénés vers le boid postérieur. La lèvre droite, assez épaisse, est blanche ou vio- Lîire en dedans. Cette coquille, qui fait rornement des collec- lions, n'est pas rare. Elle habite l'Océan indien, et sa longueur est de 55 à 60 miliim. • II. Olive épiscopale. Oliva episcopalis. O. testa cylindraceà , crassiusculd , albidJ , punctis luteo- fuscis nebulatà y ore vinlaceo. N n na * Gdo O T. I l.isTER , Comh. iab. yip-.yfj'. J. GuALT. Test. tab. l'h-fis-f- Lamk. Anitn. sam vert. tain. 7. pag. A-^- n". 12. O/wa episcopalis. Ann. Wn^.pag. 5i3. n". 12. Coquille cylindioïde, presqiiYjj,alemenl lélivcie à ses deux extrémilés, <;én(5ialeineDl peu variable dans ses oouleius. Sa spire , conique et pointue, est assez alongiîe; elle est t'ormce de six à sept tours aplalils , étroits : le canal qui les sépare est Irès- étrolt et peu profond. L'ouverture est réirccif, légèrement dilatée à la base. La columelle est chargée d'un bourrelet qui s'élar(;it à l'extérieur du sommet à la base; il est blanc, irréj^ulièrc- ment plissé; il est chargé à la base de quatre gros plis anguleux, saillans , régulièrement décrois- sans pour la largeur. A l'exiérieur, sur un fond d'un blanc-gri-àire , en remarque un très-grand nombre de points disposés irrégulièi-emenl , d'un Lruii foncé, et ordinairenent entourés d'une lé- gère teinie d'un jauue-orangé. Dans quel([ues in- dividus les taches, au lieu d'être éparses , se joignent ob.scurénient et forment des lignes on- dulées. Le bord droit est épais, arrondi, obtus, ordinairement blanc , mai^; d'un très-beau violet à l'intérieur. On ne sait où vit celte espèce , qui est assez commune cependant dans les collections. Les grands individus ont 55 millim. de longueur. V. la. Olive veinulée. .Oliva venulata. O. testa cylindraceo-ventricosd , alhido-latcs- cenle; Uncisflexuosis, aiigulalts, J'use o punciatis; spirâ acutâ. Martini, Conch. tom. 2. tab. AG.Jig. 488. EscYCL. pi. ZSi.fig. 5. Lamk. Anim. sans vctt. tom. 7. pag. 422. n". i3. Oliva venulata. Ann. ibid. n". i3. Espèce assez facile ."i distinguer, parce qu'elle est généralement peu variable de couleurs, lille ejt c^lindracée, ventrue; sa spire, conique et assez saillanle, est formée de six à sept tours ; le dernier , d'une couleur d'un blano-grisàtre ou jau- nâtre , parsemé d'un très-grand nombre de points d'un brun obscur, qui ont une tendance à se con- fondre en lignes brisées : ou y voit de i>lus , sur- tout à la partie supérieure des tours, un assez erand nombre de lâches blanches triangulaires, ii; tout inlerrompu, sur le plus grand nombre des individus, par deux zones obscures formées de taches plus foncées. L'ouverture, étroite siipé- xicurement , est plus large et dilatée à la base ; elle est d'un blanc-jaunâire en dedans. La cplu- nielle est légèrement convexe dans sa longueur; fon bourrelet est peu épais , blanc , litsc supéricii- rcmeot, et pourvu à la Laie de quatre plii iiié- O L I gaux, graduellement décroissans depuis le posté- rieur jusqu'à l'antérieur. (.'e;ie coquille, fort commune, vit, à ce qu'il p.iro'u, dans l'Océan des Antilles. Sa longueur est de 4i3 à 5o millim. i3. Olive maculée. Olwa gutiala. O. testa cylindraceo-ventricosd , alhidâ tnacu- li.ijusco'violaceis sparsis; spirâ acutâ , are uu- laniio. Lister , Conch. tab. 'jl.o.Jig. 5. RuMPH. Mus. tab. 59. fig. b". Petiv. Anib. tab. 3.2. fig. 5. GuALT. Test. tab. zh./îg. />. Knorb^ P'ergn. tom. 2. tah. \o.JlgG. 7. Martim, Conch. tom. 2. tab. 4b". fig. 491. 492. Encycl. pi. 568. fig. 2. a. b. Var. b. ) Testa maculis minimisfuscatis con- Jeiits subnebulatà. Var. c. ) Testa nU>idà luteolàve , in medio an- gulatà y punctis obscxiris, ranssimis , sparsis. TjAmk. Anim. sans vert. tom. 7. pag. 4*3. 7^". 14. Oliva gutiata. Ann. ibid. n". 14. Î/Olive maculée est une fort belle espèce , dont rOliveangulaire, Oliva Icucophœa , n'est Irès-pro- bablement qu'une variété. Assez variable dans sa forme, elle se reconnoh toujours à la disposiliou particulière des plis de sa columelle , qui tous, sans exception, sont bifides. La foime extérieure de cette espèce est subcylindracée^ atténuée à ses exlrémilés, et terminée postérieurement par une spire longue et pointue à laquelle on comple six a sept tours aplatis et larges. Ces tours sont uet- lemenl séparés par une rigole large et prolonde, dont le bord extérieur est marqué assez régu- lièrement de petites taches Irès-éiroiles, d'un brun '.rcs-inlense. Ou trouve fort souvent des individus dont le dernier tour, à son tiers postérieur, est ceint d'un angle oblus. ('et accident, qui se re- trouve aussi dans VOlii'u leucopha'a , est déjà une induction l'avorable pour ])enser <|u'elle n'est qu'une variété de celle qui nous occupe ; mais ou en demeurera convaincu si l'on voit les taches , d'un brun-rougeâlie ou violet, qui sont disper- sées à la surince de cette coquille, diminuer successivement de nombre et d'intensité, cl finir pur laisser ti nu le fond blauc-jaunatrc de la co- quille. L'ouverture est étroite supérieurement , un peu dilalée à sa base, d'un beau jaune-orangé à l'intérieur; la columelle est presi|uc droite, et l'on y comple ordinairement cin<| à six gros plie larges et |ieii saillans , cousiamiut ni divisés par un pli plus pclil. l.'cllc espilce uuiarquable vil O L I dans l'Océan des Grandes - InJes et dans celui de la Nouvelle-Hollauile. Les grands individus ont 60 milliin. de longueur. \ 14. Olive (lammulée. Oliva Jlammulata. O. testa cylmdiuceà , liiteis riifis et angulaiis undatjj maculis albis, trigono ■ acutis, transversis, inœqualibus j spirâ acutu. Martini, Conch. tom. 2. tab. à,i^-_fig- 526. Le Girol. Adans. Voyage au Sénégal , pi. 4- /Jg.6. ExLTCL. pi. o6-j.J/g. 5. Lamk. Anitn. sans vert. tom. 7. pag. 424- /»". 17. Olivajlaininulata. Ann. ibid. n°. 17. Var. a.) Testa albicio-carneâ ,Jlammults raris- simis vanegatâ. Var. b.) Testa Jlammulis iiiaximis albidis ornatà. Var. c. ) Testâjliscits tribus cinctâ. Var. à.^ Testa Juscâ , maculis triangularibus albidis omutâ. Var. 6.) Testa Jbssili , cylindraceà } aperturâ hasi angustiore. Coquille Irès-variable et cependant toujours asâez facile à reconnoître. Elle est oblongue, cy- lindracée, à spire assez saillante et pointue, coin- posce de six à sept tours fort (^iroiis ; le canal de la suture est un peu élargi , et bordé , dans le plus grand nombre des individus, d'un rang de petites îaciies d'un brun foncé. L'ouverture est étroite , un peu plus dilatée .à la base iju'au sommet ; elle est blanche en dedans. La columelle, légèrement convexe, est dentelée dans toute sa longueur, les plis sont égaux , si ce n'est à la base : on en lemarque deux 2./ig. 1. a. b. Lamk. Anim. sans vert. tom. 7. pag. 425. n°. 20. Olifa litterata. Ann. ibid. n". 20. Grande et Iielle espèce d'Olive cylindracée, étroite , à spire longue et pointue , dont la suture est formée par un canal assez large et profond. L'ouverture est longue et étroite , presque droite , un peu dilatée à la base ; le bord droit est obtus , marqué de taches brunes dans sa longueur ; il est d'un très- beau violet en dedans. La colu- melle porte à sa partie inférieure et moyenne un bourrelet blanc, peu épais, subplissé dans le mi- lieu, el présente à la base quatre plis, dont les trois inférieurs sont égaux et parallèles, t.indis que le supéiieur, plus large à son extrémité in- terne, est constamment bifide. Cette coquille, sur un fond d'un cendré-vio- làlre , quelquefois jaunâtre , est ornée d'un grand nombre de petites linéoles anguleuses, et, de plus, de deux fjscies trasverses formées de lignes d'ua beau marron , interrompues , et qui tranchent agréablement sur la couleur du fond. On remar- que encore , et placées indistinctement sur toute la superficie , quelques flammules triangulaire» blanchâtres, bordées de brun. Cette grande espèce, qui vit dans l'Océan des Grandes lades, a quelquefois 70 millim. de lon- gueur. 16. Olive écrite. Oliva scripta. O. testa cylindraceâ , reticulo tenui^uho colo' rata i , fasciis characterum J'uscorum obsolelis j spirâ brevi j ore ccerulescente. Enctcl. pi. ZGi.Jig. 4- «• ^• N n n n a * G5: O I. I Var. 1'.) Spiià claiiorc. Lauk. Anim. sans vert. tom. 7. pag. 435. 71". 21. Olii>a scripta. Ann. ibiJ. n". 21. Vùr. c. ) Testa pallidiote ,Jasciis fuscis des- tUuià. E-pice qui , par sa coloraiioo , se rapproche un peu de la pn^oédenle, mais qui eu dillùre par la forme, et surtout par le raccouriissemenl de la s;)ire. Elle est c^lindracée , plus large poslérieu- r.jmeul qu'antérieuremeal; sa spirè^ est courte, les tours eu sont étroits , et le canal qui les sépare est très-lari;e et assez profond. Le bord externe de ce canal est orné d'uu •;rand nombre de petites taches d'un brun foncé, qui ordinairement se bi- furque eu deux linéoles à la partie supérieure du dernier tour. L'ouverture est fort étroite, un peu iirquée et dilatée à la base; elle est d'un blauc- violatre ou grisâtre eu dedans. La columclle est kVèrement convexe; elle présente, à partir de » )n tiers postérieur, un bourrelet biancliàire fine- nient pllsié dans sa longueur. A la base de la co- liimelle on remarque cinq plis inégaux, dont le premier, plus large et plus oblique, est bifide, les autres sont parallèles et très-fins. A l'extérieur, cetle^ espèce présente, sur un fond Drunatre ou jaunâtre, un grand nombre de linéoles d'un fauve- tirua, qui ont une tendance à se confondre : deux larges fascies, formées de lignes interrompues, d'un brun foncé, parcourent transversalement le dernier tour. La première variété se distingue par une spire plus longue, mais la seconde' est plus remarquable, en ce qu'elle odre des linéoles Lrunas eu zigzag sur un fond jaunâtre, et man- que entièrement des deux fascies de linéoles en forme de caractères. Celle espèce , assez commune , vient , à ce qu'il paroît, de l'Océan de l'Amérique méridio- nale, et a 45 millim. de longueur. • 17. Olive tricolore. Olwa tricolor. O. testa cylindraceâ , albo luteo-vindiqiic sub- îessellatini maculutû; zonis diiabus aiit tribus viridibus cinctâ; spirâ brevi , variera tu. Listeh, Conch. tab. 'jZ^.fîg. 26. GuALT. Test. tab. i^.fig. L. [,. n. Martini, Conch. tom. 2. tab. ifi. fig. 5n. a- Enctcl. pl.^iÇtb.jig. 4. a. b. Lauk. Anim. sans. vert. tom. 7. pug. ^-zj. 71». 22. Olwa tricolor. Ann. ibid. pag. 3lC. n\ 22. Var. a. ) Trstù minore., albido-hilrsc-nlc , macttlis nunurosissimts , distinctis, griscis it au- ranciacis adspersj. O L I Var. b. ) Testa virescente , niaculis triangulu- ribiis albidis luteo maigmatis oinatj. Cocpiille cylindracée, presqne aussi large an sommet qu'à la base, à spire très-courte, formée de cinq à six tours rapprochés, distingués par un peut canal très-étroit, et remarquable par les iac.hes jaune -orangé et verdâlre dont elle est ornée. L'ouverture est étroite, légèrement arquée dans sa longueur, blanche, quelquefois violàtre; la columelle, chargée dans sa longueur d'un bour- relet épais, est d'un jaune orangé, brillant à sa base. On remarque dans sa longueur quelques pli» obscurs, et à la base, trois plis principaux fort larges^ bilides et généralement fort aplatis. A l'extérieur, cette coquille, assez variable pour la couleur, est le plus ordinairement d'un fond blaïu- bleuâlre, sur lequel sont dispersées en grand nombre de petites taches d'un j.iunc-orangé et verdâlre. Sur cette surface extérieure sedessineiit deux zones transverses, d'un vert assez foncé, dont l'une est médiane et plus étroite, et l'autre postérieure. Des variétés que nous avons indiquées , la première est remarquable par son fond blanc, et les taches nomlireuses verdâircs et d'un beau jaune-orangé dont elle est irrégulièrement cou- verte; la seconde n'a presque j)lus de taches, mais on y remarcpic de larges zones longitudinales , interrompues à des distances inégales par des llamniules blanches, triangulaires, entourées de jaune-orangé. Cette espèce habite l'Océan des Grandes-Indes, les côtes de Java, de Timor, etc. Sa longueur est de 45 millimètres j8. Olive sanguinolente. Olwa sanguinolente- O. tcstd cylindraceâ , Uncolis rtifo-fuscis in fundo albo tenuisstmè reticuUitJ ; zonis duabus fuscis cinctâ ; columellà aurantio-rubrâ. LisTER, Conch. tab. J^Q.Jîg. i8. Seba, Mus. tom. 3. tab. 53. fig. h. i. Martini, Conch. tom. 3. tab. 4Q./ig. 5i2. 5i3. Lamk. Anim. sans vert. tom. 7. pag. 4^6. n". 23. Olifa sanguinolenta. Ann. ibid. n'>. zZ. Var. b. ) Reticulo lajro. En examinant attentivement les raradères de cette espèce, et après les avcir comparés a ceux (le l'Olive triciilrc, nom avons reconnu (lu il n'exist it aucunes dillétiiices londaïueiilalcs; len plis de la columelle, ipii sont cons'ans d.ms leur iormc dans chaque rspèces, sont iJeniiquenicnt les mêmes dans celle qui nous occupe : les dillé- icnces (jui se monlrcnl sont loul-a-fait dans U cdloralion cxtéiiciiii'. Nous avons vu en «pioi elle consisloit dans l'Olive tricolore ; dans celle-ci , elle est principalement composée do lignes onduleuic ou eu zigzag, piu:i ou luuiui lioct ou rapprocbévs. O L I tniiiôt d'ail bruQ-vei-dâtie, Ijordées de fam-e on d'ovan'^é, et laiilôt d'un brun plus faucd siiv un 1 >nd Jjlanc ou grisâtre, et interrompues, dans la jilup.irt des individus, par deux fascies transverses, brunes, qui occupent précisément la même place (j'ie dans l'Olive tricolore. Un des caractères dislinctifs que l'on a dû donner à l'Olive sangiii- uolenle, consiste en ce que la base de la colmnelle est ordinairement d'un rnuc;e-arant^é trcs-lonce; mais ce caractère est loin d'être con>lynt , et l'on Ironve des individus qui , à cet ét;ard , ne dilîère ni nullement de l'Oiive tricolore. Nous jiensons donc (|iie les diflérences que Lamarck avait lei^ardées c mime s[)écifiques , ne peuvent être consid('rces .ictuellemement que comme d'une moindre valeur, ei l'on devra admettre avec nous l'Olive sangui- nolente à titre de variété de la tricolore. j,-jg. OuvE funébrale. Olwa funebralis. O. testa cyUndraced yjlavidd ; macidis olivaceo- fuscisj spirà bievij ore albido. Martim, Conch. toin. a. tab. i\^. fig. 480. 481. Lamk. Anini. sans vert. toin. 7. pag. 4-7- «^ 26". Olwa funebralis. Ann. ibid. n°. 26. L'Olive funébrale est une coquille c^ilindracée assez courte, à spire obtuse; les tours en sont étroits, et le caijal ne reste ouvert que sur le dernier tour, étant couvert, sur ceux qui pré- cèdent, d'une callosité brunâtre qui le remplit. L'ouverture est étroite, blanche en dedans; la columelle, également blanche, est chargée de plis inégaux et nombreux dans presque toute sa longueur. Les plis de la base sont au nombre de quatre : le premier, qui est très-large , est plus oblique que les suivans , et divisé, à son origine, en trois petits plis inégaux; les quatre autres plis de la base sont graduellemeut décrois- sans. A l'extérieur, cette coquille est peu variable; sa coloration consiste en taches angulaires, brunes, sur un fond d'un jaune-verdâtre , traversé par deux fascies d'un brun foncé, et irrégulièrement découpées sur leur bord. Celte coquille, assez commune dans l'Océan des Graadea-Iades , a 35 à 40 inillim. de longueur. 20. Olive da Pérou. Oliva penwiana, O. testa ocatâ , subocntricosâ , albidi ; punctis fusco-ruhiis , acervatïru undutis; spiru bievi , inu- cronatà j ore albo. Enctcl. pi. 567. fig. 4- a. b. Olii>a periifUma. Lamk. Ann. Inc. cit. n°. 28. Var. b. ) Eadem , intensiùs coloratâ. Lams. Anim. sans vert. toin. 7. pag. 43 7 O L î G53 Var. r. ) Testa itndiquè lioLiceJ. Var. d. ) Testu longitudinaliter Jlisciis Jtiscis nrmita. Var. p. ) Testa undiquà bruneà , nuiciihs nii- 7iimis , liins , sparsis. Var. f. ) Testu maculis numerosioribits. Var. g. ) Testa alhido-viohiceàj luaculis luiiue- rosis, in lineas longitudinales coiifluentihus. Var. h.) Testa lineis rubro-J'uscis longiiuJi- na ihus fulgurara. Oliva senegalensis. Lamk. Anim. sans vert, tom. 7. pag. 4:i8. «"• 2q. Ibid. Ann. pag. 5 18. n'^. 2q. Dargenv. Conch. pi. \?). fig. S. Favanne , Conch. pi. \g.fg. R. E.vcYCL. pi. 7164. Jig. 5. Var. i.) Testa supemè injlalà , subangulatA. Var. j.) Testa con[formi , supernè acutè angu- latâ ; spirâ plana , conicà. Il est peu d'espèces aussi importantes que celle- ri pour l'ctudc; elle rassemble des variétés de formes et un grand nombre de variétés de cou- leurs , et il sudiroit de ce seul exemple pour faire sentir aux conchyliologues que si ces caiactères sont utiles pour la distinctions des es|.icces, il ne sont pas tellement fondamentaux qu'on doive se contenter d'eux seuls, et rejeter tous les autres, comme cela s'est fait le plus habituellement jus- qu'ici. Il faut au contraire, dans ces espèces si variables , rechercher dans leurs diverses parties celles qui n'éprouvent cjue peu ou point de modifi- cations , et s'en servir pour tracer les principes d'après lesquels les distinctions des espèces doivent se faiie. Lamarck a voit donné une variété de cette espèce comme type d'une espèce particulière , et lui imposa le nom d'Olive du Sénégal, quoiqu'elle ne s'y trouve jamais; aujourd'hui que l'Olive du Pérou est devenue très-abondante dans les collec- tions, il a été possible d'établir une série de variétés dans laquelle l'Olive du Sénégal vient prendre naturellement sa place. L'Olive qui nous occupe est glandiforme, plus élargie vers la spire qu'à sa partie antérieure; l;i spire est peu prolongée, conique et pointue, formée de sept à huit tours assez étroits, séparés à la suture par un canal assez profond, dont les bords sont tranchans. L'ouverture est assez large, un peu oblique e,t dilatée à la base; elle est blanche en dedans, quelquefois un peu violacée. La columelle a une forme constante, quelles que soient les variétés de forme et de couleur que prenne la coquille; elle est blanche, presque droite, termi- née inférieurement par un large bourrelet chargé de six a sept pilj transverses, presque égaux : ce 654 T. I boui-felol est couroniu; :'i si parlie supurieure par U[i large pli apUti , divisé à sou orij^ine en deu\ et quelquefois en trois plis plus petits. Enliu , lu Louri'clet columullaue , qui, dans la plupart des individus , ne remonte guère au-delà de la moi- tié de la longueur de l'ouverture, présente quel- ques plis asse;; vari.ible par le nombre , et (jui s'eflacent coraplélement dans les vieux indu'iduj. Les variétés de coloration sont très-nombreuses; elles commencent par des tonds unis d'uue seule couleur, tan;ôt d'un violet plus ou moins foncé, tantôt rosé et souvent d'un brun plus ou moins intense, soit interrompu par quelijues faseles longitudinales, blanchâtres, soit d'une couleur uniforme. Sur ces diverses colorations qui |)euveiit servir à autant de séries de variétés, se moulrenl d'abord quelques ponctuations brunes ou rou- g'itres, irrégulièrement éparses , puis des ponc- tuations plus nombreuses, mais toujours obscures; sur d'autres individus, elle se montrent très-nttie- ment, deviennent plus larges et ont une tendance à se réunir en lignes longitudinales brisées; dans d'autres iiKlividus, ces lignes longitudinales sont moins interrompues, elles sont nombreuses ei serrées, et on reconnoît facilement à leur structure qu'elles sont produites par la réunion des ponctua- tions, (^es lignes deviennent moins nombreuses, s )nt oiiduleuses, (ruebiiiefois fortement en zi^/air ; Il • I- HO' elles prennent une teinte lerrugineuse et sont sou- vent bordées d'une nuance violâtre. Outre cette série de variétés, 11 en existe une autre non moins étonnante, qui se montre dans la forme : cerlaiDs in lividus se montrent plus obtus et à spire plus cjurte <(ue d'autres. Il en est quelques autres qui , à l'en.iroit de la plus grande largeur de la coquille , présentent un angle très-obtus, et on voit succes- sivement cet angle devenir de plus en plus ai[;u , eu passant par des modifications individuelles presque insensibles : c'est alors (jue l'on voit avec surprise une coquille glandil'orma ollVir une spire aplatie , régulièrement <;oiiii(ue , et une forme , en un mot , semblal)le à celle d'un cône. Mais ce qui prouve matériellement que cette forme dépend d'un même type , c'est que les individus qui la présentent odrent absolument les mêmes séries de variétés de coloration que ceux qui conserveut la forment la plus ordinaire. Celte coquille ne s'est trouvée jusqu'à présent que dans les mers du Férnu , où elle paroit fort abondante. Les plus graads individus ont ()5 aiill. de I OUgUÊL ^ai. Olive marquetée. Olii'a tessclluta. O. teslj cyltndraccû , lutcâ ; guttulis riolaceo- fuscis spursts i S/jirâ brevi , callosà ; ure nulaci'O. LiSTEB , Conch. lab. j2i./ig. ti. GuAtT. Tett. tah. -ili. Jlg. t. Maktini, Conch. loin. a. t,ib. i^iô.fig. 490. 494. O L I EscYCL. ;'/. 368. /Ti". i. a. b. Lajik. Anini. sans vert, toin.'j.pag. 400. n" 33. Olii^a tessellata. Ann. ibid. m" 7)8. Très-jolie petite coquille , l'une des plus faciles à reconuoîlre dans le genre, étant, à ce qu'il paroît, moins variable que la plupart des autres. Elle est cylindracée , à spire généralement peu saillante, pointue. Le canal qui en sépare les tours est peu profond, et ne reste ouvert que sur le dernier; sur les tours précédens , il est couvert par une large callosité^ d'un blanc jaunâtre. L'ou- verture est fort étroite, d'un beau violet; la colu- mclle est de la même couleur, si ce n'est à la base , où elle est blanche. Ou remarque dans sa longueur ()uel([ues plis qui se terminent brusquement. A l'extérieur, cette espèce est d'un jaune tantôt hiancb.itre, tantôt orangé , et persemô de taclies assez grosses et peu nombreuse , d'un beau violet. Cette coquille n'est point rare; on ne sait quelle est sa patrie. Les plus grands individus ont 5u mill. de long. . 22. Olive carndole. Oliva carneola. O. testa cylindraceâ , luteo-aurantia , suhjas- ciatù j spirj obtus j , semica/Zosà j orc aîbo. Martini , Conch. tom. 2. tab. ^Q.Jig. 490. Voluta carneola. Gmel. pag. 3443. n" 24. Encycl. pi. %65. ^g. 5. a. b. Lamk. Anini. sans. tert. tom. 7. pag. 4Z1. n" 3g. Olii'a carneola. Ann. ibid. pag. 531. tj» 09. Var. a. ) Testa indiqué aurantio-violacea. Var. b.) Testa in rnedio uniangulatâ, aurantij. Var. c. ) Testa costulis duahus transfeisisalbê- dts cinctâ . Var. d.) Testa maculis triangularibus fuscis fancgatJ. Nous pourrions noter un plus grand nombre de variétés; nous iodiiiuons les principales. Cetie coquille est ovale, assez ventrue, à spire très- obtuse , t'> con verte, si ce n'est sur le dernier tour, d'une callosité blanchâtre qui cache le canal étroit de la suture. L'ouverture est très-éiroite, légère- ment dilatée à la ba:>e; elle est blanche en dedans, et la lèvre droite est épaisse et obtuse. La couleur qui domine à l'extéiieur est l'orangée plus ou moins intense. Celle couleur passe ordinairement au violet vers le sommet, ot elle est souvent inter- rompue sur le milieu di- la coquille par une zone moins foncée , quelquelnis blanche. Il existe dj celte espèce (|uelques variétés reuiar(|uables ; 1 une d'elles est presque partout violette , une autre partout d'un jaune-orangé très-pur, et pourvu, dans le milieu d'un petit cordon blanchàire légèrement saillant. On trouve assez fiéquemoicn^ O L I des individus qui au lieu d'une seule Cote saillante en ont deux paiallèles , rapprochées sur le milieu du dernier tour. Ces côies, que nous avons eu oc- cjsion de remarquer df'jà dans d'auiies espèces , ne doivent être considérées acluellemeut que (o-nme des accidens individuels , et non comme devant servir à la distinction des espèces, ainsi que La^uarck l'avoit fait pour qnetques-unes. Une va- M>'té non moins remarquable que celle qui pré- lède, et qui pourroit Inen être ]irise pour une esiiàce distincte, si on ne trouvoit quelquefois les desx colorations réunies sur un même individu , i: insiste eu un réseau de lâches onduleuses d'un i'iiin foncé, interrompues par des (laminules trian- f^'.larres, tantôt oranf;ée3, lanlôt jaunes. C(;tle cdquille ne prend jauiais un f^rand volume; les [ilus j^iands individus ont 20 niill. de lon};ueur. Un la trouve assez coramiuu'mcnt dans l'Océan indien et jusque dans les mers de la INouvelle- lloilandc. 20. Olive ispidule. 0/i\>a ispidula. O. testa cylindraceâ , angustâ , colore l'aiiâj spirà prominulu y acutâ ; orefuscato. Volata ispidula- Lin. Gmel. pag. 3442- «" 23 • Var b. ) Testa albâ , maculis pawis viuluceo- S'tscis insigiiiiâ y zona cœruleo-violaceâ iiijrà spiram. Seba, Mus. tom. 3. tsh. 53. fig. x. Knorr, Vergn. tom. 3. tab. M^.Jig. 3. Martini , Conch. tom. 2. tub. 49. fig. 5a4. 525. Var. c.) Testa albâ , zonis duabiis rel tribus cœmleo-J'uscis. BoN.\NNi^ Recr. o. /îg. 36g. RuMPH. Mus. tab. 'b^.Jig. 7. Petiv. Gaz. tab. 5q.//g. 8 . et ^mb. tab. 22. fio-- 7- M.\RTiNi, Conch. tom. 2. tab. 4^. fig. 55o. Var. d.) Testa J'aluo-latescente , violaceo gut- tatâ. Martimi, Conch. tom. 2. tab. ù,a orioli. Aun. ibid. n" . 41. Ea examinant altenlivement les fip;nres cÏK'es par Lamarctk. dans roiivra<;e de Mailini , nous avons de la peine à nous persuader tiu'elles re- pr(?sente en elf'et l'Olive oriole : une seule lii;ure repri^senleut bien celte espèce, c'est celle de riiii- C3clopcdie. Cette coquille est peu variable, ob- longue, obtusej elle est plus large à son exin'- niiié postérieure qu'à l'antcrieure ; sa spire est peuprolong(?e, pointue, composre de sept à huit tours très-rapproclu's , et distingués entre eux peu- un petit canal Irès-étroit et assez profond. L'ou- verture est assez ample, légèrement arquée d;iDS sa longueur ; elle est toujours blaiu he en dedans. La coluinelle est légèrement courbée ; elle est munie, vers sa nullié inférieuie, d'une callosité assez épaisse, blanche, légèrement plissée su|)é- i-ieurenieni. A sa base on remarque constamment quatre plis obliques, dont le premier, plus large, est bifide à son origine; les trois arilrcs sont p.i- rallèles , obliques et graduellement décroissans. La couleur extérieure de cette espèce est piu variable : certains individus sont d'un brun-mar- ron, sans aucune tache, présentant rarement quel- ques fascies traasverses très-obsures ; d'uulies, sur un fond également brun, laissent a|ierrevoir nn grand nombre de ijcliles taches plus foncées, irrégulièrement éparses. Otte coquille, assez commune , vit dans l'Océan indien. Sa longueur est de 55 milliin. zf). Olive Liatule. Oliva hiatula. O. testa ventricoso-cnnicâ , albidà vel cineten- ca-ru/escente, vents flexunsis fuscis undatà; spirù proniinente , aculà ; ore injernà putulo. An Gu.^LT. Test. lab. -J-li. Jig. 55? Kncycl. pi. 368. fig. 5. a. b. Var. b.) Testa minore , macu/is paivis pallidè fuscis notatà. Lister, Conch. tab. 729.//^. 17. Adans. Séncg. pi. A.Jig. 7. L'Agaron. Mai\tini, Conch. tom. 2. tab. 5o.Jig. 555. Volula hatula. Gmel. pag. 3442. n". 20. Lam». Anim. sans vert. tom. 7. pag. 435. 71". 5ï. Oliva hiatula. Ann. WnA. pag. 325. n". 52. Testa Josst/i. Oliva pUcaria. Lamk. Ann. du njus. tom- 16. /«i,'. 327. /;■'. ï. O L î IlnJ. Anim. s. vert. loc. cit. pas. 43o. n". a. Lamarck avoit bien reconnu la grande analogie qui existe entre l'Olive liiaiule et l'espèce fossile qu'il nomma Oliva vlicaria. Il n'est pas douteux que s'il eût eu à sa disposition quelques individui dans l'un et l'autre état, qu'il auroil lacilement reconnu leur identité parfaite. L'Olive hialule eit une coquille alongée , un peu ventrue dans le niilien , atténuée à ses extrémités; sa spire e«t IfïBjueet pointue; les tours, assez larges, sont pour- vus à leur base d'un bourrelet blanc -27. Olive ulricule. Oliva utricula. O. testa ovatâ , anterius ventricosà , cinereo- ccerulescente y basi zona obliqua , luteâ , Jusco ftammulatâ y spirâ conoideâ , acuiu y coluinellà ^allosCi , aWâ. Lister, Conch. tab. 'j-£h.fig. 10. Petiv. Gaz. tab. ^Q-fig- g. Dargenv. Conch. pi. lo. fig. m. Favanne, Conch. pi. 19. fig. e. 3. Knorr, Vergn. tom. 2. tab. \l.Jig. 4- 5. Martin-1, Conch. tom. 2. tab. 5o. fig. 54i. 542. 554, et tab. ii./ig. 565. 566. Voluta utriculus. Gmel. ^dû^. 344i' ^°- 19- Encycl. pl.'^Sô.J'ig. 6. a. b. c. Var. b.) Testa mediofascià albâcinctâ. Chehx. Conch. tom. 10. tab. i.^j. Jîg. 1069. 1570. Laîik. Anim. sans vert. tom. 7. pag. 433. n". 46. Olwa hitenla. loc. cit. Tz". 5o. Olwa utnculus. Ann. ibid. pag. 325. n°. 46. L'Olive utricule est une espèce commune dans les collections. Elle prend un volume assez consi- dérable, mais elle est généralement peu variable. ("ette coquille a des rapports avec l'Olive du Brésil. Elle est large et renflée vers sa partie pos- térieure , plus atténuée à l'antérieure ; sa spire est assez longue et pointue. Ce qui la rend très- remarquable, c'est que les tours , assez larges, sont occupés par une callosité arrondie et tres-polie, tantôt blanche , tantôt rosée ou violàlre. Le canal de la suture est très-étroit , et en partie re- couvert par la callosité. Ti'ouverture est très-ample Rtst. Nat. des Vers. Tome II. O L I 6^7 et un peu plus di'alée à la base qu'au sommet ; le bord droit reste mince et tranchant à tous les âges; il est parfaitement blanc en dedans, et la colu- melle est de la même couleur. La columelle, à la partie supérieure , est chargée d'une callosité considérable qui se continue avec celle qui couvre les tours de spire. A sa partie inférieure , oa trouve une large zone qui desrend obliquement, et qui est divisée en cinq plis presqu'égaux , apla- tis et un peu tranchans. A l'extérieur, cette co- quille est tantôt d'un gris cendré plus ou moins loncé , parsemé d'un grand nombre de taches obs- cures qui, à la base de la coquille, sont rempla- cées par une zone de taches brunes, longitudina- les, irrégulièrement crénelées. La variété notée par Lamarck est remarquable par la fastie blan- che qui parcourt son dernier tour. 11 existe une autre variété ordinairement brunâtre, et l'on en cite une troisième dont les ponctuations sont d'ua brun foncé ; mais nous croyons que cette dernière est produite par une altération artibcielle. Celte espèce est fort commune daus l'Océan indien, à Ce_ylan , etc. Elle a Çio millim. de lon- gueur. \!Olii)a luteola de Lamarck a été faite sur le jeune âge de celle espèce ; il faut donc la sup- 28. Olive du Brésil. Olwa brasiliana. O. testa turbinata; strigis longitudinalibus , rec- tis, altemathn ulbidis et pallidè fuh'is; lineolis fi-iscis, capillaribus , transversis y spirà latâ, de- pressa; colamellâ supernè callosâ. Chemx. Conch. tom. 10. iab. \.\j.Jîg. loS'J. 1368. Lamk. Anim. sans lert. tom, 7. pag. 453. ra°. 40. Olwa brasiliana. Ann. ibid. n°. 45. Coquille fort extraordinaire par sa forme , ayant plus l'apparence d'un cône ou d'une volute que d'une olive. Elle est oblongue , turbinée , conique, plus large au sommet qu'à sa base ; sa spire e.U courte, large, déprimée; une callosité épaisse, d'un blanc-jaunâtre ou grisâtre, cache la suture des premiers tours ; le canal qui se montre sur le dernier est large et assez pri'fond. L'ouverture est ample, triangulaire , terminée à la base par une vaste échancrur limbe poli l'extérieur est large , non divisé, d'un brun-roux. La columelle est blanche, concave dans sa lon- gueur, chargée à sa partie supérieure d'une large callosité blanche, épaisse, qui s'étend assez loin sur la partie supérieure de l'avaDt-dernier tour; la base de la columelle présente trois plis très- oblifjues, dont le dernier est le plus profond : le boid droit est mince et tranchant; à son extré- mité supérieure il est détaché de l'avant-dernier Oooo * 6^8 O L I Uiur pjr une l'LhanciuiG lilan<;ulaire , profonde. A l'exU'jieiir , celle coquille est d'un blaiic-<;ii- sâtre, interrompu par des zones longitudinales, Jrrc^giilièremcnt espacersis/ulfo- ^fiiscis ornatà , punctis pallidè cœruleis ad- spcrsâ. Olii'a bicincta. Lamk loc. cit. n°. 33. ExCTCL. pi. 7>6Ji./ig. ). a. b. Var. b. ) Testa cinei-e , lineis J'uscis intei- riiplis aiigulatis urnatà. Var. r.) Testa albido-cinereâ , lineis Jiiscis Jh-xuosis undatû. Olii'a undala. Lamk. Inc. cil. n". 3i. Lister, Concli. tab. -j/iO.Jig. 29. Martini j Conch. tom. 2. tab. ù,-j. fig. 507. 5o3. Chemn. Conch. tom. 10. tab. 147. fis. i3-3. 1375. ' EnCTCL. pi. ZG^.^g. 7. (7. b. Cette coquille est ovoïde, également atténuée aux deux extrémités ; la spire est très-courte , cjnelquefois enfoncée et en partie cachée dans les vieux individus, qui ressemblent par là à quel- ques lîulles ; les tours sont 1res - resserrés , et distingués entr'eux par un canal extrêmement étroit. L'oovcrtnre est fort longue , aussi lirge au sommet qu'à la base ; elle est blanclie en de- dan.? ou légèrement violàlre. La columelle est un peu arquée dans sa longueur dans les vieux individus ; elle présente à son extrémité poslé- rieuie une callosité épaisse qui cailic une grande partie de la spire ; elle est presque lisse dans toute sa longueur. A la base on remarque (pielqiics plis qui sont le plus souvent au nombre de trois piiu- tipaux : le siijiéiicur est le plus large, et son bord droit conduit à une très-grosse callosité si- lure à la partie antérieure et inférieure de la coluaielJp. Cette callosité, qui est ordinairement brune à »oa sommot, cii, coujointeœt-nt avec la O L I forme du pli columellnire , le caractère le plus loudamcutal pour reconnoitie cette espèce , et en ramener à un même type les diverses vaiiétts. La lorme est peu variable. On voit des individus un peu nlus ou moins ventrus , et cela lient sou- vent à l'âge; mais lea couleurs sont va;iables, et c'est d'après elles que Lain.irck avoit fondé les trois espèces que nous réunissons en une seule. (Quelques individus sont d'un gris plus ou moini p.Ue, passant quelquefois au brun, et couverts d'un grand nombre de petites taches brunes ; d'autres sont pourvus sur le dos de deux bandes transveiscs, quelquefois interrompues d'un brun assez foncé. Ces deux bandes existent quelquefois sur des individus qui , au lieu d'être couverts de petites taches, le sont de grandes lignes ondu- leuses plus ou moins serrées. Ces lignes onduleuses, sur un fonds gris lorsque les deux bandes trans- verscs n'existent pas, constituent une des plus belles variétés de cette espèce , variété dont Lamarck avoit fait son Olive ondée. Cette espèce est fort commune dans les collec- liouo ; ou la rap|iorle ordinairement de l'Océan des Iodes. Les plus grands individus n'ont pas plus de 2 pouces de longueur, 55 millim. OLIVAIRE. Olii>aria. La seizième famille des Mollusques gastéropodes des l'ectinibranches deM. F>atreille {Famillesnat. du Règne anim. pag. lyS) est nommée ainsi; elle est formée anx dépens de la famille des En- roulées de Lamarck, et elle contient les trois genres Olive, Tarrière et Ancillaire. M. Latreille caractéri.sa cette famille de la manière suivante : La coquille est cyliudrico-ovalaire ou cyliu- drico-cônique, avec la Clavicule très distincte; l'un des lobes du manteau recouvre seul la co- quille. Cette dernière partie de la caractéristique est la seule importante ; elle explique pourquoi les coquilles de cette famille sont toujours lisses , polies et brillantes. D'après ce caractère, ces co- (juilles ne sont pas les seulesqui auroieul pu entrer dans la fa.-nillc des Olivaiies; si nous «n croyons Adansnn, son genre Porcelaine (.Marginel le Lamk.) devroit aussi en f.iire partie, car l'animal recouvre aussi sa coquille avec son manteau ; dont le lobe droit eit toujours court et le gauche assez long pour couvrir la presque totalité de la coquille. Un aut.e genre que l'on ne peut séparer de celui là est le genre Volairc. Ainsi , selon notre manière de penser, si l'on conservoit lu famille des Olivaires, on devroit y réunir les deux genres que nous venons de citer, et pour la renilre plus naturelle encore, il faiidroil y joindre les l'i)rcolaine.s et le» Ovules; car, dans ces genres, le lobe gauche du mantenu est aussi le plus grand. Dans ces divers genrc.1 .ilors , en supposant , comme nous le croyons, que le caractère tiré du œaiilcau »til O M A siiffi-iant, il n'y anroit de didéi-ence que da plus ou moins de développement de la paiiie caraclt'- i-isanic : ce qui indique toujours des lappoits nalurels. OLYGIRE. 0/ygira. M. Say a proposé depuis lonp;- temps un genre auquel il donne ce nom pour quelques coquilles démembrées des Hélicioes de Lamarck.Fondésur un caractère d'une très-foibie importance, ce genre ne peut êlre adopid. Voyez IIélicise. OMALAXE. Omahixis. Lamarck, àa.n% S3. Description des Fossiles des erii>iro?is de Paris, ainsi que dans les Animauic siins J'ertèdres , a vonhndu , dans son genre Ca- dran, des coquilles qui n'oni avec lui qu'une analo- gie éloignée; leurs caractères, tout particuliers, nous ont déteraiiné à faire de ces coquilles un g,enre à part, auquel nous avons donné le nom d'Omalaxe. Ce sont des coqudies fossiles, pla- norbulaires , dont l'un des côtés est plus plat, et dont les tours sont souvent disjoints un peu à la niacière de ceux des Siliquaires ou des Vermets, mais avec celte difl'ércnce que leur disjonction a lieu dans le sens horizontal , et jamais daus le sens longitudinal. Les axes sont largeaient découverts, et tous les tours despire s'y voient irès-dislmcte- nient. L'ouverture préscn'e aussi des parlicu- laiilés remarquables; ordinairement dilatée , son bord droit s'avance en une sorte de languette détachée par une eeliancrure assez profonde inférieurement et supérieurement. Ces caractères ne s'accordent certainement avec aucun de ceux des Cadrans , ni avec ceux d'aucun autre genre connu : il est donc nécessaire de séparer en genre distinct les coquilles qui les oiï'rent. Les caractères génériques sont les suivans : CARACTEEES GENERIQUES. Coquille discoïde, planorbulaire , à tours de spire quelquefois disjoints ; ombilic profond, ca- réné sur le bord; l'ouvcrttire longitudinale, sub- triangulnire, un peu dilatée; bord droit mince et tranchant , séparé profondément par une écban- cruie intérieure et supérieure. Nous ignorons si ces coquilles étoient pourvues d'un opercule; si elles en avoient un, il esta présumer qu'il éloit corné comme celui des Sili- quaires. Nous avions pensé d'abord à rapprocher ce genre des Cadrans; mais en considérant l'irré- gularité souvent répétée des tours de spire et leur disjonction, nous croyons plus convenable de le mettre en rappcjrt avec les Vermets, les Sili(|uaires elles Magiles, dans la famille que ^L Cuvier uoiaine T'tbulibrauches. O Î^I A Gôg 1 . Omalaxe disjoint. Omahixis disjunctus. Nob. O. testa discoideâ ,lœi>igatâ , latè umbilicatl , siibtiis plana , insuper convexà y idtinio arrfractit raldè carinato , disjuncto ; uinbdico serrato. Solarium disjunctum. Lamk. Ann. du Mus. tom. 4. pag. 54. n°. 8. Cette coquille fort singulière a l'aspect d'un petit Planorbe; sa face supérieure est tout-à-fait plane, l'inférieure est légèrement convexe, et la jonction de ces deux surfaces se fait à la limite du dernier tour, qui est fortement caréné. L'ombdic est profond, infundiliforme. On y compte facile- ment tous les tours de spire, etson bord extérieur, qui le recouvre en partie, forme une carène très- aigue, linement dentelée. Cette carène se conti- nuant sur les tourssulvans, tourne en spirale dans l'iiilérieur de l'oinbilic. Le dernier tour est disjoint dans une plus ou moins grande étendue, et ordinal - rement dévie assez fortement de la ligne spirale des autres. Cette disjonction n'a rien de régulier. Après avoir eu lieu à un certain âge, il arrive quelquefois que la partie du dernier tour qui avoi- sine l'ouverture vient s'appliquer de nouveau sur l'avant dernier, laissant ainsi une anse complète- ment détachée. L'ouverture est petite , à bord mince et tranchant , triangnlaire , terminé infé- rieurement par un angle très-aigu, angle qui cor- respond à la carène de l'ombilic. Son bord droit, assez saillant , est séparé du gauche, du côté de la spire , par une large échancrure. Le bord gau- che , entièrement libre, est droit, fort mince, et produit , à sa jonction avec le bord droit, une échancrure moins profonde que l'autre. Cette coqudle est particulière au calcaire gros- sier parisien. Elle a 10 millim. de diamètre. On la trouve à Gtiguon, Courtagnon, etc. 2. Ojialaxe à deux faces. Omalaxis bifrons. Nob. O. testa discoideâ , utroque umbilicatù , Lei'i- gatà , dorsn rotundalà, supernè subcannatâ j an- fiactibus im'olfenttbus ; umbilico aiigusto , can- tuilo , piqfundè serrato. Cette espèce est parfaitement distincte de la précédente. Elle est discoïde , comprimée de chaque côté , régulière , lisse , arrondie sur le dos ; sa face inférieure, qui est plane, se termine à sa circonférence par un angle très-obtus ; les tours sont nombreux , embrassans , ce qui est cause que la coquille présente un ombilic de chaque côié. Du côté de la spire il est très-aplati, et ses bonis dentelés sont immédiatement appliqués. L'ombilic véritable est fort étroit, assez profond; son bord ex- térieur est tranchant, caréné , prolondément dé- coupé en dents de scie , et le recouvre en gran(!e partie. Le dernier tour n'est que très-rarement dis- joint ; l'ouverture qui le termine est un peu dibT'e, triangulaire, oblique, à bord droit tres-ramce et C o o 11 * tCo O ]\I B fjrtsailLiiit. Cette coquille est li^se; on remarque seiilemeni ((uelques accrnisiemens iird^ulieis. Elle se trouve avec lu jirJciideuie , niais elle est beau- coup plu< rare. Les f^rands iadividus n'out pas plus de 8 milliiD. de diamùlre. O.MALE. Oma/.i. Quelques espèces de Tellines sont lt'gèremer!l iuéijuivalves. Schumaclier, daoi son lissai d'un 7witt>euu système, etc., a proposé de l'ormer de ces espèces un o;enre auquel il a donné le nom de d'O/iia'd. Un tel genre ne peut supporlerle moin- dre examen, et par couscqueut doit être rijelé. T^ojcz Tei.line. OMBILIC. Oa nomme ainsi l'ouverture plus ou moins grande qui se voit dans un certain nombre de coquilles spirales à la hase de l'axe ou de la colu- inelle. Nous avons traité de cetle partie à l'article Coquille, auquel nous renvoyons. O.MBRELLE. Ombrella. Quoique Bruguière ait commis une faute en f^lablissani son genre Acarde, du moins on ne peut lui reproclier d'y avoir rapporté la coquille pa- lellil'orme connue de[)uis loninis oculaires noirs, et fort petits, sont placés antérieurement à la base de ces tentacules ; sntr'eux , et toul-à-fait sur la ligne médiane, qui des( 3 bifurqu linge antérieurement en une sorte de trompe tendue à sa partie supérieure , et dans laquelle ou trouve un petit organe mâle de la génération. Au côté droit de cette (rompe , on remarque un enfoncement profond dans lequel vient aboutir le canal commun des organes femelles de la généra- tion. En continuant à suivre la fente médiane, on trouve, à son extrémité au-dessus de la lète, une membrane peu épaisse qui se prolonge assez bas , et qui représente les tentacules bucaux. Lorsque la tête est saillante, ces tentacules forment deux petits paquets, foliacés de chaque côté, de cette masse bucale. Comme dans les Apiysies , la masse bucale des Ombrelles contient des plaques cornées, ru- gueuses, qui tapissent l'intérieur de la bouche; dans l'intérieur de cette bouche se rendent deux canaux foris courts, qui parient de l'extrémité antérieure d'une glande salivaire jaunâtre, en pla- que subquadrangulaire , située sur l'œsophage et la partie postérieure de la masse bucale. L'œso- phage est assez court ; il se plonge à la partie in- férieure et en dessous de la masse viscérale; il se dilate peu à peu en uu estomac membraneux , O :■! B GG - I tou,-a-l,,a , - est enveuipi se trouve une légère saillie qui descend vers l'échancrure, et qui bientôt se bifurque, se pro- forme, dont la partie supérieure jiar le foie. Cet estomac se ter- mine postérieurement par un cul-de-sac vers lequel se dirigent les vaisseaux biliaires, qui, réuuia eu très-grand numbie, y pénètrent dans plusieurs grandes cryptes situées dans le voisinage du |)ylore. Uu intestin cyliudracé, assez gros, jiari de la face supérieure de l'estomac, fait plu- sieurs circonvolutions dans le foie, qui est très- gros et très-épais, se porte antérieurement, de- vient superficiel, traverse obliquement d'avant en arrière la masse viscérale, et vient se termi- ner sur le côté droit, à l'anus llottant, a l'extré- mité postérieure de la branchie. j ^Les organes de la génération sont situés sur Je I côié droit et antérieur de l'animal, où ils sont ' enveloppés dans une poche péritonéale particu- lière; ils ressemblent beaucoup à ceux des Aply- sies. Ou trouve, pour les organes femelles, un grand ovaire jaunâtre , qui s'éiend sur les parties postérieure et latérale gauclie du foie. De son e%- trémité latérale droite part un oviducle assrz épais- dans sou milieu , extrêmement atténué à ses exirémilés, plusieurs fois infléchi sur lui-même , et toujours d'un gris-noirâtre. Ce premier ovi- ducle aboutit à la base d'un organe jauni, tourné en spirale à son extrémité postérieure. Cet organe, que nous avons trouvé rempli d'œufs, est le se- cond oviducte, ou ce que M. Cuvier nomme matrice dans les Hélices : cet organe se termine antérieurement par un canal charnu , ployé sur lui-même, vers le milieu duquel aboutit le canal d'uue vésicule copulatrice. Cette vésicule ressem- ble assez bien à celle des Aplysies; elle est assez grande, molle, subsphérique,' et le canal charnu qui en part est assez court. Le canal de la ma- trice et de la vésicule, réunis , s'avancent anté- rieurement et dans l'épaisseur de la peau, pour s'ouvrir dans le fond de la cavité du sillon anté- rieur que nous avons déjà indiqué. Sur la jonc- lion du canal de la vésicule de la matrice se trouve une glande assez épaisse, d'un tissu très- serré, arrondie, qui, bien vraisemblablement, est le testicule; à sa partie latérale droite et su- périeure on trouve un épididyme , en forme d'un petit sac alongé , tortillé" sur lui-même. Nous n'a- vons pu, jusqu'à présent, trouver le canal déférent qui se termine probablement comme tlans les Aplysies. Le cœur est placé vers la partie médiane du dos et presque transversalement; il est formé, comme dans tous les Gastéropodes, d'un ventri- cule charnu et d'une assez grande oreillette; l'o- reillette reçoit les artères branchiales , et le ven- tricule donne naissance à deux aortes assez con- sidérable : la distribution des vaisseaux n'a rien de bien particulier dans ces animaux. L'anneau œsophagien, dans les Ombrelles, est assez large; il ic disiingue assez facile.-ncnl,, au- 66i 0MB dessons de la glaude saliraire, par sa conlenr, ordinairement d'un roujie assez foncé. On Iroiive réunis, par une lar<;e bande trausverse, supérieure, deux ganglions assez gros, légèrement dtlacliés à leur bord interne ; ils sont assez profondément l.i- fiJc-s: de leur extrémité inférieure parlent deux filets latéraux qui aboutissent à une paiie infé- rieure de pelils ganglions; des nerfs nombreux , qui se rendcnl à laniasse biicnlc et aux tentacules, parlent de cliaque coté de l'extrémité de la bande nerveuse transverse supérieure : les lilels qui s'é- cb'appenl des ganglions eux-mêmes se rendent les uns dans les viicèrts delà digestion, les autres aux aiiiscles du pied , et quelques filets se dirigent vers le cœur el les branchies. Le ganglion, du côté droit , fournil une grosse brancl.e qui, après avoir traversé la glande salivaire à laquelle el!e donne m passant quelques filets, se dirige vers la masse des organes de la g 'néralion dans le-quels elle se ilisiriLue. Les ganglions inférieurs sont plus pciiis que les supérieurs ; ils fournissent aussi un très- grand nombre de filets qui se jettent priiicipalc- inenl le long de l'œsopbaj^e, dans la partie infé- rieure de la masse bucale : tes filets sont très- nonibieux et. forment uu lacis ou ua plexus con- sidérable. Le système musculaire , dans ces animaux , ne diflère que très-peu de celui des autres Gasléro- jiodes nus; les filires musculaires du pied remon- tent sur les parties latérales et forment une exca- vaiion assez profonde pour loger les viscères. Ces fibres , après avoir remonlé lalérale.Tienl , vien- nent perrer la peau circulairemenl , derrière l'origine du manteau , et s'instr( nt sur le disqne intérieur de la coquille. Un assez grand nombre de petits muscles, très-grêles, en forme de ban- tieletle, se fixent autour de la masse bucale et fe rendent ensuite à la partie épaisse de l'enve- loppe niusculo -cutanée commune, et ont jrour usage de retirer la tête en arrière. Les détails d'organisation que iNI. de Rlainvillc a donnés sur ces animaux éloient exacts , mais in- complets; nous en exceptons rependant ceux re- latifs à la position de la coquille, el nous avons lie la peine à concevoir l'opinion qui en résulte de la part; d'un homme aussi profondément insliuit que l'est ce savant. Il est trop évident que l.i co- quille des Ombrelles doit être placée sur le des et lion sous le pied , et nous en avons d'ailleurs donné assez de preuves pour que nous croyions peu néces- iaire de combattre en détail une pinion que son uuieor a sans doute rejelée aciuellemen D'après les détails anatomiques que nous venons de donner , les Ombrelles doivent (aire partie des (iasléropodesmon('iques,elleursrapp«rtss'établis- >enl par analogie de coquille avec les Siphonaires, • t doivent entier, non dans la famille des Aply- nes, mais former avec ks riciiioLrttmLts et les O -AI B autres Mollusques qui ont une brancliie surle côié droit, une famille pariiculière qui se rapproche- roit de cette dernière. CAB.^CTEHES CENERIQIES. Corps ovalaire, épais, muni d'une coquille dorsale (inférieure d'après 31. de Blainville ) , à pied très -ample, lisse et plat en dessous, débordant de toutes paris, échancré antériei:- reinent et atténué en arrière ; tête disiincie , saillante, dans le fond d'une cavité en eniounoi', située dans le sinus aniéiieur du pied; qualie lenlaculcs : deux supérifurs, épais, courts, tronqués, fendus d'un côté, lamelleux iran>- versalement à l'intérieur; deux aulres minces, eu forme de crêtes pédicnlées , insérées ai;x côtés de la bonche ; branchies foliacées , dis- posées en cordon, entre le pied et le léger re- bord du roanieau, le long du côté droit tant antérieur que laiéral ; anns après l'extréu.iié postérieure du cordon lirancliial. Coquille eslerne , orbiculaire , un peu irrégu- rescjue plane, légèrement convexe li dessus, Manche, avec une peûie poinie apicia e vers son milieu, à bords tranchans; sa suilace interne élant un peu concave et ollrant un disque calleux, coloré et fauve, enfoncé au ecnlre , tl entouré d'un limbe lisse. Ou ne rapporte encore que deux espèces à ce genre que M. de Blainviile nomme Gaslroplace , et au(|uel il convient cependant mieux de conser- ver celui d'Ombrelle, donné anlérienremt ni. I.ea Ombrelles sont des cocjuilles peu régulières, non symétriques, ayant le sommet excenliique peu prononcé, duquel parlent quelquefois des côles rayonnantes, obtuses, sensibles, surtout dans le jeune âge. Des stries conccntiitjucs , peu sensi- bles, indiquent les accroissemens ; elles sont tou- tes blanches au-dehors ; en dedans se voit nue grande tache d'un fauvc-lriin j lus ou iiioirs b.ncé , qui n'est point au cenire de la coquille, mais dont le centre correspond au sommet ; une impression musculaire bien évidente entoure celle tache. Elle n'est point régulière, comme celle des l'atelles ou des Cabochons; elle n'est 'mêam point eu fer à cheval ; elle est interrompue dans un sei'l endroit, qui correspond à la Itnie an- térieure du pied, au fond de laquelle se trouxe la bouche. Celte pnsilion de la coquille explique assez l'excentritité du scmmel de la tache inié- rieurc et de l'uiipression musculaire qui l'entoure, par la position des branchies rejetécs à droite, comme toutes ces parties, par la place qu'occu- pent ces branchies et le sillon qu'elles remplisseni; la face supérieure du pied s'en trouve diminuée de ce côlé d'une manière fort notable , ce qui cor. lespcnd à l'endroit le plus étroit du litnbe de l.i coquille. O I^I B I. Ombrelle de l'Inde. VmbieUa indica. U. testa subtils concafiusciilâ y disco stnis radunitibus distmcto. Patella iimbrellutci. Gmel. pag. 5720. «». 14G. Chemn. Conch. tom. lo. tab. l6g. Jig. l543. 1 J4b". Fa VAN NE, Conch. tom. I. ^z^>. 5. T?^. H. I-A"»iK. y^nini. Sct7is i'cit. tom, G. p^^S- 34j- O N C 063 les boids. En he d'tiM biuii- UeI iNv. Traité de Malacol. pag. 474- P^' 44- Celte espèce devient forl grande , et sa co- quille , que l'on connoît dans ie commerce sous le nom de Parasol chinois, ressemble à une f;raude Palellc irrégulière, obscurément rayonnée. Elle est sillonnée irrégulièrement par des accrois- semens plus ou moins multipliés; elle est dépri- mée , sou sommet est subcentral , ordinairement jieu marqué, ayant une tendance à s'iucliuer à gauche. Cette coquille est toute blanche en de- hors; en dedans, elle présente au centre une Lrge tache brune, rugueuse, circonscrite par une i'npression musculaire, étroite, superficielle. Assez irrégulièreoient découpée sur les bords , cette impression est d'un brun-jaunàtre, pâle, qui disparoît insensiblement vers les bords qui sont entièrement blancs ; le bord est mince , tran- chant, irrégulièrement onduleux, et présente sou- vent sur le côté droit une ondulation plu.s pro- fonde. Cette coquille, rare et recherchée dans les col- lections, a dix au onze centimètres dans son grand diamètre. Elle se trouve dans l'Océan indien : c'est son animal que M. de Blainville a vu et dé- 2. Ombrelle de la Méditerranée. Vmhrella tnedUenanea. U. testa complanatâ ; disco pagina in ferions non radiato j margine antico projundi'jlexuoso, L.^MK. Anim. sans vert. tom. G. pag. o^'h. n°. 2.. Cette espèce se distingue très-facilement de l'autre, non-seulement par son animal qui nous a servi pour la description que nous avons faite , mais encore ])ar la coquille qui reste constam- ment beaucoup plus peliie. Cette coquille est ovale-oblongue , patelliforine , très- déprimée; son sommet est excentrique, assez saillant dans les jeunes individus et dans ceux bien conservés, évidemment tourné en spirale et incliné à gau- che et postérieurement. A l'extérieur, cette co- quille est subrayonnée et couverte de rides con- centriques , assez régulières , qui indiquent les accroissemcns; elle est d'ua Wanc-jaunâtre, pas- isant au brun au sommet e dedans, elle présente une la rougeâtre plus ou moins foncé , légèrement ru- gueuse, mais non rayonnée , ciioonsorite par uae I impression musculaire très-étroite, et partout con- tinue. Au-delà de cette impiession la coquille prend une nuance moins foncée, qui passe in- sensiblement au blanc, qui est la couleur du bord; celui-ci est mince, tranchant, llexueux dans toute sa longueur, mais particulièrement à sa partie antérieure, où il présente une inllexion très-pro- fonde. Cette espèce , assez rare dans la Méditerranée, se trouve surtout sur les côtes de Sicile. Les plus f;rands individus n'ont que 52 à 53 millim. dans leur grand diamètre. OMPIIÉWIE. Rafinesque a établi sous ce nom un nouveau genre qui est trop peu connu pour qu'on puisse l'adopter ou le rejeter définitivement. (^Journ. ds Phys. tom. 88. pag. 424. ) U indique deux es- pèces qu'il ne décrit pas, et les caractères géné- riques sont, à ce qu'il nous semble, insulTi^ans. Ce genre seroit un démenbrenient de quelques Palu- dines dont l'ombilic seroit légèrement ouvert. OMPIIISCOLE. Le genre Omphiscole a été crée par Rafinesque pour quelques coquilles qui appartiennent proba- blement aux Lymnées, dont elles se distingue- roient , d'après cet auteur, par une lame saillante , détachée de la columelle. Ce caractère, dont on ne pourroil apprécier la valeur qu'en voyant les espèces qui peuvent le présenter, nous jiaroît d'une trop foible importance pour nécessiter la création d'un genre qui a été justement rejeté par M. de Blainville et la ijluparl des auteurs, yoj. Lymkée. ONCIÎIDIE. Onchidium. Buchanan le premier proposa ce genre dans le? Transactions de la Société linnéenne de Londres {tom. b. pag. i55). Ce fut un Molhisque terrestre pulmoné qui vit sur les bords du Gange qui servit de type à ce genre; malheureusement Buchanan n'observa pas cet animal assez complètement pour ne point laisser de doutes à son égard , et la ligure qu'il en donna ne peut suppléer à ce que la des- cription laisse d'incertain : il ne seroit point étonnant, d'après cela , que l'on ait commis quel- ques erreurs , soit en rapprochant de ce genre des animaux dillérens , soit eu établissant de nouveaux genres pour des animaux semblables; il sera diffi- cile de reconnoître ces erreurs avant que l'on ait fait de nouvelles observations sur l'animal de Buchanan. W. Cuvier a cru pouvoir rapporter au genre Onchidie un Mollusque marin trouvé par G64 O N C O N G i\' ■in à riîe-;1e-Franre; mnis d.ins re ra;ipro- | posiiioh relative de ces org.ines , il existe de» :aient il est probable que M. Cuvler a été dans ( ruppoiis cuire les Péronies on Onchidies et les l'erreur. Quoique la difi'érence du milieu habile soit assez {grande pour entraîner des modifications assez notables, ce ne seroit pourtant pas un raolif suffisant pour rejeter les rapports indiqu(?s par M. Cuvier. Ce qui seroit plus déterminant, ce sont les diflérences qui existent dans les organes de la génération ; les sèves sont séparés dans l'Oncbi- die de Bucbanan, ils ne le sont pas dans l'Onrbi- die de Pérou: c'est d'après ce motif que JJ. de I51ainville a cru nécessaire de former un nouveau ^enre avec l'OncLidie de Péron, auquel il a donné le nom de Péronie. ( Voyez ce mot. ) Dans sa manière de voir , M. de BUinville ne le laisse pas dans les mêmes rapports, d le rapproche des Doris; ce genre ne seroit donc point pubnoné , comme on l'avoit cru , ou bien .Al. de Blainville réuniroit dans ses Cyclobranches des animaux branchifcres et d'autres pulmonés. Des animaux de genres très- voisins, peut-être même appartenant à im seul, ont servi à W. de Ferussac pour l'établissement de son genre Vagi- nule {^voyez ce mot ) , et à M. de Blainville pour celui qu'il a nommé Véronicelle {rojez également ce mot) ; et il seroit possible que tes deux genres fussent non seulement semblables entre eux , mais qu'ils fussent aussi le même que celui de Bûcha- j nan. On voit, par cela seul, combien des obser- | valions bien faites sont nécessaires pour jeté quelque jour sur ces iMoIluiques et arri opinion qui attendre du Oochidores, et à ne considérer que ce seul ca- ractère, et abstraction faite de ceux plus impor- lans tirés des organes de la respiration, les rap- ports proposés par M. de Blainville seroient justes et devroient être conservés; mais pour cela, il faudroit d'abord, que les Onchidies fussent vérita- blement cyclobranches, et c'est ce que M. Cu- vier nie de la manière la moins équivoque. CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Corps ovalaire, bombé en dessus ; le pied ovale, ép;iis , dépassé dans toute sa circonférence par les bords du mauteau ; quatre tentacules comme dans les Doris, outre deux appendice labiales ; organei de la respiration, formés par des arbuscule très- petits, disposés circulaireœent et contenus dans une cavité située à la partie postérieure et médiane du dos; anus également médian à la partie iiilé- rieure et postérieure du rebord du manteau; les orilices des organes de la génération très-distans et réunis entr'eux par un sillon extérieur occu- pant toute la longueur du côté droit. D'après ces caractères ([ue nous empruntons au Traiié de Malacologie de M. de Blainville , on ne peut se refuser d'admettre avec lui qu'il existe des rapports très-grantls entre ce genre et les Doris ; jeter I '' "'-'" dillèie que par la dislance qui sépare les leurs ' deux issues des organes de la génération. Cela fait ...ppÔns'dans la série. Il est' donc très-difficile, I justement supposer à pnon une dilVérence très- pour ne pas dire impossible, de se former une considérable dans 1 arrangement intime de ces ■ " " soit hors de discussion ; il faut tout "''^anes. On ne connoit encore, dans le genre de emps et de l'observation. M- ^'e Blainville, qiie la seule espèce qu il a M. Cuvier, dans la seconde édition du Rogne iniinal , a conservé le genre Onchidie dans les •apports qu'il lui avoil donnés dans ses premiers | travaux: dans une note, il fait remarquer les changemens que M. de Blainville a apportés à ce genre, et persiste à le conserver dans son entier dans le Dictionnaire des Sciences naturelles et dans le Traité de Malacologie sous nom d'Onchidore de Leach. Nous renvoyons, pour plus de détails, aux ouvrages que nous ve- en tête des Pulmon KÉS et MoLLCSQUES. P'oyi nons de mentionner, n'ayant pas l'animal pour le décrire ONGULINE. Ungulina. les veux ONCIIIDORE. Onchidons. Un Mollusque nouveau observé par M. de Blainville dans la collei;ti(.n du Muséum britanni- que lui servit de type pour un nouveau genre <|n'il caractérisa dans le Bulletin de la Société philo- matique, 181G, et (|u'il rangea avec les Doris dans "erussac I Ce genre a été créé par Daudin , et publié Li I première fois par Bosc dans le BufTon de Détcr- \ ville i il fut bientôt après consacié , car .M. de , Roissy l'ûdoi ta en le rapprochant des Biicardes . dans le BuJJon de Sonnini; enlin, Laraarck ne . tarda pas lui-même à l'adopler aussi; on le voit I dans la famille des IMactracécs entre les Erycineset I les O.issatelles dans «es tableaux de la Phylosophie -a famille des Cyolobranches. M de Ferussac l'a 1 zoologique. Depuis lors presque tous le» auteurs adopté dans ses Tatdeaux systématiques , et l'a ' de conchyliologie admirent ce genre ; I.amarck, '" ■ . .. I ■ ' dans ses dillérens ouvrages, toujours dans la mèma famille et les mêmes rapports que nous venons d'indiquer ; I\I. Cuvier no le mentionne pas; M. de Ferussac le laissa dans les rapports indiqués p.- .• I/amarck, mai» avec un point de doute; M. d'.' Blainville avoue no pasccnnoiire asscr ce genre mis en rapport avec les Doris et les Polyceres. ftl. de Blainville , dans son Traité de Malacologie, considère ce genre par ses caractères particuliers comme intermédiaire entre les Doris et les Pé- ronies. Sans doute nue par les caractères emprun- tés aux organe» de la génération, ou plutôt à la pour ONG ponr le placer conveuableraeni : d'après cela on ne peut considérer comme dcfinitive la place qu'il lui fait occuper dans son Traite de Mala~ fologie à la fin de la famille des Coucliact'es, qui conlieut presque tous les j^enres des Conques , des Wactracées et des Corbuk'es de Lamarck. M. La- ireiUe a conservé absolument les indications de Lamarck. On voit en efi'et , dans ses F, qui oui eu tU'et de la lesîcniblunce avec OPE un opercule spiral ; il plucï ce genre avec les Pla- nnrl'ulines dans sa section des Amnionoides de la famille des Hélicoslègues. Nous n'avons point adopté, à notre article Céphalopodes, les rapports iiidiipiés par M. d'Orbigny : nous av.>iis fait re- marcpier que les Opercubnes avoicnt la dernière loge percée contre le retour de spire, absolument comme les Assilines et les Nonionines , el qu'elles dillér ieni en cela d'une manière Irès-nolable des Piaiiiilines el des rlanorbulines (jui onl l'ouveiture en f'enle latérale et subiuféneure. M. d'Oibigny ayant, selon nous, attribué liop d'iniporlance a l.i forme extéiieure, qui ne donne ordinairement que des caractères trompeurs , nous avons cherché à établir d'au'res rapports fondés sur la structure, et c'est pour celle raison que nous avons fait en- trer le genre qui nous occupe dans la première seciion de notre famille des Naulililormes. M. Iksicrol, qui a décrit une espèce de cegcn'c dans son mémoire sur les Terrains tertuii es du sud- ouest de la France, l'a confondue avec les l.eniiculites : ce (jui prouve que cet observateur en avoil assez bien senti les rapports. Les Operculines sonl de petites coquilles dis- coulales, très-aplalies , dont tous les louis sont visibles de chaque côlé; ordinaMemcnl symélri- quos el Irès-régulières , elles se contournent quel- quefois avec râ;»e, comme cela a lieu, au reste, dans certaines Nummuliles. Les chiisoiis sont nom- breuses , serrées , subrayonnantes, oïdinairenicnt arquées dans leur longueur ; la dernière est tou- jours percée à son eNtréinilé inférieure d'une ou- verture ronde exiiémement peliie. PendanI long- temps on ne connut qu'une seule espèce fossile dans ce genre : MM. Quoy cl G.iymard en ont rap])orlé plusieurs, vivantes, de la Nouvelle- Hollande, et il eu existe une aussi à Madagascar. 1 . OiTBCvLi NE aplatie. 0/»crrw//'/j<7 cotiiplanata. O. testa orbiciilatâ , ulroque latere depressissi- rrid , spiratj; arijuictihus liitis , simplicihus; lucu- lis nuiiiernsis , arcuatis ; apirtuni iiiiniiiij, rvtun- dalii , synietncâ , infcnore. D'OniiiGNT, Tab. lut'lhod. des Ci'ph. Ann. des Scierie, mit. toiu. 7. pa^. 2(5 1. n°. 1. pi. t^. fig. 7-10. Ibid. j\Iodi:le de Ceph. 4« //.•/-. «". Oo. Lenticulites coniplanata. B.^^T. Bass. tertiaires du sud-ouest de la France , pag. 1 6. On rencontre lr('s-fiéquemmeiil , dans les sables de Rordcauxel de Uax , unpelil coijis IrnlicuLne très aplati, mince, transparent, ordinairement blanchâlre on d'un jaune-ocracé ; i-'esl l'Opcri u- line aplatie. Celle coquille , l'une des plus grandes dcl'ordie des Koraminil'eies , est enlièrcmenl li»se, parlailemeni jymélri(|ue dans le jeune .ige , n.au souvent conlournée dans les vieux individu) ; elle Cil lellemeul aplatie que les deux lames latérales O P I ne biiscnl cnJv'elles qu'un iniervalle exliëmempnt él loi t j dans lequel sunt pLicdes de noml^n'u^es cloisons, simples, furietneat aiqu(-es en arrière. Ces cl(;isons s'apercoiveat au-deliors par de lé- gères siries qui les suivent , mais on les voit mieux encore par la transparence de la coquille. Celle espèce, dont quel([ues individus ont jus- qu'à ;! railllm. de diamèlre, se trouve à Bor- deaux, à Dax et à la Superga, près Turin. 2. Oteuculi.ne de Gaymavd. Opeiculma Gay- O. lesta nrhicuhiU , cnuiphinatA , alho-grixcâ , Ivi'igatJ, laicnbus coru'eA lusculà ; anfnictilnts /lus , dorso subcurinalis j loculis Jiumeiosit:, ru- diantihus. D'OiiB. loc. cit. 71° 5. Nous supposons (|ufi l'espèce que nous allon-. décrire est celle à laquelle M. d'Orbi^uy a dnnuc' le nom de l'un des naturalistes disliMj;ués auquel la France est redevalile de tant de pn'cieux ma- léiiaux. Cette espèce est leuliculaire , toujours plus peliie que la précédente, quoicpie tiès-apla- tie latéralement : on voit que le cenlreest un peu j)lus élevéque la circonféieuce, qui est subcarénéej les tours sont fort larges, non eiiibrassans , léj;ère- inent cotjvexes et divisés par un grand nombre de loj^es , simples, rayonnantes, presque droites. (]eile coquille, toute lisse, est Manche ou i;risà!re et les loges s'aperL oivcut par la lraiis[iareiiLe lIu ttsi. (]ette coquille n''pst point rare à Raw.ick , Nou- velle Hollande , et à Guam. bon grand diaiiièlre est de 5 millini. OPIPTÈRi:. Genre proposé par Riifincsqne dans le tome oQ An Journal de Physique; niallieu. eusemenl i! n'e^t décrit que d'une nianieie fort incomplète et pour- roit bien avoir été fait ^ur le iiiê.'iie Mollusque qui a servi à IMeckel pour établir son geuie Gastérop- lère. Voyez ce luol. OPIS. JI. Uefrance est le premier qui ait proposé ce genre dans le Diclionnativ desSciences natuœ/les, pour uneco([uille pétiiiiée cjue Lamarckavi.it ran- gée parmi les Trigonies sc>us le nom de Trigonie cardissoïde. M. Defrance n'a pu caractériser com- plètement ce genre , parce qu'il n'a connu qu'un fragment de valve sur laquelle la charnière est bien conservée. C'est ce fragment qu'il a lait figu- rer dans l'atlas du Dictionnaire des Sciences na~ iurelles. M. de Blainville n'a admis ce genre qu'à litre de section des Trigonies; il en indique la lii,are a la pLmche 64 de son Traité de Maluco- /.^i7c:y iii--s ei!e n'y est pas leprist'au'e, de ijr;e O R B G-.7 qu'il est fort dilTuile en ce moment de donne»- quelque chose de certain sur ce genre. ORBACÉES (Les). Dans la Philosophie zoologique de Lamari k, on trouve sous ce nom une fauiille composée de; genres ("yclostome. Vivipare, Planorbe et Am- pullaire. Cette famille n'a point été conservée par son auteur, (jui , en la réformant, a substitué lo norn plus ccnvenable de Péristooiiens. Voyez ORBICULE. Orbicuhi. Mullcr, dans la Zoologie danoise, a fait con- uoitre,sousle nom de Patclla anomala, unepe'iie coquille et son animal , qui a la plus grande analo- gie avec celui des Cranies et des Lingules. C'est avec ces maléiiaux que Lamarck créa , dès 180 ! , dans le Système des Animaux sans vertèbres , le genre Orljiculc, qui a été conservé par tousle-s zoologistes. Cet illuslre professeur sut dès -lors apprécier les rapports naturels de ce genre 5 il le plaça à côlé des Lingules, avec lesquelles il a une analogie très-grande quant à la structure de l'ani- mal; les rapports durent rester les mêmes, lorsque plus lard , dans sa Philosophie zoologique ,\\ forma la famille des Brachinpodes. {^Voyez ce mot.) M.Cuvier, de cette famille, et sansy apporter do cliangemens, lit sa cinquième classe de Molliis- (jues , en leur conservant le nom de lîrachiopodes, iu)i)osépar Lamarck. Par un double emploi, ddii- cile à expliquer, la cotiuille qui servit à La- marck pour son genre Orbicule s'étant présentée à l.ii avec quelques caractères diIVérens, il en lit un nouveau genre sous le nom de Disciue. M. Suwerby, dans un Méraoiie publié dans les Transactions de la Société linéenne de Londies, fil reconnoître l'erreur de Lamarck en démonlrant l'identité des coquilles; dès-loisce t;enre dut êirt; supprimé, et nous voyons en ellet M. de l'erussac et M. de Blainville le rejeter de leurs méthodes. Daiîs sa seconde édiùon du Règne animal , M. (envier modifie Topinion qu'il avoit manilest.'e dans la première. Les Orbicules sont divisées par un sous-genre auquel il conserve le nom de Di- stine de Lamarck. Les Orbicules , comme le croit iM. Cuvier, ne sont point adhérentes par la substance testacée de la valve inléiieure, mais par un pédi- cule tendineux qui traverse celle valve; c'est ce Cjui arrive aussi exactement aux Discines , et il ne falioit que peu de recherches pour s'assurer de 1:» ressemblance de ces deux genres, ressemblance que -M. So\^erbv a mise hors de doute. Ce q-ui fait l'erreur de M. C.uvier, c'est qu'il attribue le Ciio- pus de Poli au genre Orbicule, tandis qu'il appai- tienl en réalité au genre Cranie. On concevra dèi- lois, quoique le genre Cranie soit admis actuelle- ment par M. C/Uvler, pounjuoi les Discines sont aùu;iica couiuce sciis-genrfi des Orbicules Pppp 2 * 6r,3 O R B I, 'animal des Oil)icuIes doit être fuit voisin de celui des Craiiics; le manleaii est composé de deux p:iilies eiilièienjent sépari^es, une supérieure qui revêl la valve supérieure, et l'autre inférieure pour rautr(*^alve. Il y a quatre muscles dont les •valves portent les impressions bien marquées; elles forment une arête vers la partie postérieure de la coquille: comme les Linj^ules, les Cra- niej, etc., les Orbicules sont munies de deux Lras ciliés roulés eu spirale dans le temps du repos. La coquille est souvent irrégulière, assez dé- primée; les deux valves sont à ]>ea près également concaves : la valve inférieure présente cela de sin- f^ulier, qu'elle est fendue au cemre du cercle que lorment les impressions musculaires. Celte fente traverse toute l'épaisseur de la coquille, donne passage à quelques fibres musculaires au moyen desquels la coquille adLcre aux rochers sous-ma- rins. Voici les caractères de ce genre dans lequel on ne compte encore que quatre espèces, deux vivantes et deux fossiles. CARACTERES GÉnÉRIQUES. Corps déprimé, arrondi; le manteau ouvert dans toute sa circonférence; deux appendices ten- laculaires ciliées, comme dans les Lingules et les Térébratules. Coquille orbiculaire, très-compri- mée , inéquilalérale, inéquivalve; la valve infé- rieure mince, adhérente au moyeu des fibres ten- dineuses qui s'insèrent dans la fente; fente alon- gée, étroite, surmontée ù l'intérieur d'une apo- physe comprimée ; valves supérieures palellifor- laes; sommet peu élevé, incliné postérieurement; aucune trace de charnières. Les Orbicules vivent particulièrement dans les mers du Nord, où elles sont assez communes; on en trouve quelquefois sur les tô'es d'Angleterre et sur les nôtres , dans notre Océan. Orbicule de Norwège. Orbicula nortvegica. O. testa orbicidalû , irregulari , fusco-corneâ , coiiceritricè stiialâ y l'uhû superiore patellifonui; iiiargine postico laviter cremdalo. Lamk. Anim. sans vert. tom. 6". pag. 242. /i". 1 . Palella anoinala. Mui-leb, Zool.dan. tom. i. pag. 14. lab. i.Jig. 1—7. Ibid. Lin. Gvizl. pag. Syii. n°. lûi. De Ulainv. Trait, de Malac. pag. 5i5. pi. 55. f'S- 3- Sow. Trans. Un. tom. i3. pi. 26. f/g. 2. a. b. c. d. e.f. Celle coquille est orbiculaire, quelquefois ir- régulière; ses valves ressemblent à deux pciiies patelles subconiques, réunies base à base; elles sont généralement déprimées, d'un brun assez foncé, sublransparenlcs et cornées; elles sont iinée» eirculuircmeut par de» accroisscmcuj mul- O R B tiplu's, plus ou moins réguliers : la valve supé- iieure , qui a été long-ieuips prise pour une pe- tite patelle , est un peu plus petite que l'inférieure; son sommet n'est point central, et il est incliné postérieurement; les bords sont minces et tran- chans; le poslérieor de la valve supérieure est un peu plus obtus, et très- finement crénelé dans toute son étendue; les valves sont blanchâtres à l'intérieur, et dansla valve inférieure , on aperçoit vers le centre une apophyse perpendiculaire, com- primée et fort saillante. Cette espèce vit dans les mers du Nord de l'Eu- rope ; elle a quelquefois l5 ù 18 millim. de dia- mètre. M. Defrance cite deux espèces fossiles d'Orbi- cules : l'une d'elles appartient évidemment au genre Cabochon; car on voit dans son intérieur une seule impression musculaire en fer à cheval, caractère qui ne s'accorde en aucune manière avec celui des Orbicules. L'autre espèce a été trouvée dans un sable quartzeux , qui remplissoit une coquille fossile de la Virginie. M. Uefrance dit qu'elle a beaucoup d'analogie avec celle qui vitaciuellemenl en Norwège. Depuis, M.Sowerby, dans le Zoogical Journal , a fait connoître quel- ques autres espèces d'Orbicuîes fossiles; mais ne les ayant pas à notre disposition , nous ne pouvons en donner la descriptiou. ORBICULINE. Orbiculina. Le genre Orbiculine se trouve mentionné pour la |)remière fois par Lamartk dans VE.rtrait du Cours (1812); il est compris dans la famille des Crisiacées avec les Rénulites et Ks Crisiellaires. Ce genre a été caractérisé depuis par son auteur dans le Traite des Animau.v sans rcrlèbrcs , et il resta dans les mêmes rapports et dans la même fa- mille ; depuis cette époque, il fut généralement adopté. Avant que Lamarck ne le tnenlionnâl , l'ichlel et iMuU l'avoient représenté plusieurs fuis dans leur ouvrage remarquable (7!f.j^Jtvc(miWw.çr., Vienne , l8o5). Ces auteurs, trompés par les for- mes diverses que prend ce corps à ses diflérens âges , formèrent plusieurs espèces d'une seule , et de ces espèces MoniforI , fit dans son Traité systé- matique de Conchyliologie , les genres Arcbidie , Uélénide et Uoie. Ces genres ne furent poiut adoptés , tandis que celui des Orbiculines le fut , par !\1. de l'erussac , daus ses TabU-aujc systénui- tiqucs ; par W. de DIainville , dans son Traité de Malacologie ^ et par M. d'Orbigny , dans le Ta- bleau méthodique des CéplialopuiL-s. Dans ce der- nier ouvrage, le genre qui nous occupe est com- pris dans la famille des Entomosiègucs, et il est mis dans des rapports naturels avec b s rabul.iires, les Alvéolines , etc. : ce qui est ccrlaiuemcnl pré- férable à rarrangcment proiiosé , soit j)ar La- marck , soit par M. da Ferussac: ou par M. de Ulainvillu. Le ^cmc Orbiculiue rcufcrmc des co- O R B quilles curieuses par leur stiuclure ; elles sont dis- coidales , comprimées latt^ialement ; le dernier four cache les auires ; tout l'ialdiieur est rendu celluleux par un grand nombre de cloisons régu- lières , longitudinales et transverses; toute la cir- conférence de la coquille est couverte d'une der- nière cloison fort mince, percée régulièrement de plusieurs rangées de très-petites ouvertures arrondies. Ces ouvertures, aussi symétriques que la coquille elle-même, percent complètement le diaphragme sur lequel elles sont distribuées. D'a- près ce que nous venons de dire , les caractères du genre peuvent être exprimés de la manière luivante : CARACTÈRES GÉNÉRIQDES. Coquille orbiculaire, discoïde, à sommet ex- centrique; spire en partie visible , le dernier tour enveloppant tous les autres; loges nombreuses, transverses , divisées régulièrement en pentes ca- vilés quai^rangulaires par des cloisons perpendi- culaires : le bord libre , aplati , est percé réguliè- rement d'un grand nombre de pores. Les Orbiculines sont des coquilles microscopi- ques qui vivent actuellement dans les mers d'Amé- rique ; elles prennent quelquefois un volume assez considérable, et ressemblent, par leur forme ex- térieure, à de petites Nummuliles. Formées comme les alvéolines d'un grand nombre de cloisons décou- pées , elles peuvent s'assimiler par leur structure avec ce genre , et elles lui ressemblent encore par les pores nombreux qui percent la dernière cloi- son. Quoique l'un trouve dans les auteurs plusieurs espèces d'Orbiculines , il n'en existe cependant qu'une seule , et M. d'Orbigny a fait voir que les modifications d'âge avoient servi ii distinguer ces espèces. Orbiculi.ne numismale. Orhiculina numismalis. Lame. O. testa discoideâ , utroque latere depressâ , longitudinaliter striatù , albâ , siihdiaphunâ. Lamk. Anim. sans vert. tom. 7. pag. 6on. n°. 2. Var. a. ) Testa minimal juninre. Nautiltts angulatus.Ficaz-Li, et Moll, Testacea microscop. pag. 1 13. tab. 22. Archaias spirans. Moktf. Conch. syst. tom. i. pag. 190. Oibiculina angulata. Lamk. loc. cit. n". 2. ENcrci,. pi. 468. /îg. 3. a. b. c. d. Var. b. ) Testa subofatâ. Nautilus orbiculus. Fichtel et Moll, loc. cit. tab. 21. liâtes rotalitatiis. Montp. loc, cit. pag. J98. O R E GGo Encycl. mÉthod.;)/. 460. y%. l. a. h. c. d. Orbiculirui Jiumismalis. Ue Blai.nv. Ma/ac. pag.ojo. pi. T.fig.A- Var. c. ) Testa majore. Nautilus aduncus. Fichtel et Moll. loc. cit. tab. 23. Helenis spatosus. Montf. loc. cil. pag. iq4. Orbiculina uncinata. Lamk. loc. cit. n'^. 5. Encycl. pi. 468.7%. 2. a. b. c. D'Orbignt, Tab. méth. des Céph. Ann. des Scieiic.nat.tom.j. pag. ooîj. pi. ij.jig. 8.— 10. Ibid. Mod. des Céph. fe lii^r. n". 20. Cette espèce, la seule connue, se distinguera facilement par sa forme orbiculaire , son sommet excentrique , sa spire presque entièrement cachée par les stries extérieures longitudinales dont elle est couverte; elle est blanche, diaphane, suh- iransparenle , et lorsqu'elle est arrivée à tout son développement, sa circonférence est percée de trois rangées symétriques de petits Irous. Les cloi- sons longiludinales sont très-nombreuses, serrées et très-régulières; elles sont plus épaisses que les cloisons transverses, qui sont beaucoup plus nom- breuses , plus minces, et divisent leur cavité en un grand nombre de petites cavités quadrangu- Celte coquille, qui vit actuellement , d'après M. d'Orbigny, aux Anlilles et aux îles Marianes , a 4 ou 5 uiill. de diamètre dans son plus grand développement. ORBULITE. Lamarrk a proposé ce genre pour séparer des Ammonites toutes les coquilles de ce genre dont le dernier tour enveloppe tous les auires, c'est- à-dire dont la spire n'est nullement visible. Comme on arrive à ce degré par des nuances in- sensibles depuis les espèces dont tous les tours sont à peine enchâssés , il s'ensuit qu'on ne peut pas poser de limite certaine à un genre ainsi conçu : aussi il n'a élé adopté que par peu de personnes, et seulement à litre de section sous- générique. M. de Haan, cependant, a conservé ce genre en lui donnant le nom de Globites. Les motifs qui font rejeter les Orbuliies de Lamartk ne permettent pas d'adopter davantage les Globites de M. de Haan. Voyez Ajiuûkite. ORÉADE. Genre formé par Montforf sui des caractères de peu d'importance. Il fait pariie du genre Crislel- laire tel que l'ont conçu les conchyliologues les plus modernes, quoiqu'il en diffère un peu sous quelques rapports; mais ces dilJérences sont de trop peu de valeur pour que l'on adopte le genre de Monifort. Voyez Cristellaire. C-o O R T ORKILLE, OREU.t.ON. Oneii:plo3'oit aiitrelois iiulislinclement res deux mois pour dcsigaer les uppeudii es des Peignes et et aunes genres de Bivalves auiimlcs. Voyez CuQUlLLE. ORMIEll. Noui ijii'Adanson donna aux eoquilles d'un genre plus connu sous le nom d'ilalioiide. iM. i'.w- \ix-\- (Si le seul au'eur qui ait admis cetie déiiu- Uiinatiou. Voy. Hamotide. ORTIIOCÉRATIi:. Orlhocera. Nous verrons par les divers articles Ortlio- cère, Orllioc^rati'.e , etc., quelle confusion il existe à l'égard de ce genre dans les divers nuieurs; pour l'éviter, nous adoptons la dé- iiotuiualion de M. Sowerby , qui, parmi les au- teurs récens, a étd le premier à distinguer nette- ment le genre qui va nous occuper. Brejne , long- temps avant j\l. S'AVerby, avoit indiqué, d;ins sa MéÛtode des Po/ylhalames , un genre Ortiiocé- late qu'il joint aux Nautiles , aux Liluiles et aux Ammonites. Ce genre de Breync est exactement celui de M. Sowerby , et il est faclieux (|ue depuis lii, des auteurs aussi méthodiipies que Linné, ]5ruguièrc, Lamarck et M. Cuvier , ne 1 aient point cornpléleineut adopté; ils auraient évité cette toiifiisicn indéfinissable que l'on trouve sans ex- ception dans la partie de leurs écrits qui a rap- port aux Céphalopodes testacés. l£n ramenant le genre Orihocérale h ce qu'il doit être, M. So- v/erby a trouvé des imitateurs. IM. d'Orbigny, dans son Tableau méthodique des Céphalopodes , en conservant à ce génie le nom d'Orlliocératile, l'a I lacé d'une manière convenable dans sa l'amille des Naulilacés , et n'a fait entrer dans sa oompo- .sition que les coquilles tpii ont en ell'et de l'ana- logie avec eux. M. de llaan a suivi les mêmes er- remens que W. d'Orbigny, mais avec celte dide- rcnce qu'il place les Orthocéraliies d'une ma- nière moins naturelle entre les Uippuriies et les Conililes. 11 esl de K uie évidence que les Or- tliocérales sont, par rapport aux Nautiles, ce que sont les Baculites à l'égard des Ammoniies : on peut dire , pour simplilitr l'idi'e que l'on doit en avoir , (pie ce sont des Nautiles redressés. D'un autre côté , si l'on considère la striicline des iié- b milites , dans lesquelles on trouve une pile d'alvéoles comparables en pelil à l'empilemml des loges des Orthocératts , on voit entre ces genres une liaison naturelle qu'il seroit diillcile de gonlesler : la principale dillérence en ell'et con- siste en ce que dans les Bélemniles, l'étui (jcii revêt l'alvéole esl fort épais, et que l'alvéole n'atteint jamais jusipi'a sou sommet. Les Bélcni- iiiteséloicnt , selon toute probabilité , des cu(|uilles ciimplétciiicnt intérieures, lundis quelcs Orlliocé- r..lis, leiuiinés par uuc très-longue loge engai- O R T nanic, otoient des coquilles soil lout-à-fait exté- iieuies , sou demi-inlénoures , comme i elles des Spiiults. La liaison des deux genres Béleinaite et Ortbocérale a lieu par celles des Bélemiiites i[iii ont la cavité très-profonde, rappror.hées des Or- lliocérales dont le lest est assez épais vers le sommet. On a généralement confondu , paroii les Orlhocérates, des coquilles qui , pour n'en êtrk et mèuie du lyas. Ainsi ce genre n'ol point exclu R T (le I3 règle s;(^n^rale admise chaque jour Ha van(an;e )>ar les observateurs, que ce soûl les espèces qui i aractérisent les lerrains et non les genres. Une parlicularilé remarquable s'est rcnconlri^e ;uré dans l'Ency- clopédie : on voit, dans ces individus , une petite Oillioccrate engaînée dans le sipnon. 11 seroit possible que le hasard seul ail donné lieu à celle circonstance; mais si elle se représente souvent, elle pourroit s'expliquer sans doute en supposant O II T G' que ces individus appai lenoient au sexe femelle et que la jeune coquille étoit contenue dans l'œuf, lorsjue l'animal a péri. On pourroit l'e>îpliquer encore, d'une manière plus probable peut-être, en disant que ces Céphalopodes, comme ceux d aujourd'hui , recherchoieni les cociuilles vides ou les anfractuosilés de rochers pour y déposer leurs œufs, et que l'un d'eux a pris son déve- loppement dans le siphon d'une coquille dont I animal avoit péri. f-e nombre des espèces appartenant à ce picnre II est pas encore très-considérable; il est vrai de dire que l'un ne s'est pas encore occupé de leur re- recliorclie , le jiluJ j^rand nombre a été représenté dans l'ouvrage de M. Sowerby , mais il en existe aussi, dans l'Amérique septentrionale, dont les ii,i;ures se trouvent dans les beaux Mémoires delà Société géologique de Londres. RTHOCERATE iple. Orthocerasimplex. O. testa elojigaio - conicà , recta, Icvi'igatâ , hasi circiilari angustâ ; apice ? loculis niime- msis, siphone mediocii et centrali perforatis. NoB. Descript. des Coq. caractéristiques de terr. pag. 217. pi. &.Jig. 1. Cette coquille a la forme d'un cône alonn;é, étroit, à sommet oblus, mais par suite d'une muti- lation; la base est peu élargie, arrondie, à peine ovale; les loges sont nombreuses , assez rappro- chées, parfaitement Iransverses , simples et per- cées au centre par un siphon de petit diamètre. Ces loges étoient contenues dans un test qui , à en juger par quelques fragmens , étoit très-niince et presque tout lisse. Cet te coquille vient des lerrains de transition delà Belgique. Nous l'avons fait figu- rer plutôt pour servir d'exemple au genre, que comme caractérisant le terrain d'où elle sort : tout le genre pouvant faire reconnoître les ter- rains de transition , il importe peu que ce soit une espèce plutôt qu'une autre. Il arrivera sans doute un moment où on pourra indiquer, pour chaijue ]iartie de ce terrain, l'espèce qui lui est propre; mais actuellement cela seroit fort difficile, car les observations manquent pour le faire. 3. OnTHOcÉRATr annulée. OrtJiocera annulata. O. testa elongato-conicâ , cylindraceâ , Lr filer mniprcssà , transversïm reguhiriter anmilatù ; strus transversis , undulatis , tenuibiis ; loculis nunierosis, siphone minuno siihcentruli perforatis. Sow. Miner, conch. pi. u>X Cette coquille est alongée, très-régulière, coni- que , subcylindracée, légèrement , comprimée d'avant en arrière, ce qui rend sa C(^u|)e iians- verse un peu ovalaire; elle est 01 née à l'exté- rieur d'un assez giand nombre de (ôies circu- laires, saillantes, r 'gulièrement espacées, dans l'intervalle des juelles on remarquedes stries ondu- leuses très-fines. Les loges qui divisent l'inlé- ricur paroissent correspondre assez exactement aux bourrelets de l'exlérieur; elles sont mulli- [iliées, bombées régulièrement en veire de mon- I tre, et percées presqu'au centre d'un siphon d'un petit volume. Celte espèce , dont on n'a ordinairement que des fragmens plus ou moins longs , pouvoit avoir à peu près un pied de long, eu comparant son décroisseuient à la largeur de la base. Elle s'est trouvée dans les ttrraïus de transition d'Angle- terre. ORTHOCËRATES. Ortlwcerala. M. Lafeille a proposé celte famille dans son dernier ouvrage {Familles naturelles du Bègrie animal, pag. 162) pour rassembler toutes les coquilles cloisonnées droites ou projetées enllgne droiie après une courbure plus ou moins jironon- cée. Voici les caractères que donne M. Latreille et l'arrangement des groupes qu'il propose : l.i coquille est percée d''un siphon, Te plus souvent central , et formant a sa surface extérieure, lors- qu'il est latéral, une rainure lon>;iludinale; elle est ordinairement presque conique on empilée en forme de long cône, droite ou bien tantôt un peu arquée , tantôt contournée nu sommet en manière de crosse. Celte tribu se partage en deux sections: la première, la plus considérable, renferme toutes les coquilles lisse, sans nœuds ou articu- lations annulaires Iransverses; la seconde, les co- quilles noueuses ou annulées transversalement. Dans la première section les cloisons ont les bords simples ou découpés : parmi les coquilles dont les cloisons sont simples, on en trouve qui ont des côtes longitudinales, d'aulres qui en sont dépour- vues , ce qui établit deux groupes doni le premier est encore sous-divisé d'après l'existence ou non d'une gouttière latérale produite par le siphon. Ceie division n'est point encore la dernière, elle se partage en deux autres d'après la forme du test. ]". Coquilles coniques. Genres : Bélemnitc, Callirhoé , 1( luhe. 2". Coquilles lancéolées. Genres : Ilibulite, Purudraque, ilhyosnrco- 6r. O R T Les coquilles qui a'ont point de gontlière laté- rale sonl sous-divisées éj;;alemeut en deux seclions. 1°. Ua espace étoile au sommet de la co- quille. Genres : Acame ,Ci5tocine, Paclile. S"-. Point d'espace étoile au sommet de la coquille. I Coquille droite. Genres : Pirgopole , Téléboïte, AcLcloi'te, Clirysaore. ■ff Sommet de la coquille incliné ou contourné. Genres: Ilortoie , Limite, Cuiiilile. Toutes ces sous-divisions ci tous ces genres sont compris dans la section des coquilles sans côtes longiludlnalcs. Les deux genres iSugiobe et Ilippurile en sont pourvus. Nous avons vu qu'une des grandes divisions de la famille a été l'aile d'après la forme des cloisons, dont les unes sont simple et les autres découpées: tous les genres que nous avons cités ollrent des cloisons dont les bords sonl simples ; les quatre suivant appartiennent à la dernière division : Batholile, Tiranite , Baculite , Ilamile. La dernière division de cette famille conlient les coquilles noueuses ou annclées transversa- lement; les genres Echidné, Rapliauistre , Mo- losse, Rc'opbage, Nodosaire et Spiroliue , se présentent pour la former. Telle est la compo- sition de celle famille, sur laquelle nous avons quelques observalions à présenter. Dans la première section, à côté des Bélem- nites , nous trouvons le genre Callirhoé de iMont- fort j qui est un dédoublement iuuiile. Ce genre , en ell'et, a élé fait avec les piles alvéoliques dé- tachées , isolées de l'inléileur des Béleuiniles. . Avec ces deux genres, qui renfennent des coquilles droites et coniques, M. Latreille en admet au troi- sième qui n'a, avec les Bélemnites, aucun rap- port , c'est le genre Ichtliyosarcolillie de M. Ues- marest ; il est tourné en spirale et son test a une siructure tout-à-fait particulière. (>ela paroîlra d'autant plus étonnant, que ce corp appartient à une coquille bivalve. Nous voyons que la section suivante ne conlient que deux genres de Monifort : on ne sauroil les admettre comme genres; ce sont des Bélemnites , il est vrai , d'une forme lancéo- lée, ruais celle forme seule ne sauroit sufliie pour leur admission dans la mélliodc. Il en esl de uiême aussi des genres de la section suivante , qui ne sont que des démenbremens inadmissibles des Bélemniies. On a toujours beaucoup critiqué Munifuil sur la manière peu ualurelle dont il a fait tous ces genres; le moindre caractère exté- rieur lui siillisoil : piMS()uil est leconnii depuis long-temps que sou travail est généralement mau- vais, il ne faudroit en admettre des parties qu'a- près les avoir soumises à la critique la plus sévère. La composition de la section suivante fait voir j uoiuliva cela eu uJce»»aiic. Lugenic Pirgopole j O R T de Monifort est le même que le genre Eatale de M. Défiance; c'est un tuyau calcaire, a[)par- lenant probablement aux Annelides ou à un Mol- luiiiue voisin des Dentales. Nous l'avons trouvé liop peu délerminable pour le comiu-endre dans la monographie des Deiilales. Le genre Téléboile ne pouvoit non plus s'admeine qu'avec beaucoup de circonspection. Nous pensons, avec M. d't)r- bigny , qu'il a eu pour type une tige d'encrinite. Le genre Achéloile appartient aux Orlhocéralites tels que Suwerby les comprend ( rojez ce mot ) ; le genre Chrysaor eiilin n'est bien probablement qu'une pile d'alvéoles de Bélemuite. Nous ferons remarquer que le genre Achéloile a beaucoup de rapports avec les Echidnés; ils doivent entrer tous deux dans le même genre , et ici ils se trouveot séparés par toute la série des coquilles droites à cloisons découpées, et rapprochés des génies microscopiques, qui eu dillèrenl bien esseutielie- mcnl. Nous ne voyons pas la liaison qui existe entre les genres que nous venons de ciier les derniers et les Horioles , les Lituiles et les Conilites. Ces genres, il faut en convenir , ne sont point à leur place ; c'est près des Spirules ou des Nautiles qu'ils doivent se trouver, (^uaut au genre Conilite de Lamarck, il esl probablement le même que celui que S)\\erby nomme Oithoceru. Il est à peine courbé; ei le plus souvent droit; il n'est donc point non plus à sa place. Le genre Nogrobe , qui entre dans la seclion suivante, est fort incertain {^royez ce mot) , et les Ilippuriles, comme nous l'avons démontré à ce mol , sont des coquilles bi- valves. Ce qui est extraordinaire, c'est que M. La- treille ait séparé dans un aulre groupe les Baio- liies, qui nesont que des Ulppuriles plus alongées, el les ail associés aux Tiraniles , aux 'Baculiles 1 1 aux llamiles, qui ont des cloisons découpées comme les Ammonites. La dernière section enliu se compose des six genres : l'A.hidné, dont noui avons déjà parlé; Raphanisire, qui laisse du doulc, mais qui n'est probablement qu'une Ilippurile ; Molosse, au([ueluous renvoyons, aussi bien qu'aux mots Réqpuace , NoDos.\iRE et [Spiroline , tous trois genres microscopiques qu'il est impossible de laisser dans celle famille. 11 ne devra donc y resler que les Bélemnites et leuissous-divisions et les Orliiocéraliles. yu^ezcc mol. On ne sauroit trop déplorer l'introduction dam la science d'arrangemens méthodiques aussi mal fondés que celui dont il vient d'èire question ; il consiste vérilaljlemeiil en noms génériques pris au hasard , el arrangés avec une espèce d'ordre qui ne sert qu'.i cacher, aux yeux peu allenlifs, le manque de connoissauces préliminaires , néces- saires cependant à l'éubluscment d'une uiétbudo quelle qu'elle soil. ORTIIOCÉRATITK. 0>ihoccmlit-. Dans le même temps, Fran- kfueau publioit, dans les Actes de la Nature ( 1 727, pag. 65) , une observation dans laquelle il^ présen- loit un Oscabrion comme la couronne d'un ser- pent. Ce ne fut qu'après que l'on donna à ces ani- maux le nom à' Oscabrion , emprunté à la langue islandaise, ce qui pourroit faire supposer que les auieurs de ce pays ont parlé d'une manière parii- culière de ce genre; il n'en est rien cependant, car la citation de Wormius faites par Jacobéus a rapport , selon l'opinion de M. de Blainville lui- même, à quelques espèces de (^ynothoés et non à des Oscabrions : ce nom d'Oscabrion se Irou- Qqqq * ose vaut oonsAcré, Petiver l'empl lya pour nne grande espèce de k Car liiie. Rumptiuis, dans sjn Thti- suurus d'Amboiae, en figura une espèce {pi. 10 , /ig. 4) et lui donna le nom de Lunax mari/ui. Il .ivoit sans diute l'opinioa que cet animal étoit de la d.tsse des Crustacés, car c'est au milieu d'eux qu'il est repiésenté. Quelque temps après, Adansju lit conn û're une pulile es;ièce du Séiu'- ^3.\; mais cet auteur, doué à un haut dei;ré de l'esprit de classiiicaiian, rapprocha les Oscabrioas des l'alelles : c'est la piemière opinion raisonnable qui ait été émise jusqu'alors, [-inné ne rassembla ces matériaux épars que dans la douzième édition . élémentaire d' Hisloirc naturelL' , pag. .Igi). Quelques années après, Lamarck , tout en adopiant la raaniore de voir de M. Cuvier, lui fit subir quelques modilicalioiis ; il place en effet les Oscabrions à la Kn des Céplia- lés nuSj dans la section de ceux cpii rampent sur le venire, après les Uoris et les Ph^llidies, et commença la section suivante parles l'alelles. Le HCnre Oscabrion est donc rei^ardé comme un intermédiaire entre les Céiihalés nus et les V.i- phalés cncb^'lifères. On pourroit considérer comme bienélablic une opinion émise parAdanson et sanctionnée par W. Cuvier et Lamarck; on ne devoit pas s'atiendre à lui voir éprouver de fortes modifications : aussi c'est ce qui arriva; W.de Rois- sy, dans le Biiffon de Sunnini, t('ra)ine lesGastéro- j)odes nus par les f;enres Bulle et Builée, et com- mence les Gastéropodes teslacé par les Oscabrions, ce qui change très- peu les rapports de Lamarck, si ce n'est que les caraclères des deux genres Bulle et Builée sont mieux appréciés. Quelques années après, lorsque Lamarck publia la Vhilosophie zoolngiijtic , ou ir.iuva lei Oscabrions dans la la- mille des l'IiyHidinns, qui l'ut composée des six j;enres l'ieurubr.inche, l'iiyllidie , Otcabrion , l'a- lelle, Fissurelle et Ivnargiuule. Voila donc les Oscabrions plus intimement encore en rapport avec les autre» Mollusipies ; ce» rapports sont éta- ])lis sur les organes de la respiration , ce qui aii- roit dû en éloigner les genres Fissurelle et limar- giniile. (^elle erreur Cul liicntôt rectifiée par La- marck lui-même : dans Y Extrait du Cours , il con- icrva les Oscabrions dans la famille des l'bylli- dieos, mais elle ne conlient ptui les deux genres que BOUS avons mcDiionaés; lU fuimcut , avec ose quelques autres nouveaux, la famille des Calyp- traciL'ns. La famille des Phyllidiens est partagée en deux seclions, la première pour les Pleuro- hranrlies cl les PhjUidies, et la seconde pour les Oscabrions, les Ombrelles, les Patelles, et avec un point de doute, les Haliolides. (^es rapports sont plus naturels que ceux établis précédemment, ils sont le résultat des conuoissanres acquiNes en- tre les deux publications de Lamarck; mais on doit remarquer que les cliangemens sont dis per- lectionnemens à l'opinion fondamentale dont Li certitude semble s'accroîlre naiurellemeui. Celte opinion, que nous avons vu prendre sa source dans l'ouvrage d'Adanson, reçut un nouveau degrû de probabilité par les travaux de M. Cuvier; mais avant de donner une idée des travaux de ce cé- lèbre zoologisie , nous devons dire que Poli , dans son magnifique ouvrage des Tcstacés des Dtux- Siciles , présenta le premier des détails anatomi- ques sur les Oscabrions , dont il disséqua plusieurs petites espèces, ce qui fut cause (ju'il laissa quel- ques lacunes que le Mémoire de ftl. Cuvier ne laissa pas subsister. Poli avoit adopté les trois classes de Linné; les Mallivalves durent compren- dre les Oscabrions. Le premier travail de .M. Cu- vier, sur les Oscabrions, fut publié d'abord dan» les Annales du Muséum, et se reproduit dans les .Mémoires pour servir a l'Histoire naturelle det Mollusques; il prouve que ces animaux n'ont que des rapports éloignés avec les Ph_yllidies, que celles-ci ont les deux sexes , tandis que les Osca- lirions, aussi-bien que les Paielles, sont complè- tement hermaphrodites: ce qui a porté M. Cuvier {^Règne ani/nal) li i\iran:v sa fatnille des Cyclo- Wanches, des Paielles et des Oscabiions, el à lu mettre la dernière des Mollusques céphalés. Mal- gré ces justes oôservaliousde M. (-tivier, Lamarck, dans son dernier ouvrage, persista toujours dans sou premier arraugeuieut modifi.' comme nous Pavons vu; les Oscabrions se trouvent dans sa la- inille des Phyllidiens, qui est réduite aux quatre genres Phyllidie, Oscabrelle, Oscabrion et Pa- telle. Ce genre Oscabrelle est nouveau; il a été démembré de» Oscabrions pour les espèces larvi- lormes dont les plaques osseuses sont rudimeii- taires. M. de l-'eruisac, dans ses Tahlcaujc des Animaux mol/usques , i suivi l'opinion de M. Cu- vier, seulement il a élevé au degré d'ordre la fi- niille des (^yrlobr.imihes , et il la divise en deux familles, les Patelles et les Oitabrions ; il admet dans la famille des Oscabrious les Oscabr.-!les d;; Lamarck. M. Gray {CLissi/ic.ition natunl.'e .ij Molli/-</j«/^/, pour les deux genres Oscabrion cl Osca- brelle de Lamarck. (^elie l.imille »e trouve cuire les Cyclahniiuh,,! (Ici Paielles) el les Di/'Icuil- tnariiliia {la l'I.y liiiics), ef qui , au fcuJ , chaude peu la qucsiiou. ose Nons avor.s vu jusqu'à présent qu'en! fe les deax opinions étal. lies, celle d'Adanson avoit cons- tamment pruvalu sur celle de Linné : il seinbloit, d'après les travaux des meilleurs zoologistes, que celle question t'toit résolue, puisqu'ils ne dillé- roienl que par quelques rapports peu imporlaus. Un savant des plus recommandables est cepen- dant levenu sur ce sujet, et loin d'admettre l'o- pinion la plus généralement reçue , il préléré celle de Linné, en la mocliliant. Nous voyons en ell'et M. de Blainville [Traité de Malacologie) diviser Sun sous-type des Mollusques, les Mulentozoai- res , en deux classes, les Nématopodes, qui corres- pondent au genre Lépas de Linné, elles Folypla- xifores (Genre Chiton); il rétablit presque par là les iMullivalves de Linné, dont il retranche seu- lement un genre. M. de Blainville établit son opi- nion sur les (ails analomiques; W. Cuvier l'avoit également basée d'après les mêmes faits. Il nous semble bien difTuile de les faiie accorder toutes deux. Il faudroit donc dans l'étal de la question des observations nouvelles qui soient concluantes pour l'une d'elles. Nous ne pouvons, pour asseoir une opinion qui soit utile à la classification, que compaier les faits rapportés par les deux auteurs que nous venons de ciierj et d'abord nous trou- vons une coïncidence , les Oscabrions ont tous une forme ovale plus ou moins alon:ée, presque au- tant arrondie à une extrémité qu'à l'auire; ils sont plats en dessous, convexes en dessus et formés , comme dans la plupart des Mollusques, d'une partie charnue et d'une partie solide qu'on ne devroit pas nommer coquille , car elle n'a de rap- port avec les coquilles des Patelles que par l'en- semble de la forme , étant composée de huit par- ties séparables , que l'on désigne ordinairement ])ar le nom de valves, qui n'est guère mieux ap- proprié que celui de coquille. L'animal est lié à sa coquille d'une manière plus intime que la plupart des Mollusques, qui n'ont qu'un seul muscle d'at- tache, lorsque les Oscabrions en ont plusieurs pour chaque valve: la partie solide ou la coquille est bordée d'uu repli plus ou moins large du man- teau , fortement épaissi dans cet endioit pour don- ner insertion aux extrémités des valves. Eu des- sous, ce bord est lisse et couvert d'une peau n.ince; en dessus , il est revêtu, soit par des gra- nulations disposées comme des écailles de serpent, soit par des poils, quelquefois même des épines ] lus ou moins longues. Dans certaines espèces, ces poils sont réunis en fascicules , dont le nombre égale de chaque côté celui des valves. ïLn dessous, ce bord du manteau se distingue d'un large discpie charnu , ovalaire , coriace , le plus souvent ridé , semblable, en un mot, au pied des Mollusques gastéropodes : cette ressemblance pour cet organe locomoteur est telle, qu'il est impossible de la contester. La tête est foiblement séparée du pied par un sillon peu profond ; elle est en fer à cheval eu subtriangulaire. Elle se compose d'une ouver- ose G;5 turc I iii-a'e froncée, médiane, entourée d'une large lèvre aplatie, très-mince au bord : (elle lèvre semble être un organe de toucher, et on p:)ur- roit en quelque sorte la comparer au voile tenta- culaire des Bulles. Cependant ici on ne trouve aucuns vestiges de tentacules et d'organes de la vue: sous ce rapport les Oscabrions diflèrent desPaielles, des Phyllidies , etc. Mais l'absenix- seule de ces parties esl-elle sufTisanle pour faire rejeter des Mollusques le genre (jui nous occupe':' MM. Cuvier et de Blainville difl'crent en cela, que le premier, malgré l'absence des yeux, admet les Oscabriinsan nombre des Mollusques , parce qu'il y a un bon nombre de véritables Mollusques (jui en sont dépourvus, et M. de Blainville considère au contraire cette absence d'organes comme un motif de plus, qui, ajouté à d'autres faits, peut servir à faire conclure en sa faveur. L'appareil musculo-cutané a été décrit par Poli dans son bel ouvrage , les Testacés des Deit.r-Si- ciles. M. Cuvier renvoie à cet ouvrage, parce qu'il n'a rien de plus à ajouter sur cette partie; M. de Blainville entre dans des détails qui se raii- portent aux descriptions de l'auteur italien. Outre le disque chai nu de la locomotion , qui est formé (lar un entrelacement presque inextricable des libres, on trouve, pour le mouvement des valves, trois séries de muscles, une médiane et deux la- térales. On voit très-bien ces muscles aussitôt (juo l'on a ôlé les valves calcaires auxquelles ils adhè- rent : les muscles médians sont longitudinaux; ils s'implantent directement d'une valve à l'autre dans l'endroit oii viennent s'implanter les muscles obli- ques ou latéraux des deux autres séries; chaque valve est donc pourvue de trois muscles qui par- tent de la valve précédente pour se rendre vers le sommet de la suivante, le niusr'e médian, ilans la ligne droite , et les latéraux , obliquement de la base des valves. On trouve encore des fibres (Musculaires dans l'endroit où s'insèrent les valves ; elles s'implantent dans ré,iaisseur du manteau , et il est impossible de les suivre. Entre le pied et le bord do manteau il existe un profond sillon, dans lequel on remarque d'a- bord , à la partie moyenne et postérieure , dans 1.1 ligne médiane, un petit tubercule ouvert au ceutre; c'est l'anus : puis, autour du pied el de chaque côté , une série de petites apjiendices py- ramidales, striées transversalement, fort rappio- chtes les unes des aulies; ce sont les branchies , qui, il faut en convenir, ont beaucoup de rap- ports avec celles des Patelles, qui ne dilférenl que la for le est plus lamelleuse. Celle liisposilion des branchies et leur nature, si sem- blable à celle d'une famille entière de Mollusques, est un fait bien concluant pour leur réunion a ces derniers , et dans le cas où cette opinion seroit erronée, du moins auroit-elle des analogies bien fortes en sa faveur. Qqqq 2 « 676 ose Les vaU'cs des Oscabiions sont au nombre de liuil , et ce nombre est invariable dans toutes les espèces. Quoique quelques auteuis en aient citû à six ou sept valves , il est bien à présumer qu'ils éioieiu mutilés et incomplets; nous n'en avons jamais vu dans aucune collection qui aient plus ou moins de huit valves. M. de Blainville, qui a donné beaucoup de développement à son article OscABiuoN du Dictionnairs des Sciences natu- relles , dit également n'en avoir jamais vu, et il ajoute , en partant d'un principe certain , c'est que les espèces qui ont la coquille la plus rudi- meataire ont aussi les huit valves. Les valves n'ont point d'autre dénomination que celle du nombre : la première est celle qui est au-dessus de la tête, la huitième, ou dernière, celle qui est au-dessus de l'anus. Ces deux valves ont une forme qui n'a point de ressemblance avec celle des valves inter- mé liaires : elles sont toutes deux demi-ciicu- laires. La première est demi-circulaire antérieu- lemenl, et c'est par le bord antérieur qu'elle s'im- plante dans l'épaisseur du rebord du manteau ; postérieurement est son bord droit et tran- chant, taillé en biseau au-dessous de la i'acc in- terne : ce bord, ou biseau, est destiné à recou- vrir le bord antérieur de la seconde valve. La face inférieure est concave , lisse , présentant deux impressions musculaires latérales; ù l'exté- rieur, elle est convexe , le plus souvent rayonnée, et en général ornée des divers accidens qui se re- marquent dans chaque espèce. Les six valves in- termédiaires ayant une ressemblance presque par- faite , il nous sullira d'en décrire une pour donner des autres une idée sufllsaute : elles ont la forme d'un carré alongé, droit, ployé dans son milieu en forme de toit , ou simplement colirbé en demi- cercle; la face inférieure ollVe trois surfaces dis- tinctes , triangulaires , une médiane très-grande et deux latérales parfaitement symétriques; la médiane occupe toute la partie antérieure : elle est séparée des latérales par une ligne anguleuse, oblique, qui aboutit latéralement à une échan- crurc sur les bords en parlant du sommet. C'est dans cette grande surlace, et de chaque côté, que l'on aperçoit deux impressions musculaires. Les deux surfaces latérales sont beaucoup plus petites; elles occupent la longueur du bord pos- térieur : elles parlent du sommet , s'élargissent en descendant vers les bords latéraux. Ces deux sur- faces latérales correspondent aux lamus antérieures d'insertion , qui font saillie en dehors du bord an- térieur. La surface externe présente les trois sur- faces dont nous venons de parler : elles ont à peu près les mêmes dimensions dans la plupart dci espèces; elles se distinguent non-seulement par une légère saillie , mais encore par la direc- tion did'érente qu'allcctenl les stries. Le bord an- térieur peut se diviser en deux parties dans son épaisseur; l'une externe , corticale, pres(|ue tou- jours en ligne droite ou presque droite, et l'autre ose formant deux saillies latérales minces, francLau- les , qui s'appuient sur les surfaces latérales in- ternes dont nous avons parlé. Le b.ird poster est ice, tr; Iroit ou presque drc parallèle au bord antérieur : c'esl le bord qui re- couvre les lames du bord antérieur de la valve suivante. Les bords latéraux sont aussi droits que les valves elles-mêmes; ils sont partagés dans leur épaisseur en deux parties bien distinctes, l'une plus mince, extérieure; l'autre interne, plus épaisse , destinée à l'insertion des valves dans l'épaisseur du bord du manteau. La valve pos- térieure se recounoit facilement de la première, eu ce que son sommet est antérieur au lieu d'être postérieur, et qu'elle est pourvue, à son bord antérieur, des lames d'insertion des autres valves, lorsque la première en manque toujours. Telles sont les diverses parties que l'on peut observer >ur le plus grand nombre des espèces d'Osca- brions; un certain nombre d'autres sont toujours lisses, et ne présentent aucune surface extérieure. La face interne aussi ne se partage qu'en deux parues parallèles : l'une aniérit-ure , où se trou- vent les impressions musculuiies; l'autre posté- rieuie, qui correspond à la face interne des lames d'insertion de la valve précédente. Nous avons vu sur quels points MM. Cuvier et de Blainville sont d'accord ; en continuant l'exposé des faits anato- miques, jious ferons apercevoir ceux sur lesquels ils sont dissidens. Les organes de la digestion sont composés comme dans tous les Mollusques : la bouche, dont nous avons indiqué la position , est le seul organe spécial des sens qui soit à la tête; elle est percée à peu près au milieu de la lèvre plissée qui rem- place probablement les tentacules, lille commu- nique avec une cavité bucale , assez grande, qui est partagée en deux parties : l'une supérieure, plus grande; l'autre inférieure , plus (letite. Dam la supérieure et dans la partie supérieure, on voit deux petils organes dentelés que M. de Blainville considère comme des glandes salivaires. Dans la partie inférieure de la bouche, on voit un petit mamelon antérieur, dans lequel on trouve la lan- gue , qui est un cordon assez long de dents cor- nées, noires ou brunes, comme articulées et rerues dans un sac particulier. C'est de cette cavité que part un œsophage court , qui aboutit à l'estomac. Celui-ci est membraueux , subglohuleux , collé à l'œsophage dout il est séparé par un étranglement. Cet organe est très-antérieur dans la cavité vis- cérale; il est enveloppé par un lobe du foie qui est l'antérieur. L'inlestin cpii nail de cet estomac commence d'abord par rester dans sa direction; mais étant très-long, il f.iit un grand nombre de circonvolutions, dans lescpulles il est suivi par le foie, qui est divisé, dit .M. de Blainville , i-n un grand borabre de petites lanières semblables à des cœcums jaune* à peu près de la même lon- gueur, qui s'ouvrent successivement dans un grand ose canal biliaire, lequel s'augmente à mesui-e qu'il s'avance vei'S l'estomac , où il s'ouvre largement ajnès avoir reou le vaisseau du lobe antcnenr. L'intestin se termine, comme nous l'avons dit , à ua auus médian et postérieur placé entre le pied ei le bord du manteau. Il existe beaucoup d'ana- liijie entre les organes respiratoires des Osca- Lnons, des Patelles et des Vh^Uidies ; ils se com- jx^sent, comme nous l'avons dit, d'une série de petits appendices pyramidales , striées transversa- lement, placées entre le pied et le bord du man- teau. Dans les Patelles, ces appendices sont lamel- J.iiies, et on ne peut douter que ce ne soient bien des organes de respiration, malgré l'opinion con- ose 677 traire en IVJ. de m'il soit, il est indubitable, pour les Oscabrions , que ces appendices ne soient les organes de la lespiration, puisqu'on voit les veines branchiales en sortir pour donner naissance à un assez gros tronc placé dans le bord du manteau, se diri- geant de chaque côié symétriquement vers l'ex- trémité postérieure de l'animal , oij il aboutit à l'oreillette. Le cœur est composé, dans tous les Mollusques symétriques, de deux parties bien distinctes, le ventricule et les oreillettes, ce qui ne se voit que bien rarement dans ces animaux j il est fusi- forme ou sulîglobuleux , placé dans la ligne mé- diane , postérieurement au-dessous des dernières valves. De son extrémité antérieure naît une ar- tère dorsale qui se distribue aux viscères; de son extrémité postérieure , il fournit un autre tronc qui se bifurque, s'enfonce près de la veine bran- chiale et se distribue d'une manière fort régu- lière aux branchies. Les oreillettes sont symétriques , placées à la partie postérieure du cœur; elles sont minces, membraneuses, transparentes, leur forme est triangulaire ; la base est vers le cœur, et le sommet est antérieur et interne, placé à l'en- droit de la jonction des veines-caves. L'entrée des veines dans l'oreillette est simple; mais il pa- roit que dans plusieurs espèces , au moins , l'o- ïeillette communique au cœur par deux petites (navertures ovales, munies chacune d'un petit bourrelet qui sert de valvule; tandis que dans d'au- tres, et iM. de Blainville en tiie un exemple, l'ouverture de communication est simple. 11 n'y a point de faits imporlans, relativement aux or- ganes de la circulation , qui ne soient en accord dans les travaux da MM. Cuvier et de Blainville. Il n'en est point de même pour ce qui a rapport aux organes de la génération. Ni Poli , ni M. Cu- vier lui-même, n'avoient aperçu la double ter- minaison de ces organes, terminaison dont on ne trouve pas d'exemple dans les Mollusques, et qui est bien dans le cas de modiGer l'opinion qne 1 on a eue jusqu'à ce jour sur les Oscabrions. Nous allons rapporter textuellement cette partie très-importante des observations de M. de Blaia- vil'c : a L'appareil générateur se compose d'an » ovaire considérable, un peu llexueux , qui oc- » cupe toute la ligne dorsale, depuis l'extrémiié » antérieure du corps jusqu'à la postérieure. Il » est formé d'une partie longitudinale ou cen- » traie , beaucoup plus épaisse au milieu , et » amincie aux deux extrémités , de chaque côté jj de laquelle sort une foule de petits cœcams , !) ou mieux, d'espèces de petits arbuscults , qui » vont se loger, dans leur développement, dans « les interstices musculaires jusqu'à la ligne de » jonction du manteau avec les branchies : leur » couleur est d'un blanc-grisâtre. L'ovaire lui- » même est évidemment divisé en lobules aplatis, » palmés d'une manière fort irrégulière , et sa Il membrane est excessivement mince. Outre cet Il ovaire, on trouve à la partie postérieure, et 1) presque confondu avec lui , un autre organe >i que Poli a regardé comme appartenant au » sexe mâle, mais que je serois plus volontiers )i porté à croire l'organe de la glu ou de la viscu- » site, qui doit entourer tous les œufs avant leur ): sortie. Cet organe est formé d'un double renlle- >i ment, séparé par un étranglement dont le pos- n térieur est pyriforme , le renflement en avant , » la pointe en arrière , et le bout enveloppé en » très-grande partie dans la membrane ovifère Il qui lui adhère; les parois sont entièrement 11 minces et présentent à l'intérieur un corps 11 ovalaire , roulé comme une coquille de Bullée, 11 dont la partie renllée est ci-ëuse. Toutes les par- n ties de cet organe étoient remplies, dans l'in- 11 dividu qne j'ai disséqué, par une très-grande >i quantité d'une matière coagulable , comme mu- n queuse. La terminaison de l'appareil généra- .1 leur est réellement fort singulière , en ce n qu'elle a lieu à droite et à gauche. L'extré- 11 mité postérieure de l'ovaire, ou mieux ^ de la 11 partie terminale, arrivée à la pointe antérieure .1 du cœur, se bifurque ou donne naissance à un plus être ' du mant( 11 échancrure que l'artère pulmonaire, pour se .1 terminer à l'un des tubercules et peut-être aux n deux tubercules que nous avons dits exister sous 11 le rebord du manteau. « Ces tubercules sont si- tués, d'après M. de Blainville, « de chaque côté à n la partie postérieure du sillon du mantean , l'ua » entre la racine des deux dernières branchies n et l'autre à deux ou trois branchies en avant; » ces orifices tuberculeux sont bordés de petites )i lèvres comme squammeuses. » Nous citons en- core ici M. de Bl.iinville, parce que, après des recherches minutieuses sur plusieurs grands in- dividus d'Oscabrions conservés dans la liqueur, nous n'avons pu découvrir ces ouvertures; cepen- dant nous avons tant de confiance dans les obser- vations du savant anatomiste, que nous admet 1 «m s le fait tel qu'il l'a observé, malgré son exliêoie' anomalie. canal plus étroit que lui, qui se dirige vers le bord du manteau, où il passe dans la même 6-8 ose Ainsi , d'apics ce (jue nous venons de rapporter sur les organes île la génération, il résulte à peu près ce que M. Cuvier avait pressenti, c'esl-à-dire que les Oscabrions, n'ayant point d'organe excita- teur mâle, sont hermaplirodites, qu'ils se sulliieni à eux-mêmes ; mais ces doul)les ouvertures, à (piel usage sont elles desiinAs dans les (onctions de li {génération i" diivent-elles donner seulement pas- sage aux «'ils':' Leur position est d'uilieuis si singulièiC, qu'elle u"a rien de commun avec ctlle des autres Mollusques, qui les ont toujours d'un seul côté et ordinairement vers la tèle. L'existence de l'organe mille reste louJDurs incertaine , et c'é- toit là , ce nous semble , le point essenlitl à éclai- rer dans la quesli''u; on peut dire ausii qu'il e^t extrêmement probable que cet organe n'existe pas, puisqu'il a consla.umtnt échappé aux sa- vantes recherches d'aussi habiles analomislcs que les Poli , les Cuvier et les de Blainville. Pour terminer ce qui a rapport à l'anatomie, il nous reste à parler du système nerveux ; Poli n'en a point parlé , et M. Cuvier l'a connu inoins que W. de lilainville; ce sera donc en- cure à ce savant que nous em])runterous ce que u^us allons en dire. « On voit de chaque côié " de la masse bucale, mais non pas appliqué '■ contre elle , un assez tort ganglion uu un > plexus nerveux, duquel part un très -gros « cordon médullaire , qui fuit le tour du bord » antérieur du corps, logé dans une sorte de >< sillon; il est cependant réellement au-dessus >' de l'œsophage. C'es't là ce qu'on doit regarder )' comme le cerveau lui-même. Du bord interne » du gangli m latéral naît un petit cordon qui se 1' porte en dedans et qui va se léunir à un très- '> petit ganglion placé sous la niasse bucale, et » du bord antérieur duijuel parlent les filets qui '1 vont à la bouche. 11 y a aussi un lilet trans- » versai qui sert à réunir les deux ganglions laté- •> raux; en sorte que rauneau œsophagien est » complet. Il part aussi de cet anneau intéiieur " quelques filets qui vont à l'a^sophage. Eulin , >' de l'angle postérieur de chaque ganglion la- j) téial naissent deux gros cordons , dont un ex- ). teneur est bien plus considéralile, suit tout le ' bord du corps, ou mieux, du pied, contenu u dans une sorte de gaine comprise entre la >' peau proprement dite et la couche de fibre.i 1' transverses , argentées. Il se continue aussi tout n le long de la racine des branchies ; il va pro- 1 bableuienl se terminer par anastomose à la par- tie postérieure et moyenne du corps, tiuiin , ' - - ail postérieur est beaucoup plus « l', • grêle; il s'enfonce dans les libres musculaires » et prescjue médianes du pied, auxquelles il se » disiriime. >• C'est après avoir décrit avec soin les divers or- t^anes des Oicabnons que M. de Dlainville aborde l.i discussion relativement a la place qu'ils doiveni occuper dans la série. C^umiue il a l'opinion que ose les Oscabrions n'ont aucun rapport , non-seule- ment a\ec les Phyllidies et les Patelles, et n'en ont pas davantage avec les véritables Mollus- ques, tous les faits semblent con>;ourir pour lui a la confirmation de son opinion; il est obligé d'avouer cependant que, pour la forme géné- rale , paire et symétrique, il y a une très-grande ressemblance entre les Phyllidies et les Osca- brions; mais ou doit convenir avec lui que les Oscabrions maucjuent d'yeux et de tentacules, ce qui n'a pas lieu tlans les Phyllidies, Quant à l'or- gane du loucher, les Oscabrions en s ut certai- nement pourvus; la large lèvre plissée doit tenir lieu de la paire inférieure de tentacules des au- ties iMollusques ; et comme un certain nombre de Mollusques sont dépourvus de points ocu- laires, et qu'une classe très-nombreuse, les Acé- phales, en est toujours privée, l'absence des yeux ne peut être un motif sullisaut pour rejeter les OûCabrious des Mollusques. Dès que le le»t d'iiu Mollusque n'est plus d'une seule pièce , il doit eu résulter des modiliatious très-nombreuses qui doivent se faire sentir d'abord dans le sys- tème musculaire; ce motif, à lui tout seul , est in- sullisaut pour faire rejeter le genre qui nous oc- cupe de l'ordre des Mollusijues; car, supposons que l'on trouve un jour une Phyllidie avec des pièces détacliées semblables à celles des Osca- brions, on n'en sera pas moins forcé de tenir ce genre ambigu avec les véritables Mollusques; ce qui prouve que cette modilication musculaire ne sullil pas. Il en est de même de la coquille; car nous pourrions citer de» Mollusques acépiialés qui ont des coquilles de plus de deux pièces, et qui n'en sont pas moins des -Mollusques, l.esorilictss des organes de la digestion sont terminaux et mé- dians : ce caractèie, il faut le dire , est d'une gran- de importance , et sulfiroilà lui seul pouréloigner les Oscabrions des Patelles, mais non des PUyl- lidies. Quoiqu'il soit rare de rencontrer des Mol- lusques qui oUreut celte disposition , il en existe cependant, et nous pourrions citer les Dentales, les Dons , etc. , qui sont de ce nombre, l.a masse bucale et la langue ont beaucoup d'analogie avec celle des Patelles; il en est à-peu-près de même aussi relativement a la disposition du toie, qui n'ollVe p.is dans les deux genres de dilléreuces considérables. Quant à l'appareil de la respira- tion, il a beaucoup de ressemblance avec celui des Phyllidies et des Patelles, «pioique, pour ce dernier genre, M. de Blainville ait une opinion absolument dillérenle. Nous u'eiitierons point ici dans celte discussion , que nous nous proposons d'approlondir à l'article P.^telle, auquel nous ren- voyons. La circulali n se fait dans les Oscabrion» par les mêmes moyens que dans tous les Mollus- ques; seulement le cœur cl les oreillettes sont rejetés bien plus en arrière que dans la plup.uL d'enir'eux , et leur forme, comme l'observe irès- judicicusemeut iM. de blainville, rappelle asse.- ose Lien celle des mêmes organes dans les Bivalves. L'appareil générateur, dit M. de Bluiaville , ne l>ermet pas de rapprocher les O. cabrions des ri)3'llidies ou des Falelles. « En ellet, ces der- !• uières, soui ce rapport , n'ollVent aucune dillé- » rence avec les auires MoUu ques Lermapliro- » dites, c'est-à-dire qu'il y a un ovaire circon- » scrit , un oviducte , une sorte de matrice pour » la partie femelle, un testicule, uu canal dété- >> rent, un organe excitateur pour la partie inàlej » les deux parties se terminant dans un seul et " unique tubercule, situé du côté droit, et plus ou » moins près du col. Or, y a-t-il rien de tout cela >' dans les Oscabrions, qui nous ont, au contraire, » ollert un ovaire uou borné , et susceptible d'une » extension énorme, comme dans les Bivalves; à » [leine , et d'une mauiére douteuse, une partie 'j mâle furl incomplèiej enlin une double termi- >i nuison, l'une à droite et l'autre à gauche , et " dont je ne conuois d'exemples que dans les Oc- >' topodes, les Décapodes, etc.':' « On ne peut Contester la justesse des observations du savant i|ue nous venons de citer; il est bien certain que Ici organes de la génération dill'ùrent tellement , qu'on ne peut laisser les Oscabrions à la place qui L'ur a été assignée par les auteurs. Le système nerveux dillere saus doute un peu de celui des Mollusques, que l'on a voulu rapprocher des Osca- brions, néanmoins l'anneau œsophagien existe: c'est à i\L Cuvier que l'on doit la conuoissance de lit important. Ainsi , en résut por à ranger les animaux qui nous occupent parmi les vrais Mollusques ; i!s en ont tous les carac- tères principaux , et ceux qui peuvent faire ex- ception , ou se trouvent aussi , quoique rare- ment , parmi les tMolbisques , ou sont propres aux Oscabiious : c'eat la terminaison des organes de la génération. Ainsi ou peut dire que les Osca- brions sont des Mollusques; mais il tant convenir qu'ils doivent y occuper une plae.e a part , quils doivent y constituer a eux seuls une lamille que l'on devra placer vers le commcnceuieni des Mol- lusques céphalés , comme un type isolé. Uu ne sali point encore si les Oscabrions ont uu accou- pleoieut; il est probable cependant, et c'est l'o- piaion vers laquelle penche M. de Blainville , qu'ils n'en ont point ; mais alors a quoi sert donc la double issue des organes de la généra- tion ? Les mœurs de ces auimaux i.e sont point connues, ou sait seulement qu'ils adhèrent tres- i.irlemenl aux corps sous-marins sur lesquels ils vivent; on présume qu'ils se nourrissent de ma- tures végétales plutôt que d'animales. Les Osca- brions se trouvent dans toutes les mers, dans telles du pôle comme celles de l'équateur; mais ils paroisseiit moins nouilii rnds dans les mers du Nord que partout ailleurs, et eu cela ils suivent la règle commune au plus grand noailive de lUollusqucs. D'après ce que nous avons vu, il est facile de caractérise! les Oscabrions mure M. de Blainville le fai O 3 G G79 de quelle ma- CARACTERES GENERIQUES. Corps plus ou moins alongé , déprimé ou snb- cylinque, obtus également aux deux extrémités; andomen pourvu d'un disque musculaire ou pied propre à ramper, surtout à adhérer; dos subarli- cule; les bords du manteau dépassant plus ou moins complètement le pied dans tome sa circon- férence, et recouvert par une série longitudinale de huit pièces calcaires ou valves imbriquées et deaii-circulaires ; bouche antérieure et inféneme au milieu d'une masse considérable; point d'yeux, m de tentacules, ni de màclioires; une sorte de langue étroite, hérissée de denticules dans la ca- vité bucale ; anus tout-a-fait postérieur et mé- dian ; les organes de la respiration branchiaux et lormes par un cordon de petites branchies situées sous le rebord du manteau, surtout en airière; les organes de la génération femelle seulement, et ay.iut une terminaison double de chaque côté entre les peignes branchiaux. Cette caractéristique dill'ere peu de celle de Lamarck; le seul caractère important qu'il n'ait [ias mentionné est celui des organes de la gé- nération, dont la terminaison ne lui étoit pas connue. Le genre Oscabrelle de Lamarck a été créé pour des espèces singulières d'Oscabrions , rap- portées des mers australes par MM. Pérou et Lesueur ; elles sont étroites , larviformes ; les bords du manteau sont très-largts et les valves tres-peiites et rudimentaires ; les branchies sont: absoluuient comme dans les Oscabrions. On peut conclure de la giande resseuiblauce des Osca- brelles avec les Oscabrions, que c'est un genre inutile , que Ion ne peut admettre que comme sous-division générique, comme l'a lait M. de Blainville. Ce savant , dans son Traité de Ma- lacologie , a proposé six sous-divisions parmi les nombreuses espèces de ce genre ; mais :1 en a augmenté le nombre dans sou article OscADRioN du Dictionnaire des Sciences na- turelles. Il conserve toujours les divisions prin- cipales , mais il les sous-divise ; de sorte que cela porte à onze les divisic du genr I. OscABr.ioN géant. Chiton g'gas. Ch. testa octo^aUn , cr.issâ, confestû , alhà ; vah.i prima crenutj , poslrtina deuLatu ^ ruediis emarginatts. Umel. Chemn. Concli. totn. 8. tab. 96. fig- 819. Chiton gigas. Gmel. pag. 3ao6. Enctcl. ^/. \i)\.Jig. 3. Lamk. Anim. sans. vert. tom. 6. pag. 5.:o. « '. 1 . 68o ose De Blaisv. Dict. des Scicn. nat. tom. oG. pus- 343. On a cru long-temps que cet Oscabiion ûloil celui cjui acquéroit la plus grande taille; (juoi- qu'il soit resté un des j^rands du j^euie, quelques espèces, découvertes depuis peu dans les mers du Pérou, le surpassent néanmoins, et méiite- roient mieux le nom de géant. Cette espLve est oblongue, étroite, à valves très-épaisses, fort grandes, lectiformes, à dos bombé et subcaréné dans le milieu; les parties latérales sont occupées par des aires triangulaires, saillantes, lisses, à angle oblus; la partie mé- diane est également lisse, trapézoïdale, odianl quelquefois , sur le milieu de la carène , une ligne d'un brun foncé, limiiée de chaque côté par une ligne blanche qui disparoît insensiblement vers le côté postérieur des valves. Les bords du manteau sont assez épais, d qu'il paroît, de petites écailles. Celte cotpiille est d'une coloration peu remarcjuable ; elle esl d'un blanc grisâtre ou verdàlre, et les valves, d.iiii le milieu, sont quelquefois d'un brun pâle, avec la ligne médiane d'un brun plus foncé, dont nous avons di'jà parlé. Ce grand Oscabrion, qui est resté rare jusqu'à présent dans les collections, vient, à ce qu'il jiaroi:, des mers du cap de IVnne- lispéraïue : quelques individus ont go millim. de longueur. 2. Oscabrion écailleux. Chiion sqiiamosiis. Ch. testa oclovalvi, scmislnata ; corpora sijua- i/iiiljso. Lin. Chiion squamosus. Lin. Gmel. n". 5. C;:cMN. Conch. tom.d. lab. g4.Ji'. 788 ù 791. E.NCYCL. pi. \Ç)'l.Jîg. 5. 6. Poli, Test. loin. 1. lab. Z. fig. 21. 22. Lamk. Aniin. sans vert. loni. 6. pa^. 020. iV. ï. De Blainv. loc. cit. pag. 558. L'Oicabrion écailleux est une jolie espèce , asez grande, ovalaire, d'un i)riin -verdàlre plus ou moius intense; ses valves, à l'exception de i'anlérieure et de la slér sont compo- sées de deux parties bien distinctes : li la'.érales, sur lesquelles se voient des granula- tions oblongnes, subarliculées , et la parlie mé- diane, qui esl ornée de petites côles longitu- dinales irès-régulièresj légèrement courbées dans leur longueur. Le bord postérieur des valves e«l Kncnient plissé et dtinlelé. Lu valve anlé- rienrc est demi-circulaire, couverte de granu- lations régulièrement disposées et représeiiiant iMi véritable guillochis ; la valve postérieure se- rait semblable à la première si elle n'avoit une ]>jnie médiane chargi'e de côtes longitudinales, cachées en ^rnude partie par l'avant-deruière ose valve. Le bord du manteau est assez épais ; il fit recouvert de graoulaiiins régulières sem- blables à celles d'une peau de chagrin : ce bord est marqué de taches alieruativemeut noires et blanches. Cet Oscabrion , assez rare dans les collections , acquiert rarement une grande taille. Cbemnitz en a représenté un qui a plus de 8; millimètrcj de longueur; il est plus ordinaire de le trouver plus petit. 5. Oscabrion péruvien. Chiion penwianus. Ch. testa oclovah'i , albo-cincniscente , sub' striatâ ; corpore crinis nigns echinato. Encycl. pi. \Gb. fig. 7. 8. Lamk. Anim. sans vert. tom. 6. pag. 021. Cette espèce est fort'extraordinaire : ses valves, assez étroites, quadrangulaires, subtectiformes , et ayant les aires latérales à peine marquées , sont toutes couvertes de fines granulations net- tement séparées : les unes, celles qui sont sur le milieu des valves, disposées en rangées lon- gitudinales ; les autres, qui sont sur les aiies, le sont en rangées transverses. Ce qui rend sur- tout cette espèce très-remarquable, c'est qu'il passe entre les écailles un grand nombre de poiU noirs assez épais , semblables à du crin. Les bords du manteau, qui sont assez épais, sont également revêtus d'un grand nombre de poils qui rem- placent les écailles qui occupent celle place dans d'aulres espèces. Les valves de cet Oscabrion sont d'un brun Doir, et les poils sont d'un noir foncé. Cette espèce rare vient des côte? du Péron et du Chili; elle a quelquefois 55 à 60 millimètres de lon^rueui. 4- Oscabrion magnifique. Chiton niagnificiis. Ch. tistâ oiftitù, depiessâ , tnagnà , nigrj , Jorso subcantiatâ ; mvis lateratibus , irunsfersint siilcatis s vulvis anticis et posticis , niduUini sOiatis. Nou. Dict. chtss. des Scienc. nat. iomi. 12. pug. 455. Nous ne trouvons nulle pr.rt de figure ni de description qui puisse convenir à l'espèce que nous tlésignons par ce nom ; elle est ovale , également obtuse aux deux extrémités; les deux valves terminales sont rayonnées du sommet a li base ; ces striei sont fines , légèrement gianii- leuses, souvent divisées. Les valves intermédiaires sont assez, étroites, bien imbriquées les uuos .sur les autres, présentant bien distiiiclemeul les aires latérales, séparées par unelégèie élévation; elles sont striées du sommet a la base de \a oiéaie nianière que les v:dves terminales, taudis (]iiu le aid.cu ose milieu des valves est recouvert cle stries longttu- diuales Irès-fiues et peu profondes. I,e limbe , ou bord du manteau, est assez large; il est couvert dVcailles subgranuleuses Ircs-serrées. Cet Osca- briouest d'un noir uniforme dans toutes ses parties. Ce qui le rend très-remarquable, c'est la grande (aille qu'il acquiert parfois; il a Io5 millimèlres de long et 55 de large. Il y a ircs-peu d'Os- cabrions qui parviennent à celte taille. On le trouve dans les mers du Cblli. 5. OscABBioN fasciculaire. Chitonjlisciculans. Ch. testa octofalfi ; corpore ad ralvulas utrinquè fasciculato. Lin. Chiton Jàscicularis. Lin. Gmel. n°. 4- Chemn. Concli. tom. 10. tab. lyS. fig. l688. Maton, Act. Soc. linn. tom. Q.pag. 2i. pL l. M- I. Encycl. pî. \ loppe le corps se termine également dans sa » circonférence par deux lobes latéraux presque » égaux, un peu moins grands cependant que dans » les Porcelaines, et dont les bords sont moins » extensibles. Au-delà de cotte bande marginale ï en est une autre plus épaisse , évidemment plus » musculaire , et qui est garnie à l'extérieur de » petits cirrhes tentacnlaires , pédicules et un peu B renflés eu champignon à l'extrémité. Ils sont un ') trompe labiale , nous a paru susceptible de se » dilater en pavillon. Nous avons vu distiucte- » ment un rudiment de dent labiale supérieure eu » iorme de fer à cheval, fort étroit et collé à la » peau, de manière, sans doute, à n'avoir pas >i une grande action dans la mastication. La masse » linguale est épaisse , ovale , s'avance en partie )> libre dans la cavité bucale, et se prolonge dans )> la cavité viscérale; elle est du reste armée de )i petits crochets comme à l'ordinaire. Les Ovules ') out donc une grande analogie avec les Porcc- " laines sous tous les rapports. » Il sera cepen- dant encore nécessaire de confirmer toute l'ana- logie par l'étude des animaux de diflérentes sec- tions du genre, parce que l'en peut présumer qu'il existe plus de diliércuce entre l'Ovule ovi- forme et l'Ovule navette , qu'il n'y en a entre la première et les Porcelaines. Les caractères de ce genre peuvent être exprimés ainsi : RACTEBES GENERIQUES. Coquille bombée , atténuée et subacaminée aux deux bouts, à bords roulés en dedans; ouverture longitudinale, étroite, versante aux extrémités , non dentée sur le bord gauche. Les Ovules sont des coquilles marines qui se me nous l'avons vu, des Porce- laines; cepenaant quelques espèces ont des carac- tères fort singuliers qui scmbleroient devoir les en éloigner s'il u'existoit quelques passages d'une forme à l'autre. Nous voyons en eiîet que l'Ovule la plus commune, Oi'ula oçiformis ., con- serve la forme des Porcelaines , tandis que l'Ovule navette présente cela de singulier , d'être termi- née à ses extrémités par deux longs tuyaux canali- culés qui l'éloignent singulièrement de la première espèce. Mais si l'on met dans l'intervalle l'Ovule birostre et quelques autres analogues , on verra peu X et d'une autre forme que | la liaison qui existe entre elles; dès-lors on devra rejeter le genre Navette proposé par Monlfort et adopté par quelques zoologistes. Le nombre des espèces n'est point encore très- considérable ; cependant il est plus grand qu'on ne l'avoit cru d'abord, si l'on admet toutes celles figurées par M. Sowerby , dans le premier fasci- cule de sa Conchyliologie générale , dans laquelle ■ • • ' ' ■ ' '■ - plus de » dans les Porcelaines. En avant et en arrière, les » deux lobes du manteau sont réunis , ou mieux se » continuent sans former de canal proprement o dit , si ce n'est en avani , où l'on voit qu'à cet » endroit le bord du manteau est épaissi par un 3 rudimen; de tube , ou plutôt par une expansion » musculaire venant du faisceau columellaiie. Le a pied est tout-à-fait conformé comme dans les Por- » celaiaes , c'est-à-dire fort grand, ovale , à bords » minces, l'antérieur étant également traversé par )> un sillon marginal. Dans le seul individu que » nous avons disséqué, il y avoit en outre dans le » milieu de la partie antérieure du pied une on en trouve vingt-six espèces, c'est-à-dii du double que Lamarck en avoit indiqu sorte qu'en joignant à ce nombre celui des espè- ces fossiles, on auroit actuellement trente-deux espèces dans le genre Ovule. Nous n'indiquerons ici que les principales. ^ Errra* <$ es O V u I. Ovule des Moluques. OmiLi ot'ifonnis. O. testa ovato-influtà , medin ventricosâ , Icvi'i hicteâ ; exti-emitotihus proininulis , subtruncatis j Sauce aurantiacâ. Bulla ofurn. Lin. Gmel. pag. 34aa. n". i. Lister j Conch. iab. ']\\.fig. 63. Bo.VAN.Ni, Recr. '^.J'ig. 252. RuMPH. Mus. tiih. Z^.fîg. Q. Petit. Gaz. tab. 97. fig. 7 ; et Anib. tab. 8. GuALT. Test. tab. i^.fig. a. b. Dargenv. Conch. pi. 18. fîg. a. Favanne, Conch. pi. oo.ftg. 12. Seba , Mus. tom. 3. tab. ']^.figuroe tre:. Knokr, Vetgn. tom. 6. tab. Z'5. fig. 1. Martini, Conch. tom. 3. tab. zz.Jig. 2o5. — 206. ENCTCL.p/. 358. Z'^. I. a. b. Ovula ovifoimis. Ann. du mus. iG. pag. 110. n". I. Lamk. Anim. s. vert. tom. 7. pag. 366. «". 1 . De Blaint. Malac. pag. 423. pi. "hi.fig. i. Cette espèce est la plus grande du génie; elle est ovale-oblongiie et tort semblable à une Porce- laine. Elle est lisse à l'exldrieur , brillante et polio, d'un beau blanc de lait; la spire est compléle- mentcachi;c, involvée comme dans les Porce- laine. L'ouverlure et fort longue, très-étroile , d'un brua-pourpnl , Irès-inlense à l'intérieur; le canal postérieur est peu prolongé, sou échancrure est assez profonde, mais élroile; l'extrémité anté- rieure est un peu plus alongée que l'autre , et elle je termine par une échancrure fort large ; le bord gauche est simple dans loule son étendue, sans dénis, tandis que le bord droit, recourbé eu de- dans , est fort épais et plissé dans presque loule son éicndue. Celle coquille, commune dans les colleclions , se trouve dans presque lout l'Océan indien , et principalement aux ilcs Moluques. Les plus grands individus ont 10 centimètres de lon- gueur. 2. Ovule anguleuse. Ovula angulosa. O. testa nvato- ventricosâ , subgibbosd , albâ ; vcntro mcdio transvershn obtuse anguluto , li- ncis prominuUs cinclo ; extrcmilatibus obtusis j Sauce rcsco-violaceâ. Lamk. Anim. s. vert. tom. 7. pag. ZGj. n". 2. Ovula costc'llata. Ann. ibid. n". 2. Ovala columba. Schubert et Waoneex , dernier Supplém. au Martini, pag. 1 1 6. pi. za^.S'g- 4043. 4044. Cypraia tortilis.lli,v.txiis, Univcr. Conchol. tom. z.Sig. 60. O V U Celte espèce avoiiine la précédente par sei rapporis; 00 l'a confondue queU|uefois avec elle comme une simple variété , mais e'ie s'en distin- gue complètement par des caractères constau-. Elle est constamment petite, ventrue, toute blan- che et lisse; vers son tiers postérieur , on remar- que sur le dos un angle Iraiisverse , obtus; l'ou- verture est arquée dans sa longueur, fort étroite , non dilatée ;i la base, à peine prolongée à son sommet. Le bord gauche est simple, arrondi , calleux à sa partie postérieure ; le bord droit e^t Irès-épois , très-arrondi , submarginé à l'exlerieui , renversé en dedans et chargé sur son bord interne de dentelures irrégulières qui se prolongent quel- quefois à l'extérieur sous forme de plis. A l'inlp- rieur, l'ouverture est constamment d'un beau rose- pouipré. Cette coquille, infiniment plus rare que la pré- cédente , vient à ce qu'il paroit du l'Océan des Grandes-Indes. Les plus grands individus n'ont jamais plus de 45 à 48 millim. * 3. Ovule k verrues. Ovula verntcosa. O. testa ovatâ, gibbosâ , transversè angulatà , albâ; vcnucâ globosâ, ad utramque e.rlremitatem in foveâ inclusâ. Bulla verrucosa. Liif. Gmel. pag. 34aj. n". 5. LisT. Conch. tab. 712. fîg. 67. RuMPH. Mus. tab. ZH.fîg. IL Petiv. Amb. tab. 16. fîg. 20. Go ALT. Test. tab. 16. fîg. F. Dargenv. Conch.pl. i8.fîg. M. Seha, Mus. tom. 3. tab. 55. fîg. 17. Knorr , P^efgn. tom. 4- tab. 26. fîg. 7. Martini , Conch. tom. i.tab. z'^-Sg- 220. 221. En-cycl. pi. 357. fîg. 5. a. b. Var. b. ) Testa ccerulescente. Lamk. Anim. s. vert. tom. 7. pag. Z6y. n'. 3. Ovula verrucosa. Ann. ibid. pag. 1 1 1. n°. 3. De Blainv. Malac. pag. 422. pi. Zi.Sg- 4 et 4 a. Cette espèce singulière a été pour MoniforI le motif d'un genre aucpicl il a donné le nom de Cal- purne. Ce genre n'a poinl été adopté. L'Ovule à verrues se distingue de ses congénères par sa forme ovalairc régulière , par uu angle assez aigu qui la traverse dans son milieu, et enfin par les deux verrues ula carnea. Ann. ibid. n". 5. ScHDDERT et \Y i.GS-e.?., Supplém. au Martini, pag. 1 15. pi. 228. fig. 4041 . 4042. U est très-facile de distinguer cette très-jolie petite coquille; elle est ovale-oblongue, ventrue, ornée de stries très-fines à ses extrémités; sa cou- leur est d'un beau rouge , tantôt violacé , tantôt pourpré, laissant sur le milieu de la coquille une zone ordinairement plus pâle. L'ouverture est proportionnellement plus étroite que dans les au- ties espèces; elle est courbée dans sa longueur, très-peu dilatée à sa base et légèrement prolongée à ses extrémités ; le bord gauche est lisse , il pré- sente il son extïéjaité postérieure une petite cal- losité située obliquement à la base de l'échan- crure; l'extrémité antérieure de la columelle pré- sente, après un aplatissement assez remarquable , un petit pli irès-obliciue ; le bord droit est ar- rondi , recourbé en dedans et très- finement den- telé dans toute sa longueur. Cette jolie espèce se rencontre assez communé- ment dans la Méditerranée; son analogue fossile a été trouvé en Sicile. Les plus grands individus ont i5 millim. de longueur. 6. OvvLE gibbeuse. Ofula gibbosa. O. testa ovato-oblongâ , utnnquè ohtusâ , ari' gulo elevato-obtuso cinctà,albo-Jlai>escente. Bulla gihbosa. Lin. Gmel. pag. 3423. n°. 6. CoLUMM. Purp. pag. 29, tab. '5o, jfig. 5. Lister , Conch. tab. 'jl l. fig. 64- BoNANNi , Recr. 3. fig. 249. et 309. Petiv. Gaz. tab. l^.fig. 5. GuALT. Test. tab. l'S. fig. 3. Dargenv. Conch.pl. iZ.Jig. q, Favanne , Conch. pi- '50. fig. g. i. Seba, M/^. tom. 3. tab. 55. ^g. 18. Knorr, Vergn. tom. i. tab. i^-JtS- 3- 4j et tom. 6. tab. a'j..J/g. 4- Martixi , Conch. tom. i . tab. il. fig. 2 1 1 à 2 14. Encycl. pi. Z'Sj.fig. 4. a. h. Lamk. Anim. sans vert. tom. 7. pag. 069. n°. 8. Ovula gibbosa. Ann. ibid. n°. 8. De Blainv. Malac. pag. 420. pi. 01. fig. 2. Montfortavoit fait son genre Ultime avec cette coquille, qui ne doit être, sous aucun prétexte, séparée des Ovules Elle est fort alongée, subcy- lindracée, d'un blanc - jaunâtre et quelquefois fauve; elle est toute lisse et traversée dans le mi- lieu par un angla obtus, mais saillant. L'ouver- ture est alongée , étroite , un peu dilatée à la base, à. peine courbée dans sa longueur ; le bord gauche est simple , il pré>enlc à son extrémité postérieure une callosité plicifoimo très-obtuse; les extrémi- tés de la coquille sont u peine prolongées et les échancrures qui les terminent sont peu profondes; le bord droit est assez épais, à peine renversé en dedans et lisse dans toute son étendue. Cette coquille, que l'on trouve assez fréquem- ment dans les collections , habite les mers du Bré- sil. Sa longueur est de 52 millim. 7. Ovule spelte. Ovala spelta. O. testa oblongâ , ad utramque extremitatem obsolète rostratâ, Icevi , albdj dorso tumidiusculo j labro arcuato, margme mtùs mcrassato. 686 O V u Bulla speha. Li\. Gmei.. pag. 3420. n". 4- Lister, Conch. lab. 'ji2.fg. 60. GuALT. Test. tah. l^'à.Jig. 4- Martini , Conch. toin. i . tah. •j.Tt.Jîg. zi'j. 2 1 6. Lauk. Anitii. sans rert. toni. j. pag. 070. n". 10. Ovula spelta. Ann. \\>\à. pag. Ii3. n". 10. ScuuBERT et Wagner , Supplément, pag. 117. pi. ■J.-i'à.fg. 4047. Celle petite espèce d'Ovule est fort alonf^te , élioite , pointue à ses exlrémil(?s , cù elle est mo- !onj;(je en bec ; sa surface extérieure est d'un bhmc tantôt jaunâtre et»tjuclquefois d'un rose très-pâle; elle est toute lisse, si ce n'est à la base où elle ollre quelques stries extrêmement fines. L'ouver- ture est très-alongt'e , presque droite, rdlrécie postcrieuremont et dilati'e à sa partie antérieure. La columelle est toute lisse, un peu calleuse à l'in- térieur; son extrémité postérieure présente un pli obscur à la base du canal de ce côté; son extré- ité antérieure est aplatie, elle recouvre un ca- nal assez aloui^é peu p rofond et termine par une écliancrure superficielle. Le bord droit est épais dans son milieu , beaucoup plus étroit à ses extrémités et lisse dans tonte son étendue. Cette petite coquille se trouve dans la Méditer- ranée , principalement dans le golfe de Toulon, où elle est cependant assez rare. Sa longueur est de 20 milliin. 8. Ovule birostre. Ovula birostris. O. testa ohloTtgâydorso tumidiusculâ , adutratn- que extremitatein rostrata , lœvi , albà ; labro margine e-rleriore incrussato. Bulla birostris. Liw. Quel. pag. 3423. n°. 3. An Lister, Conch. tab. 71 ^.fîg. 66. Knorr , Vergn. tom. 6. tab. ZO.Jîg. 5. Favarne, Conch. pi. Zo. Jîg. k. 1. Martini, ConcA. tom. 1. tab.u.ù.fig. zij.a.b. Encï-cl. pi. 357. fig- I. a. b. Lame. Anim. sans vert. tom. 7. pag. Zjq- n"- II. Ouula birostiis. Ann. jbid. »<>. 1 1 . ScncBEBT et W .•LCVtv.fSuppl. au Martini, pag. 116. pi. ^2.2).Jig. 4045. 4046. Testa Jossilis. Lauk. loc. cit. pag. Zji. n°. 2. Celle jolie espèce sert de passaf^e entre les Ovulct précédemment décrites cl l'Ovule navette. Elle est aliicij^éc, oblongue , fusiforme, terminée à le* extrémités par un canal pointu et assez pro- longé; elle est toute lisse, si ce n'est à l'extrémité anUrieure où l'on remarque quelques stries Irans- verses ; »a couleur est rosée , quelquefois blauclie. L'ouverture est trcs-alongée et fort étroite , un O V U peu dilaté à la base; le bord columellaire est sim- ple, arrondi, sans pli ni callosité; le bord droit, un peu rende dans son milieu , est très-étroit à ses extrémités : il se renverse un peu eu dehors et reste constamnient;blanc. A l'intérieur, la coquille est toute blanche et ses extrémités sont ordinai- rement marquées d'une tache pourprée; le canal de l'extrémité postérieure esl exlrèmemenl étroit , il devient de plus eu plus superficiel et Téchun- crure qui le termine est à peine creusée ; le canal antérieur esl un peu plus court , plus ouvert et son écliancrure plus profonde. On trouve l'analoi^ue fossile de cette Ovule dans le Plaisantin. Celle jolie espèce, fort rare dans les collections, vit actuellement dans ks mers de l'Inde , sur les côtes de Java. Elle u 40 millim. de longueur. 9. OvDLE navette. Ovula volva. O. testa medio-ventricosâ, tumidâ, utrinquè ros- trata , albidn-roseâ ; rostris prœlongis , cjlin- draceis , oblijuè striatis. Bulla volva. Lin. Gmel. pag. 3422. 71". 2. Lister , Conch. tab. 711. fig. 65. mala. Y). Ki\Gzsv. Conch. pi. s8. fig. h Favanne, Conch. tab. 00. fig. K. 2. SEDA,i>/w. tom. 3. tab. 5o. fig. i5 — 16. KtJOBR, Vergn. tom. 5. tab. i .fig. 2. 3, et tom. 6. tab. "hz.fîg. I. Martini, Conch. tom. i. tab. iZ.Jîg. 2l3. Encycl. pi. ùO'j.fig. 3. a. b. Lamk. Anim. sans rert. tom. 7. pag. o-jo, n". 12. Ovula volva. Ann. ibid. n'^. 12. (b) Eadem alhido-roseà , tramve/shn striât.:. De Blaixv. Malac. pag. 425. pi. Zi./lg. 5. L'Ovule navette est une singulière coquille for- mée d'un corps ovalaire , ovoide , terminée à cha- que extrémité par un long canal presque droit , comparable à celui qui termine quelques espèces de Fuseaux. Lorsque la coquille est entière, ce qui est exirêmemeni rare , les deux prolongcmens sont presque égaux. Le corps de la cocpiille est ordinairement lisse dans le milieu; les siries «ont situées aux extrémités et se continuent en deve- nant de plus en plus obliques sur les prolonge- mens terminaux. L'ouverture est extrêmement longue, assez large, dilatée à sa base; le bord gauche est simple, tandis que le bord droit, lé- gèrement renversé en dehors , est épais» dans lu milieu, lisse et obtus dans toute son .^tendue. (}e bord est ordinairement d'un blanc-jaunâtre très- pâle , tandis qne le reste de la coquille es! d'un jaune-orangé nniiorme; celte incnie couleur so répète à l'intérieur. Le canal poilérjeur est un pou O X î X Y 63 plus ul ingé que l'anlérieur; il est assez étroit, iL-j^èiemciit relevé à son exli'émité, où il est ex- trômetneut miace et obliquement tronciué ; le ca- nal anli'rieur est absolument semblable au posté- rieur, seulement il est un peu plus court et un peu plus larj^e. La variété est , nous le croyons, une variété d'âge dans laquelle les stries se seront continuées sur toute la surface extérieure. Cette espèce, très-rare et fort précieuse , vien- droit , d'après Lamarck , des mers d'Amérique ; mais il est certain que c'est surtout dans celles de la Cbiue qu'on la rencontre. L'extrême ténuité des extréniiiés de celle espèce la rend très - fragile , ce qui donne un très-grand prix aux individus qui sont bien conservés. Dans ce cas la coquille prend une étendue assez considérable , et des individus , dont le corps est peu volumineux , ont jusqu'à trois pouces et demi ou quatre pouces de longueurj ce ijui fait supposer , d'après le volume du corps de quelques individus mutilés , qu'ils ont dû avoir jusqu'à cinq et six pouces de longueur totale. Un individu de petite taille que nous possédons dans un état parfait de conservation a go millim. de longueur. OXIGONES. Famille proposée par M. Latieillo dans ses Fa- nulles jiaturelles du, Règne animal {pag. 221}; elK- est à peu près l'équivalent de celle que La- marck a créée sous le nom de Malléacées. On re- marque quelques diflérences dans l'arrangement et le nombre des genres. Les caractères de cette famille sont exprimés ainsi par M. Latreille : le ligament cardinal est marginal, long, étroit, for- tement prolongé sur le corselet, où même, et le plus souvent , il s'étend uniquement ou presque uniquement sur celte partie de la coquille. Celle famille est divisée en deux sections principales. f Ligament cardinal crénelé. a. Point de byssus. Genres : Mullerie, Crénalule , Gervilie. ^. Un byssus. Genre : l'erne. ■ff Ligament cardinal continu ou point entrecoupé par des crénelures. Genres : Marteau, Peniadine , Avicule , Pinne. Voyez ces mots OXINOÈ. Genre douteux proposé par M. Rafinesque dans le Journal de Physique {tom. 89, pag. 132), pour un animal qui paroît voisin des Sigarels, mais qui est trop peu connu pour l'admettre ou le rejeter délinitivement. Il faut attendre à son égard de nouvelles observations. OXISMA. M. Rafinesque a proposé ce genre dans le Jb!^r- nul de Physique (^\?)Mj , pag. ^ij) pour une co- quille fossile bivalve, dont il ne dit pas la loca- lité, qui paroît fort peu diflérer des Jambonneaux; la charnière est membraneuse et plissée : ce sont les seuls caractères positifs qu'il donne. Ils nous semblent insuffisans pour l'adoption de ce genre. OXYSTOMES. M. de Dlainville a constitué cette famille, la cinquième et dernière de son second ordre , les Asiphonobrancbes , pour un seul genre qui a tou- jours été fort embarrassant à bien placerj nous voulons parler de celui des Janlhines. Nous ren- voyons à ce mot, parce que nous avons traité la question de sa place dans la série. OXYTRÈME. Quelques coquilles fluvialiles , qui pavoissent voisines des Nérites , ont servi à M. Rafinesque pour l'établissement de ce genre , qui est trop peu caractérisé pour qu'on puisse l'adopter. M. de Blainville cependant le rnnge parmi ses Pleuro- cères (i'oj. te mot), dont il forme une sous-divi- sion. PAC I'ACHIMYE. Pachiniya. M. Sowerby, dans son Minerai conchology, a donné ce nom à ua genre qu'il a instilué pour une grande coquille du giès vert, que nous avons rapportée, d'après sa structure et son analogie, au genre Catillus du même auteur. Voy, ce mot. PACHYPOUES. Pachypoda. Dans la méthode de 1\1. Gray, ou trouve sous cette dénomination un ordre particulier dans les Mollusques acéphales conchil'eres. Cet ordre, qui est le second, comprend les genres Mye et Corbule, qui ont eu tllet beaucoup d'analogie. Dans notre arrangement méthodique des Mol- lusques^ nous avons donné à la famille des Wyaires la compoiiliou que propose M. Gray pour son ordre des Pachypodes , considérant que les ordres doivent être tundés sur des ca- ractères beaucoup plus généraux que ceux qu'a employés cet auteur. ^o_y.iMoi.LusQUES et M yaiues. PACHYTE. Nous avons vu à l'article Mollusqces, en ren- dant compte des méthodes de MM. de lilaiuvillc et Cuvier, pourquoi le genre Pachyle qu'a proposé M. UciVance ne peut être adopté dans une bonne méthode. Ce genre, en tllet, a été conçu avec la louable intention de rendre le genre Plagiostome plus naturel. Dans ce dernier genre , on avoit introduit des coquilles qui , telles que le Plagiostome épineux, par exemple, pré- ientent des caractères bien dlllérens de ceux des Plagiostomes proprement dits; mais on ne fit pas attention, en les séparant , que ces carac- tères sont les mêmes que ceux des Podopsides et des Dyanchores. Nous avons l'ait voir , ailleurs, que ces deux derniers genresappartenoieutaux Spoudyles, et que les Pacliytes dévoient également en iaiie partie. Ce sera donc eu traitant des Spon- dyles, que nous donnerons la preuve convain- cante de ce que nous venons d'avancer, yoy. SfOiNDYLE. PACLITE. Genre proposé par DenisdeMiutfort {Conchyl. sysi. toni. 1. pag. 3l8. ) pour uu corps que l'on s'acrorde aujourd'hui à ranger parmi les lié- lemnitei. La manie qu'avoit Montfort, de faire des genres, le purtoit ù saisir la plus mince occasion pour satislanc son goût. Déjà , plus d'une lois , nous avons adressé ce reproche à ses ouvrages, et ici ilpeutêlrejustemtnt appliqué. Le Paclite n'est autre chose qu'une Délemuite courbée au sommet, probablement par accident , et olî'rant quelque usure. Ce genre, d'après les propres paroles de l'auteur, est pourtant un de ceux « qui se dessinent purement et avec fermeté. » Personne, malgré cela, ne l'a adopté. Voyez, Bélemnite. PADOLLE. Genre lout-à-fait inutile proposé par IMonfort pour une espèce d'Iialioiide qui ne dilTere de ses congénères que par une rigole décurrenle qui se voit sur le dos de la coquille, suivant la direction de la spire, qui est bien visil.le dans cette espèce. L' tJtiliotis camiliculutus\.dm\. a servi de type à ce genre inadmissible, f-'oyez IIaliotide. PAGODE. Les conchyllologues du dernier siècle ont donné ce nom à quelques espèces du genre Troque, et principalement au Tmc/tus pagodus , qui est devenu depuis la Monodonta pagodus de La- marck. Voyez Troqve. PAKEL. Dans son Voyage au Si'ncgal , Adanson nomme ainsi une coquille du genre Pourpre de Lamarck, adopté en partie de celui d'Adanson. ( Voyez Pourpre.) Cette coquille j fort commune, n'est autre chose que le Bitccinum paiuluin de Linné, Pourpre antique, Puiputca patula de Lamarck> PALAIS CHAGRINÉ. Nom vulgaire que les marchands donnent en- core à quelqu spèces de Nériles marines qi ,'lle couverte de tubercules arrondi: Voyez NÉRITE. PALLIODRANCIÏES. C'est ainsi que M. de Rlainville désigne , daiu son Traite du Malacologie , page 5oo la classe de Mollusques acéphales a laquelle M. Duméul avoit, le premier, donné le nom de Urancbio- podes. ( Voyez ce mot. ) Ce mot étuil devenu classique, puisijue Lamark et M. Cuvier l'avoieut adopté. Mais il ne poiivoil convinir au système de terminologie de M. de lilaiuville , qui cherche toujours des mots qui expriment lu caiaclère essen- tiel de la classe ou de l'ordre. L'ordre dc« Pallio- branchcs est le premier de la Iroisièmo classe des Mollusques, le» Acéphalophores ( Acéphalts'dc» auteurs); PAL PAL es.) deux seclions. La aille auteurs ) ; il est div première ne conlient que les genres â coqaiiles sjrnictnqiies; ce sont les suivans : Lingiile , Tt-ré- braiule, Tliéc.idée, Strophoiuène , Pachyle, Dian- chore el Podopside ; la seconde leurcrme les coquilles non symélriques , irrégulières , cons- tamment adhc^reules. On y douve les deux genres Urbicule et Cranie. ( Voyez ces mots.) Nous fei-ons observer que , dans la première section , se trouvent , avec des coquilles pédicolées, celles du genre Tliécidée qui, presque toutes, sont im- médiatement adhérentes par la valve inférieure. Nous ferons observer encore que, dans la se- conde section, sont introduits, avec les Stroplio- mènes , démembrement des Térébralules , les trois genres Pacbyte , Podopside et Diancliore, tous trois démembrés inutilement, et faisant double emploi du genre Spoadyle. Voyez Bra- PALMAIRE. Palmanum. Genre inutilement démembré des Emarginules , par Monlfort, dans sa Conchyliologie systéma- tique. Voyez Emarginule. PALOURDE. On donne encore actuellement , sur les côtes de l'Océan, ce nom à une coquille bivalve qui y est très-abondante, qui paroît être le Caidium edule , ou la Vénus réticulée. Voyez BucARDE et Venus. PALUDINE. Paludina. Les anciens concnyliologues avoient séparé avec quelque exactitude les coquilles terrestres de celles qni vivent dans l'eau ; les divisions d'Aristole reposoient même sur l'habitation : ce qui a été long-temps usité par le plus grand nombre des auteurs et par le célèbre Lister, en- tr'autres. (]et auteur cependant n'a point séparé les Paludines de ses autres Buccins lluviatiles. Ce genre doit être attribué à Guetlard; il l'a proposé sous les noms de Vigneau, Demoiselle, Limaçon vivipare Uuviatile, dans son mémoire intitulé: Oùsewaiions qui peuvent servir à Jbrnier quel- ques caractères de coquillages , publié le •Ji mai 1756. Ce qui est remarquable, c'est qu'à cette époque Guettard donna l'exemple, bien rare avant lui , de tirer les caractères du genre d'après les animaux. Cette méthode, si naturelle, parut oubliée; car, jusqu'à Linné, nous ne i omptoDS guère qu'Adacsoa et Geoffroy qui ! aient suivie; mais ce dernier est le seul qui, sous le nom de Vivipares à bandes, ait parlé d'une espèce de Paludine qu'il a laissée dans son genre Buccin. Linné, on ne sait pourquoi , confondit le genre de Guettard avec les Hélices : ce qui établissoit des rapports évidemment faux. Muller ne Et pas la même faute, et se rap- Rist. Nat. des Vers. Tome II. pvocha davantage de la véiité, en langeant iei Paludiues dans son genre Nérite. Au moins n'est-ce pas , comme dans Linné , un mélange de coquilles terrestres et fluviaiiles. Si Biuguière n'a pas placé les Paludines dans son genre Bulime , d'autres ont eu soin de le faire , et nous pouvons citer Poiret. On ne sait, lorsque M. Cuvier el Lamarck publièrent leurs premiers travaux, quelle a été l'opinion de ces deux savans sur ce genre , puisqu'on ne le trouve nulle part mentionné clairement. Draparnaud , conduit p^r la seule analogie des coquilles , se laisse entraîner hors des principes qu'il s'étnil tracés, et revient à l'idée de Linné , en confondant les Paludines avec des coquilles terrestres, les Cyclostomes. L'opinion de Draparnaud fut la seule adoptée jusqu'en 1808, que M. Cuvier publia son Mémoire sur les Vivipares d'eau douce; Mémoire où les laits auatomiques démontrent la nécessité de séparer en deux genres distincts les Cyclostome» terrestres des fluviatiles. Aussi, bientôt après, Lamarck proposa, dans sa Philosophie zoologiqiie , le genre Vivipare , qu'il plaça dans sa famille des Orbacées entre les r,ycloslomes et les Pianorbes. L'année suivante, Wnnifort adopta le genre Vivipare dans sa Con- chyliologie systématique , et ce ne lut qu'un peu plus tard que Lamarck changea la dénomination de Vivipare contre celle de Paludine, et, après une élude plus approfondie, changea avantageu- sement les rapports de ce genre, en l'associant aux Valvées et aux Ampullaires, dans sa iamilie des Pérystomiens. M. Cuvier ( Règne animal) ne suivit pas l'e.vemple de Lamarck; mais, consé- quent avec les conclusions de son Mémoire ana- lomique que nous avons déjà cité, il plaça les Paludines dans sa grande famille des Pectini- branches, dans le genre Sabot, et seulement à titre de sous - genre , entre les Valvées et les Monodootes, tout près des Cyclosiocnes. Cette opinion de M. Cuvier, toute juste qu'elle est, pouvoit recevoir d'heureuses oiodiiications , ea admettant les rapports que ce savant n'avoit pas appréciés, tel que celui des Ampullaires, par exemple, qui est si naturel. Lamarck l'in- diqua le premier, comme nous l'avons vu, et le conserva dans son dernier ouvrage, où l'on retrouve la famille des Péristomieiis composée comme dans ['Extrait du Cours. La première modification que nous rencontrons dans les auteurs qui suivirent M. Cuvier, est celle de M. Gray ( Classif cation naturelle des Mollusques) , qui , pour les divisions des Pecli- nibranches de M. Cuvier, se servant judicieuse- ment de l'opercule, arrive à des coupes fort naturelles ; et celle des Paludines, la quatrième de l'ordre, se rapproche de l'arrangement de Lamarck, puisqu'elle renferme les Paludines et les Ampullaires. Vient ensuite l'opinion de M. de Ssss * Cgo PAL Ferussac, imitée en partie de M. Cuvier. Les Paludines, dans les Tableaux de cet auteur, sont placées en tête des l'ectinibi-aDches, dans la première famille du premier soos-ordrc, avec les genres Ti\rrilcl[e, Vermet , Valvi'e cl Natice, sépari'es des Ampullaires , et dans une série qui ne nous semble pas fort naturelle. I.e genre Paludine se trouve divisé par M. de Fe- russac en cinq sous-genies , dont les rapports ne paroissent pas mieux justifiés que ceux qui rassemblent les j^enres de la famille où se ren- contre celui-ci. Le premier sous-genre contient les Paludiues proprement dites, c'est-à-dire les espèces que Lamarck admet lui-mùrae dans son genre Paludine; le second renferme les Jlélauies ; le troisième, le genre Oniphcmis de Ralinesque , qui eft encore très-incertain; le quatrième con- tient le genre Rissoa, qui est marin; et le cinquième, enfin, est proposé par ;M. de Ferussac sous le nom dé Littorine, pour la plupart des petites espèces, soit lacustres, soit des eaux saumâlres. Les Wélanieset lesRissoa sont des genres suflisara- ment distincts, pour qu'ils soient séparés des Pa- ludines. Le genre Oniphemis étant inqertaiu, ou trouve le sous-genre Littorine, qui peut rester ; mais, suivant notre opinion, seulement à titre de sous-division dans le genre. Si on adoptoit celle de M. de Blainville,ou conserveroit legetire Littorine, comme établissant le passage entre les Paludines et les Mélanies. Dans le dernier ou- vrage du savant que nous venons de citer, les Paludines font partie de la famille des Cy- cloitomes ( voyez ce mot ) , dans laquelle ne se trouvent pas les genres qui ont beaucoup d'ana- logie avec les Paludines; savoir: les Littorines et les Ampullaires. Aussi cet arrangement , cer- tainement peu naturel, a été contredit par Î\L de Blainville lui-même , à l'article Paludi.ne du Dictionnaire des Sciences naturelles , puisqu'il dit ( tome Tij , page 3oi ) : « Ce geuie n'est pas » aussi facile à séparer des Ampullaires que des » Cyclostomes; et l'on peut même, à peu près, y assurer qu'ils devront être réunis , tant il y a » de ressemblance entre l'aniuial et l'opercule. » il n'y a donc que la forme plus ventrue et oni- » biliquée de la coquille qui puisse servir à dis- » linguer les deux genres dont les animaux ont » du reste les mêmes habitudes, et vivent éga- >) lement dans les eaux douces, a L'opinion f[ue M. de Blainville manifeste ici, et qui est la mieux fondée, est, nous le répétons, en contradiction avec sa méthode, où l'on voit les Paludines et les Ampullaires dans deux fa- milles did'éientes. M. Lalriille ( Familles naturelles du Règne animal) iraila à peu près M. de Ferussac; car sa famille des Périslomlens , divisée eu deux sections, renferme les genres Paludine cl Valvée, dans la première ; el dans lu seconde, les genres Vcrmcl , DaupLinuIc et Scalaire : les Ampullaires PAL sont aussi reportées dans la famille suivante. 1 .'organisation des Paludines a été le sujet d'une dissertation de Lister, qui a développé assez bien l'anatomie de ces animaux, en y laissant cepen- d.mt plus d'une lacune, ijue Swammerdam lui- même ne put remplir. W. Cuvier, le premier, dans son savant Mémoire, inséré parmi ceux du Muséum, donna une anatomie complète de ce genre. Nous ne répéterons pas ce que ce savant auatomiste a dit de ce genre, curieux sous le rap- port de l'organisation , parce que cela est connu de tous les naturalistes. Il en est fort peu qui n'aient eu l'occasion de l'étudier par eux-mêmes, les Pa- ludines étant répandues dans presque toutes les rivières de France , et les grandes espèces dans les fleuves ou les grandes rivières. Les Paludines sont particulières aux régions tempérées du globe : dans les pays chauds, elles sont lemplacées par les Ampullaires, et cela, dans les deux continens. Voici les caractères que l'on peut assigner à ce ^enre : CARACTERES GENERIQUES. Animal spiral; le pied trachélien, ovale, avec un sillon marginal antérieur ; tête proboscidi- forme; tentacules coniques, obtus, contractiles, dont le droit est plus renflé que le gauche, et percé à la base pour la sortie de l'organe excitateur mile; yeux portés sur un renflement formé par le tiers intérieur des tentacules; bouche sans dents , mais pourvue d'uue petite masse linguale hérissée; anus à l'extrémité d'un petit tube au plancher de la cavité respiratrice; organes de la respiration formés par trois rangées de iilamens branchiaux, et contenus dans une cavité largement ouverte, avec un appendice auriforme inférieur à droite et à gauche. Sexe» séparés sur des individus diflérens , l'appareil femelle se terminant par un orifice fort grand dans la cavité branchiale. L'organe mâle cy- lindrique, très-gros, renflant quand il est rentré; le leutacule droit et sortant par un orifice situé à sa base. Coquille épidernu'e, conoide , à tours de spire arrondis, le sommet mamelonné ; ouverture arrondie, ovale , plus longue que large , anguleuse au sommet; les deux bords réuuis traachans , jamais recourbés en dehors; opercule corné, appliqué, squamœeux ou à élémeos imbriqués; le sommet subceiitral. Le nombre des espèces qui appartiennent au genre Paludine est assez considérable; nous en comptons vingt-cintj de vivantes el quarante et une de fossiles. Nous ne meniionncrons ici que les espèces principales dans les deux états. I. Paludine vivipare. Paludina rivipara. P. testa vcnincoso-conoidcii Jcnui, diaphanà, longitudtnaliier tcnuissimà stnatJ, vcndi-Jimet- PAL ccnte;_fasciis iransi'ersis ,Jusco-ruI>ris , ohsoletis; anfractibus quinis , rotandato -iurgidis j suturis valdè iniprcssis. Hélix iwipare. Lin. Gmel.;5#^. 3646. n°. io5. Nerita vivipara. Mcll. Venn. pag. )82. n°. 370. Lister , Conch. tab. 1 26. ^fig. 26. Petiv. Gaz. tab. gg-^g. 16. GnALT. Test. tab. 5. /îg. a. Dargenv. Zoomorph. pi. ?>. fig. a. Favanne, Conch. pi. 61. /îg. d. 9. Seba , Mus. torn. 3. tab. 38. fig. 12. KjfoKK, yergn. tom. 5. tab. ']\. fig- 4- La Vivipare à bande. Geoff. Coq. pag. no. 72". a. Cyclostoma vinipanmi. Drap. Moll. pi. i. fig- le. LiMK. Anirn. sans vert. tom. 6. /'fl^'. lyS- Pfeiffer, 5j'rf. anoi-d. pi. A-J'g 42. 43- Cdvier, Méni. du Mus. tom. 8. Coquille ti-ès-abondanle dans les eaux douces de l'Europe, et prenant quelquefois une taille assez considérable. Sa s|)ire est assez alongée, composée de six à huit tours très-arrondis, couris, dont le dernier est ventru et terminé par une ouverture orronJie, subovalaire, à péristome continu , mince, tranchant et médiocrement relevé au-dessus d'un ombilic peu ouvert. A l'extérieur, la coquille est revêtue d'un épiderme vcrdâire ou brunâtre, qui laisse apercevoir deux bandes transverses, d'un brun ferrug^ineux, assez intense; le dernier tours présente constamment, vers la base, une troisième fascie semblable aux deux premières. La coquille est lisse et ses tours sont séparés par une suture simple, mais profonde, caractère qui, joint à celui de la forme de l'ou- verture, est suffisant pour distinguer cette espèce de la suivante , malgré la grande analogie qu'elles * ont entre elles. L'opercule est fort mince, corné, transparent On trouve cette espèce dans toutes les eaux douces de France et de presque toute l'Europe. Les plus glands individus que nous ayons vus sont longs de 43 millim. et large de 3o à la base. a. Paiudine agathe. Paludina achatina. P. testa ovato-conicâ , tenui, alhido-virente , fasciis rubro-Jïiscis cinctâ; striis longitudinalibus , tenuissimis , obliquis; UJifractibus senis , roton- datis. Neritajcisciata. Moll. Verm.pag. 182. n°. 569. GcALT. Test. tab. ^.Jig. m. Seba, Mus. tom. 3. tab. Z^-j^g. 33. 34- PAL G'ji Helixjasciaia. Guel. pag. 0646. m°. 106. CyclusLoma achatmum. Dr.^p. Moll. pL l. fig. 18. Paludina achatina. Encycl. pi. 4^8. fig- i. b. Lamk. Anim. sans vert- tom. 6. pag. 178. Cette espèce a beaucoup d'analogie avec la pré- cédente; on la dislingue néanmoins en ce qu'elle a cinq à six tours de spire seulement, que ces tours sont plus élargis, beaucoup moins cylin- dracés, et ont la suture beaucoup moins profonde; l'ombilic est plus petit, plus recouvert; l'ouver- ture, plus arrondie, se termine postérieurement, à sa jonction avec le bord columellaire, par un angle obscur. Cette coquille est ordinairement plus épaisse que la Paiudine vivipare; elle est revêtue d'un épiderme très-mince, d'un vert-jau- nâtre, au-dessous duquel le test est blanc et orné, - sur le dernier tour, de trois lignes brunes, dont la dernière, celio de la base, est un peu écartée des deux autres. Celte coquille, très-commune dans la Seine et les autres rivières de France, se trouve aussi dans le nord de l'Allemagne, dans le Niéper, ainsi qu'en Italie et d'autres parties méridionales de l'Europe : ce qui prouve qu'elle peut supporter des difl'érences très-considérables de climat. Les plus grands individus ont 40 millim. de long et 29 de large. 5. Paludine du Bengale. Paludina bengalensis , P. testa ventricosâ, oihlto-acutâ , tenui , rires- cente , transfershn fiisco lineatâ; stnis exilissi- mis, decussatis, spirâ conicâ; anjractibus septenis , convexis. Lamk. Anim. sans vert. pag. 174. n". 3. Var. a.) NoB. Testa tenui et eleganterdecus- saiâ. Coquille qui n'acquiert jamais un aussi grand volume que les Paludines agatlies ou vivipares; elle est alongce , oblongue , à spire pointue , com- posée de six à sept tours peu convexes, séparés par une suture simple, peu profonde; le dernier tour, assez ventru, est percé à la base d'une fente ombilicale fort étroite. L ouverture est ovalaire, plus longue que large, blanche à l'intérieur, terminée, à sou extrémité postérieure, par un angle bien prononcé à l'endroit de la jonction des bords droit et columellaire. La surf.;ce extérieure est lissse et brillante; on remarque vers l'ouver- ture des stries d'accroissement plus ou mcins multipliées. L'épiderme est mince, transparent, d'un vert peu intense. Au-dessous de lui, la coquille est ornée d'un grand nombre de lignes irans- verses, très-nettes et étroites, d'un vert foncé, passant quelquefois au brnn. ^ ^ ^ Ssss a ♦ C92 PAL Celte espèce, assez rare dans les collections, se trouve dans les i-i vières du Bengale et uotammeni aox environs de Pdndichc'ii , d'où elle a été lap- portde par M. Délanger. La variété que nous indiquons est remarquable en ce qu'elle es